Beastars Vol.6 - Actualité manga

Beastars Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 09 October 2019

Chronique 3

Legoshi a sorti Haru des griffes du gang des lions, ce qui leur a permis de se rapprocher mais un malaise perdure, leurs races, leurs essences sont trop éloignées. A cela s'ajoute les manigances de Juno, la jeune louve, qui veut tout faire pour attirer l'attention de Legoshi et l'éloigner de Haru
Pendant ce temps tout le monde ignore ce qu'est devenu Louis...

Le tome précédent, bien que passionnant, s'est révélé assez inattendu, voire carrément étrange...on se retrouvait subitement dans un manga d'action avec un héros partant sauver une jeune fille, seul contre tous (ou presque)... Pour autant l'auteure ne tombait pas dans la facilité et s'est servie de tout ça pour continuer d'explorer ses thématiques, qu'on retrouve encore ici!

La première conséquence des événements antérieurs c'est le rapprochement entre Legoshi et Haru...on l'avait vu venir, on l'attendait, mais rien n'est réglé pour autant! Leurs instincts et leurs doutes se montrent toujours plus forts que leurs désirs d'être ensemble. Ils mettent bien en place un simulacre de relation, mais le contact est encore bien compliqué!
C'est là qu'entre en scène Juno! On se doutait que ce personnage aurait un rôle à jouer, il était clair qu'elle était intéressée par Legoshi, mais on ignorait encore à quel point celle ci pouvait se montrer déterminé, voire sournoise! En ce qui la concerne sa nature de carnivore, de chasseuse, est bien présente, elle n’hésite pas à intimider ses camarades du club de théâtre pour récupérer la place vacante laissée par l'absence de Louis!

Justement venons en à Louis! Durant une grande partie du tome le doute plane quant à ce qu'il est devenu; on l'avait laissé seul au milieu du gang des lions, Legoshi étant le seul au courant de sa présence là bas...comment un herbivore, aussi charismatique soit-il peut il espérer s'en tirer au milieu d'une meute de fauve réclamant vengeance? Et bien justement, Louis n'étant pas n'importe qui la résolution de cette problématique s'avère tout aussi absurde qu'improbable, mais en même temps le nouveau rôle qui est le sien lui va tellement bien! Un roi au milieu des rois (car ne dit-on pas que le lion est le roi des animaux?)

Et alors que Legoshi, Haru et Juno se démène pour des histoires de cœurs, les derniers événements ont entraîné un grand chamboulement, il serait temps d'élire un nouveau Beastar qui attirerait l'attention à lui et redorerait le blason de l'institut!

Un tome véritablement prenant et passionnant, où il se passe un millier de choses, les intrigues se multiplient et les problématiques des personnages semblent se résoudre d'un coté pour prendre de l'ampleur de l'autre!
Il est difficile de prédire où Paru Itagaki souhaite nous entraîner, mais on la suit volontiers dans ce récit incroyable et touchant!


Chronique 2

Au fil d'un cinquième volume mené tambour battant, Legoshi a pu extirper Haru des griffes du gang des lions, non sans l'aide bourrine de l'imposant et génial panda Gohin... et de celle, dans l'ombre, beaucoup plus énigmatique, d'un autre personnage que l'on connaît bien. A présent, voici que notre loup préféré trouve refuge, avec sa chère lapine, au sein d'un hôtel. Après toutes ces péripéties, ils sont, au coeur de la nuit, entièrement seuls... L'occasion est-elle venue pour Legoshi d'avouer ses sentiments à Haru ? Avant d'en arriver là, il y a pourtant autre chose que notre loup très honnête veut déballer: le fait que c'est lui qui a failli dévorer la lapine...

Dans cette petite chambre d'hôtel où ils découchent, l'heure est donc venue pour Legoshi de révéler à la principale concernée ce qui lui pèse sur la conscience depuis trop longtemps, et la réaction d'une Haru plus que clémente pourrait bien l'étonner. Ici, Paru Itagaki traite toujours aussi bien ses deux héros dans toutes leur complexité, dans leur ressenti, dans leurs craintes naturelles, et c'est quelque chose qui perdurera ensuite pendant une bonne partie du tome avec des thématiques toujours aussi forte autour, entre autres, de la difficulté pour eux de dépasser les diktats de leur espèce (Haru a une pure réaction de proie face au loup dans la chambre, Legoshi continue de souffrir de ce que son statut de loup lui impose...). Quelque chose évolue pourtant bel et bien chez chacun d'eux, Haru continuant d'être touchée de se voir accorder tant d'importance pour la première fois de sa vie, elle qui se sentait si insignifiante, tandis que Legoshi affirme certaines choses dans ses sentiments face à ses instincts qu'il est déterminé à dépasser. le tout trouvant évidemment un certain point culminant, tout en retenue et en complexité, dans le chapitre 47.

Certes, les évolutions plus personnelles de Legoshi et de Haru restent un régal à suivre, autant un plan plan sentimental que sur un plan sociétal en mettant en exergue leur place en société. Mais forcément, le sauvetage de la lapine par le loup et le fait qu'ils ont découché ensemble constituent un événement qui est très loin d'influencer uniquement leurs personnes, et c'est là aussi_ l'un des charmes de la série d'Itagaki, la mangaka ne se limitant jamais uniquement aux principaux concernés. Entre les rumeurs et autres choses, certains personnages sont bien décidés à tirer parti de la situation, à commencer par Juno qui, à l'heure du festival de la météorite tant attendu, joue à fond entre ses sentiments envers Legoshi et ses ambitions vis-à-vis du statut de Beastar pour tenter de gagner des points à tous les nouveaux, profitant de sa belle image grandissante pour marteler des idées fortes (mais sont-elles 100% sincères ?) autour de la vie entre carni et herbi. Le simple sauvetage de Haru par Legoshi n'en finit alors pas d'amener des avancées à plus grande échelle, échappant bien souvent aux deux principaux concernés. Et ce que la louve affirme s'avère intéressant, de par le parallèle qui peut être fait entre elle et Louis: on a là deux visions bien différentes de comment atteindre une entente entre herbi et carni, l'une étant plus pacifiste et l'autre plus autoritaire.

Mais puisque l'on parle de Louis, justement, que devient-il ? Depuis son sombre coup d'éclat à la fin du tome précédent, le cerf pressenti pour être le prochain Beastar a étonnamment disparu de la circulation, inquiétant tout le monde, y compris Legoshi qui le cherche, et même si cela profite à Juno. Et quand on le retrouve enfin, c'est un Louis métamorphosé qui est face à Legoshi. Métamorphosé, prenant des décisions radicales et bousculant pas mal de choses... et pourtant, au regard de son parcours jusque-là, cette évolution apparaît on ne peut plus logique, nouvelle preuve de la maîtrise qu'a la mangaka de ses personnages, dans toute leur complexité.

Enfin, face à ce que Legoshi a récemment montré de lui, c'est également un autre personnage qui a enfin droit à l'approfondissement qu'il méritait amplement: son plus vieil ami, Jack, le chien labrador à la bouille si gentille. Avec fluidité et logique, Itagaki dévoile tout une face de ce garçon, essentiellement autour de la naissance de son amitié avec Legoshi. Et cela s'avère passionnant, non seulement parce que la mangaka en profite pour glisser de nouveaux éléments de background (la grande guerre passée entre carni et herbi, le statut très particulier des chiens et des chats dans ce monde...), mais aussi parce qu'elle sait révéler en Jack un personnage ayant lui aussi ses tourments intérieurs, liés au statut de son espèce, et aux difficultés qu'il a pu lui aussi avoir pour dépasser les diktats de son espèce afin d'être lui-même.

Toujours porté par la patte visuelle de la mangaka qui régale par ses effets crayonnés, ses looks et ses designs anthropomorphes très variés (pour s'en convaincre une nouvelle fois, il suffit de voir toute la diversité des différents oups que l'on voit vers la fin du tome), Beastars reste alors ici, encore et toujours, une excellente lecture, juste, riche et complexe. Il se passe encore beaucoup de choses, et tout semble plus que jamais converger vers un élément attendu, celui donnant son titre à la série...


Chronique 1

Alors qu'il s'apprête à se déclarer à Haru, Legoshi lui avoue finalement être la créature qui a failli la dévorer, quelques temps plus tôt. Loin de repousser le loup gris, la petite lapine se montre plutôt clémente. Leur relation franchit alors un pas tandis que se profile le festival du campus. En l'absence de Louis, qui demeure introuvable, Juno est sur le point de s'affirmer auprès de ses camarades. Car en plus de chercher à séduire Legoshi malgré sa romance avec un être totalement différent de lui, la louve compte s'imposer comme la prochaine Beastar.

Le sauvetage de Haru a des répercussions particulièrement denses sur l'ensemble des pistes de la série, et Paru Itagaki nous le prouve dans cet intense sixième volume. Tout dans cet opus semble être un moyen de mettre en place la suite de la série, car il semblerait bien que les choses sérieuses commencent au sein de Beastars, et que le manga portera de mieux en mieux son titre. Car finalement quelle importance ces élus peuvent avoir ? La piste est véritablement lancée dans les dernières pages, après des événements qui marquent toujours plus l'évolution de l’œuvre...

Ainsi, à travers cette étape du festival du campus et de l'après, Paru Itagaki traite merveilleusement ses personnages, leurs relations, et l'impact qu'ils pourraient avoir sur l'univers de la série. Car la dimension politique de Beastars, toujours plus présente au fil des volumes, se développe particulièrement bien ici. Le personnage de Juno a un impact significatif en ce sens, et permet un réel traitement de la thématique phare de la série, celle de la différence. Là où Louis incarnait d'une certaine matière la domination autoritaire, Juno prône la paix, une vision politique qui tend ainsi à renforcer l'allégorie du parallèle avec notre propre réalité... donnant à Beastars toujours plus de sens et d'impact. C'est remarquablement amené et développe une dynamique nouvelle au sein de la série, rendant ce sixième opus particulièrement important.

Tous ces chamboulements se font évidemment autour de personnages qui souffrent de leurs propres dilemmes, ceux d'adolescents tiraillés entre leurs rôles sur la société et leurs tourments du quotidien. Le triangle amoureux Legoshi, Haru et Juno se renforce, non sans intensité d'ailleurs. Mais Paru Itagaki ne tombe pas dans le piège de la comédie sentimentale : les sentiments des uns et des autres sont parfaitement clairs, bien que l’ambiguïté entre le loup gris et la petite lapine apporte un charme romantique presque mystique tout à fait appréciable.
Et parce que l'autrice enrichit toujours plus son casting, on apprécie le développement mérité de Jack, le labrador et ami d'enfance de Legoshi, dont la simple présence apporte une nouvelle idée lourde de sens dans l'opposition entre la série et notre réalité. L'univers demeure toujours plus crédible, tout en conservant son charme esthétique et thématique, tandis que le rôle de Jack s'affirme, le canidé ayant de moins en moins le simple rôle d'ami banale du héros, et tant mieux. Enfin, il est aussi question de Louis. Mais à ce sujet, mieux vaut ne rien dire pour ne pas gâcher la surprise, le concerné ouvrant lui aussi de grandes perspectives au sein de la série.

Passionnant dans son intrigue, riche dans ses développements, savoureux dans son esthétique, subtil dans ses présentations politiques... Les superlatifs pour parler de Beastars ne manquent pas. La série se bonifie largement au fil des tomes, et on attend avec hâte le septième opus qui mettre peut-être le feu aux poudres. En tout cas, c'est ce qu'on est en droit de penser vu la conclusion du présent volet !


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16.5 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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