Arte Vol.10 - Actualité manga

Arte Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 15 September 2020

Sur demande du cardinal Silvio, Arte s'est vue confier une nouvelle mission quelque peu inhabituelle, dans la mesure où son commanditaire souhaite moins exploiter ses talents d'artiste que son statut de noble. Voici donc notre héroïne de retour dan s son ancienne demeure familiale, où loge actuellement Dame Irène, une bien mystérieuse aristocrate venue d'Espagne. La jeune peintre s'applique dans sa conception de portraits d'Irène, tandis que Silvio lui demande jour après jour de lui faire un rapport sur le comportement de l'espagnole... Mais pourquoi ? Tout en s'interrogeant là-dessus, Arte découvre en Irène une demoiselle sympathique, chaleureuse et attachante... mais elle tombe des nu quand celle-ci lui dit que ses portraits sont certes très réussis mais qu'aucun n'a su piquer son intérêt. Notre héroïne saura-t-elle alors trouver comment réaliser un portrait de cette femme n'ayant aucun intérêt pour la peinture ? Et, surtout, qui est réellement Irène, surveillée de près par Silvio ?

Tout juste préparée à la fin du tome précédent, la nouvelle partie qui se lance ici s'annonce très prenante, en premier lieu, bien sûr, pour la part de mystère flottant autour d'Irène. Arte cerne tout juste que cette jeune femme est très cultivée, et qu'elle est sans doute très importante au vu des domestiques qui l'accompagnent et de la manière très étroite dont sa suivante Azucena la surveille, sans oublier évidemment les demandes de comptes-rendus de Silvio. Cependant, au-delà de l'énigme Irène, c'est avant tout avec naturel qu'Arte s'attache assez vite à cette femme, en parvenant à se confier un peu à elle (notamment sur ses sentiment spour Léo), jusqu'à partager avec elle un secret sur une pièce cachée, ce qui sera une bonne occasion pour en apprendre un tout petit peu plus sur la famille de notre héroïne, voire même pour souligner un nouvel élément de la condition féminine de l'époque: les femmes n'avaient pas de droit à l'héritage en cas de décès du père. Mais au fil de nombreux détails comme la surprotection d'Azucena, le nom d'emprunt ou le sentiment de la jeune femme de ne pas toujours pouvoir vivre pour elle, on sent bien qu'Irène cache sa véritable identité, un élément qui finira par se dévoiler en fin de volume en intrigant de plus belle pour la suite, quand on connaît un peu la triste jeunesse de ce personnage historique.

Mais en dehors de cela, le volume capte aussi l'intérêt pour la situation inédite dans laquelle se retrouve Arte sur le plan artistique: non seulement son commanditaire Silvio se fiche de son art puisque c'est son statut de noble qui l'intéresse pour surveiller Irène, mais en plus Irène elle-même, bien qu'elle reconnaisse le talent de notre héroïne, n'a aucun intérêt pour la peinture et n'attend donc rien de spécial des portraits d'Arte. Notre héroïne manquera alors de connaître le dépit, pour finalement s'interroger de plus belle, grâce aux conseils de Léo entre autres, sur le type de peintre qu'elle souhaite devenir, puis sur ce qu'il lui faut pour réussir à créer un portrait à même de toucher Irène.

Il s'agit donc d'une première partie d'arc très plaisante, d'autant plus que les qualités visuelles d'Ohkubo sont encore et toujours là dans les designs, les décors intérieurs comme extérieurs ainsi que les vêtements. La mangaka installe efficacement le personnage d'Irène et nombre d'enjeux énigmatiques autour d'elle, tout en interrogeant de plus belle le rapport d'Arte à son art.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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