Tsume - Actualité manga

Tsume

Interview

Interview n°2

Interview 2


Les 10 et 11 septembre derniers se sont déroulés les Tsume Fans Days, événement du fabricant de figurines luxembourgeois qui présente ses produits et ses nouveautés sur fonds d'activités conviviales. A cette occasion, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Cyril Marchiol, fondateur de Tsume. Véritable passionné, le chef d'entreprise est revenu sur les origines de Tsume et la conception des différents projets, en profitant aussi pour évoquer les développements de la marque.


Bonjour Cyril. Pour nos lecteurs qui ne connaitraient pas bien l’entreprise, peux-tu nous parler des origines de Tsume ?


Cyril Marchiol : Tsume, c’est l’histoire d’un fan qui avait l’envie d’évoluer dans ce milieu. Je suis surtout fan de jeux-vidéo, j’ai un frère ainé qui a 9 ans de plus que moi et c’est lui qui m’a entrainé dedans. Je n’ai jamais réussi à sortir de cette passion. J’ai commencé à travailler dans un magasin de jeux-vidéo et je savais qu’il y avait quelque chose à faire dans ce milieu, notamment parce que l’importation de produits dérivés devenait massive. Il y avait peut-être un coup à jouer, alors j’ai créé une première boîte d’import de produits dérivés qui s’appelait Kaini. J’ai réussi à obtenir les licences Art of War qui sortaient au Japon. J’avais un bon dossier, donc les japonais m’ont donné les droits de distribution pour l’Europe. A partir de là, je me suis demander si je ne pouvais pas, moi, faire mes figurines. Art of War se cassait la figure, c’était donc l’opportunité pour créer quelque chose de nouveau. Je voulais cibler le shônen car au Japon, il y a très peu de produits de ces séries au-dessus d’un certain prix car ce sont des titres ciblant les enfants. On ne trouve donc pas beaucoup de figurines dérivées de shônen à plus de 100 euros, il y avait donc quelque chose à faire, ne serait-ce sur le plan de la création. Pendant quelques années, j’ai perdu le fil des anime et Naruto est l’œuvre qui m’a permis de me replonger dedans. Naruto fut donc la première licence que j’ai cherché à obtenir, car je voulais travailler sur le projet Gaara.

Peux-tu nous parler du cheminement pour la réalisation d'un projet ? Comment se réalisé ton premier projet ?

Cyril Marchiol : Il faut d'abord une idée, qui viendra de moi ou de l'équipe. On procède ensuite à des sketchs sur papier ou ordinateur. Parmi ces sketchs, on décide du projet le plus intéressant à faire mais aussi le plus réalisable techniquement. On réfléchis par rapport au prix fixé aussi car parfois, on souhaite faire des créations très techniques mais le tarif ne passe pas forcément. Une fois le concept défini, nous prenons contact avec les ayant-droits avec un prototype sous les mains.

C'est ce qui s'est passé pour la figurine de Gaara à l'époque, les japonais se sont même montrés surpris par la réalisation et le fait d'avoir un prototype avant que les négociations aient lieu. Ils ont senti qu'ils pouvaient avoir confiance en nous. D'ailleurs, après avoir travaillé sur Naruto, je suis allé voir Toei Animation pour leur demander de travailler sur Saint Seiya. Ils m'ont fait confiance car ce marché était moins concurrentiel à l'époque. Au Japon, ce sont les sponsors comme Bandai ou Kotobukiya qui finance un anime, ils gardent donc tous les produits dérivés pour eux. Mais la résine, c'est une autre propriété et ça ouvre des portes. Du moins pour nous puisque les ayants-droits ferment ces portes à d'autres vu qu' nous sommes déjà là, ils pense qu'une seule boîte suffit. Si le marché est trop concurrentiel, les sponsors et ayant-droits ne pourront plus vendre leurs produits, leur politique est donc normale. C'est comme ça qu'on trouve toujours un certain équilibre.




Tu réalises donc tes projets en partenariat avec les studios d'anime plutôt que les éditeurs de mangas ?

Cyril Marchiol : Ça dépend. Pour Hokuto no Ken, on travaille avec le studio North Star qui gère les droits papiers, donc avec Tetsuo Hara qui redessine sur nos croquis. Les réalisations sur cette série sont longues car c'est l'auteur qui donne le feu vert. Mais le plus souvent, on travaille sur les anime. Shûeisha et Kôdansha nous donnent les droits de l'ensemble pour que ce soit plus intéressant pour tout le monde.

Pour revenir sur le cheminement d'un projet, que ce passe-t-il après réalisation du prototype et accord des ayants-droits ?

Cyril Marchiol : On lance la production. Les étapes de la conception qui suivent sont assez énormes mais je peux les citer. Il y a la sculpture numérique, l'impression 3D, reprise de la sculpture, découpe, préparation, ponçage, on retexture à la main, puis on peint... Il y a toute l'ingénierie pour que la découpe soit pensée intelligemment par rapport au moulage... Tout est hyper technique. Par exemple, les produits en vente chez Tsume auront tous plus de 100 pièces. Il faut donc bien réfléchir pour qu'aucune découpe ne soit visible. Il faut aussi que les matériaux utilisés soient astucieux, on ne peut donc pas mettre de la résine partout car celle-ci est cassante. On prendra donc aussi du PVC et du métal, parfois. On a aussi créé un système de LED sur Vegeta, mais c'est un système intelligent, c'est à dire que tu peut changer la façon donc le mécanisme va tourner en appuyant sur un bouton. Les LED sont dirigeables une à une et elles sont couplées à un système de son, c'est quelque chose que nous avons breveté. Les vitrines qui sont au Tsume Fan Days sont aussi disponibles à la vente, elles sont faites pour les figurines qui nécessitent des câbles... Tout est fait pour que l'acheteur puisse avoir ce qu'il faut chez lui.

Est-ce que tu travailles toujours avec les mêmes prestataires ?

Cyril Marchiol : Je travaille avec les mêmes usines, en Chine. Au départ, j'ai testé une dizaine d'usines mais je n'en ai gardé que trois, et je travaille énormément avec elles. Je donne toujours du travail aux unes et aux autres afin de garder le contact. Chaque usine aura son expérience sur certains domaines, on les utilisera donc à bon escient. Surtout, j'ai une équipe en Chine, Tsume China, j'ai donc des équipiers sur place qui vérifient la qualité. Si ça se passe mal pour la production, ça se passe mal pour eux aussi, car ils ont à y gagner en vendant un produit nickel.

As-tu peur des contrefaçons ?

Cyril Marchiol : De la copie, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Pour ce prix, les gens veulent une qualité authentique. Mais par rapport à la qualité, nous ne sommes pas chers. Si on vendait nos produits à 1500 ou 2000 euros et qu'on les trouvait à 300 sur internet, ça nous ferait du mal. Mais en vendant une figurine à 400 ou 500 euros, les acheteurs préfèreront mettre 150 euros de plus et avoir une vraie qualité. Il y aura toujours de la contrefaçon mais entre la technique et les certificats, c'est dur pour eux d'atteindre le même niveau que nous.

As-tu déjà vu des contrefaçons de figurines Tsume ?


Cyril Marchiol : Oui, j'en ai déjà eu entre les mains, mais c'est des souvent des blagues. Parfois, on trouve un niveau de réalisation correct mais il reste des détails dont ces fabricants se fichent : les yeux sont retournés, la figurine ne tient pas, la résine est collante donc toxique... Ce sont des défauts qui craignent donc vraiment. Le plus inquiétant reste les produits sans licence qu'ils réalisent et à un niveau correct, mais ça n'aura jamais le niveau de nos réalisations. A une période, beaucoup de contrefaçons de nos figurines Dragon Ball et Bleach circulaient, c'était honorable mais ça n'était pas de notre niveau. De notre côté, on essaye d'atteindre les sommets en terme de qualité.




Est-ce que vous vendez parfois au Japon ?

Cyril Marchiol :
Ça dépend. Pour Raoh de Hokuto no Ken, on a cartonné. Nous avons vendu une centaine de pièces au Japon.

Quelle serait la figurine que tu rêverais de faire ?

Cyril Marchiol : Il y en a plein... Mais je rêverais de faire Jotaro Kujo. Je suis un gros fan de Jojo's Bizarre Adventure mais surtout de Jotaro qui a un charisme de dingue. Je n'ai pas connu Jojo sur son âge d'or, je zappé la série pour la voir plus tard, quand j'avais une vingtaine d'années. J'étais vraiment comme un dingue.

Pour parler des Tsume Fan Days, comment t'est venue l'idée de l'événement ?


Cyril Marchiol : La base, c'est que j'en avais ras-le-bol de Japan Expo. Pour être clair, je n'aime pas du tout le concept de cette convention. J'y ai déjà participé mais j'avais l'impression d'être une vache à lait car je devais payer énormément pour pas grand chose derrière. Je n'ai jamais eu le sentiment d'être bien accueilli là-bas, c'est pourtant un élément très important pour moi. Quand on est partenaires et qu'on travaille ensemble, soit on fait les choses bien, soit on le les fait pas. Quand on loue un stand à 20 ou 25 000 euros, c'est hors de question d'être traité de la sorte. Tout est compliqué là-bas : on n'a pas de climatisation les jours de préparation, les toilettes sont fermées... C'est inadmissible, ce n'est pas professionnel à mes yeux. C'était catastrophique pour mon équipe, on ne veut plus jamais y retourner. Nous avons aussi tenté quelque chose avec Manga Toys lors de Japan Expo, mais ça s'est très mal passé : Nous avons mis le Vegeta sur place, ce qui a attiré des gens qui ont payé leurs billets, et ils nous ont fait payer un droit d'asile, tout simplement parce qu'il y avait une vitrine qui nous appartenait... Ça pourrait être intéressant qu'on retravaille ensemble mais vu ce qui s'est passé ça ne sera plus possible.

C'est pour ça que je me suis questionné sur un événement qui attirerait du monde et qui nous ressemblerait plus. C'est là que j'ai pensé aux Tsume Fan Days.




L'évènement est très différent de ce qu'on connait en Europe : les gens sont assis et observent des présentations, c'est un peu à l'américaine... Comment t'est venue cette réflexion ?

Cyril Marchiol : Au début, c'était un truc tout petit où les fans étaient conviés, une sorte de journée portes-ouvertes. Chaque année, plus de monde venait et il fallait qu'on mette nos produits en avant le mieux possible. C'est là que j'ai pensé à un show et à Tsume Enterteinment qui produit Dedo, où on poste des vidéos sur internet... Tout ça pouvait entrer en corrélation et attirer du monde via l'humour et vers nos produits. Tout est connecté au final. L'idée est de faire parler de nous, même auprès de ceux qui n'aiment pas forcément les figurines mais qui pourraient être curieux sur leur fabrication. Avec Tsume Enterteinment, on ne s'attend pas forcément à vendre mais davantage à communiquer et faire rire les gens. C'est tout un ensemble. De nos jours, les entreprises sont toutes les mêmes et n'ont qu'un petit "truc" en plus. Personnellement, j'ai envie d'avoir ma propre identité et faire les choses comme j'ai envie. Ça me porte chance pour le moment donc tant que j'y crois, je continue.

Tout semble donc bien partie pour un Tsume Fan Days 5, mais qu'aimerais-tu rajouter l'année prochaine ?

Cyril Marchiol : En fait, j'aimerais faire venir un mangaka. Ça devait être le cas cette année, mais ça n'a pas pu aboutir. Je voudrais aussi avoir un peu plus de temps pour réaliser les Tsume Fan Days. Je pense que nous allons décaler la prochaine édition de quelques mois, elle aura donc lieu un an et demi après la quatrième édition. On veut vraiment se préparer pour faire quelque chose de plus grand et avoir plus de produits disponibles. De plus, il y a toujours des petits couacs qui me dérangent, être mieux préparés permettraient de les éviter. Enfin, j'aimerais organiser un troisième jour un peu plus convivial, une journée d'échange sans programme. Cela permettrait aussi à la presse de profiter pleinement de l'évènement. L'objectif serait donc d'éliminer le stress pour que tout se passe le mieux possible.




Quels sont tes critères de choix pour les licences ?

Cyril Marchiol : Les coups de cœur. Terra Formars par exemple, le manga a été un coup de cœur donc je voulais faire des produits.

Est-ce qu'un de tes associés t'a déjà présenté une série pour faire des figurines ?

Cyril Marchiol : Oui, bien-sûr. Dans ce cas ça peut être très cool tout comme ça peut ne pas marcher. Dans le cas de Shôkichi Komachi de Terra Formars, ça a super bien fonctionné, on est presque sold-out. On ajuste aussi les quantités selon notre ressenti. Pour Terra Formars, c'est 600 exemplaires, ce qui est beaucoup pour cette série. Pour un produit Soul Eater, on sera à 400 exemplaires, pareil pour les Devils Bats de Eyeshield 21. Maintenant, vu que la marque a pris de l'importance, on peut se permettre de sortir des sentiers battus.

Les ayants-droits japonais essaient-il de vous soumettre des projet ? De réaliser une certaine figurine ?

Cyril Marchiol :
Ça arrive de plus en plus. Nous n'avons pas eu le temps mais à la base, on devait faire une statue Naruto spécialement pour eux.

Parlons maintenant d'Iki, la marque de vêtements de Tsume. Hormis sur le plan qualitatif, comment te différencies-tu d'Abyss ou de Neko ?


Cyril Marchiol : La différence, c'est que je veux des produits sobres et classes la plupart du temps. On tente parfois un coup de folie mais en général, on va tenter des produits entre le cosplay et l'élégant. Je pense notamment aux produits Berserk qui ressemblent presque à l'armure de Guts... Évidemment, ça a super bien marché, c'est un succès fou.

Comment cela se passe par rapport aux ayants-droits japonais ? Car se sont des créations personnelles...


Cyril Marchiol : On prépare un concept qu'on leur propose. C'est complètement différent de ce qu'ils font, et c'est ça la force de Tsume. Ils n'ont pas de point de comparaison, c'est totalement nouveau pour eux. Par cet étonnement, ça ne sera pas du tout la même démarche de leur côté. C'est ce qui nous permet d'ouvrir de nouvelles portes.

Tu nous parlais du cheminement pour les figurines Tsume où vous réalisiez un concept ou un prototype avant d'aller voir les ayants-droits, est-ce la même chose pour Iki ?


Cyril Marchiol : Oui, tout était prêt, y compris le type de polo. J'ai aussi eu plein de refus. C'est par exemple le cas de casquettes Dragon Ball Z, elles auraient fait un carton. Ce genre de refus a eu lieu pour une grosse licence, un polo et une statue.

Quel sera le mode de distribution d'Iki ?


Cyril Marchiol : Ce sera bientôt annoncé. Comme Iki est nouveau, je veux maîtriser à fond le produit pour aller plus loin. L'année dernière, la première étape était de comprendre, la deuxième est de faire évoluer le concept, et la troisième sera d'ouvrir les vannes. Nous sommes dans une phase où nous cherchons à maîtriser le concept. Une fois que ce sera fait, on ira à fond.

Interview n°1

Interview 1



J’ai eu l’occasion d’interviewer Sébastien Agogué de Tsume lors de la Japan Expo.

Je tiens à remercier Sébastien pour son temps et Tsume pour cette opportunité.




Avant de parler de l’actualité de Tsume, peux-tu nous expliquer comment est venue l’idée de créer Tsume ?

Cyril (Marchiol, le fondateur de Tsume) possédait une entreprise appelée KM Import, spécialisée dans la Japanim et vendait des goodies dont des figurines. En développant l’entreprise, il est devenu le distributeur européen exclusif d’Art of War qui est le fabricant de statuettes en résine issues de Berserk. En rentrant dans ce milieu, il s’est dit qu’il aimait le travail des résines et qu’il aimerait vendre ses propres produits. Il a donc mûri le projet de faire des figurines de Japanim avec une touche artistique européenne. De là est née l’idée de fonder Tsume.


Vous avez organisé le mois Naruto en Juin lors duquel une figurine issue de la licence était présentée chaque semaine. Comment s’est passé l’événement pour vous ?

Cet événement a été un gros succès. La High Quality Statue (HQS) d’Itachi est tombée en rupture en trois jours seulement. Plus globalement, les figurines PVC ont aussi été très bien accueillies que ce soit en terme de critiques que de ventes. Nous réfléchissons donc à la possibilité de refaire un mois spécial, peut-être avec d’autres licences.

High Quality Statue (HQS) d'Itachi Uchiwa.


Les annonces relatives à Naruto ont été concentrées. Cela signifie-t-il qu’il faudra attendre plusieurs mois avant d’avoir droit à de nouvelles annonces liées à la licence ?

Probablement.


Cela risque d’être frustrant vu l’engouement qu’a suscité le mois Naruto.

(Rires) C’est vrai mais il faut laisser le temps au porte-monnaie de respirer pour les personnes qui ont commandées tous ces produits afin de ne pas créer une autre frustration.


L’autre grosse actualité de Tsume sont les Tsume Fan Days 2.

Absolument, qui ont eu lieu du 13 au 14 Septembre à Sandweiler au Luxembourg, là où sont nos locaux. Pendant deux jours nous avons reçu nos fans. Il s’agit de la deuxième édition. L’événement a réuni environ 200 personnes. L’idée était de faire la fête pendant un week-end autour de Tsume et ses licences. Concrètement, il s'agissait de montrer où et comment Tsume travaille, et qui sont les employés derrière nos figurines.

Nous souhaitons également montrer que nous ne lançons pas des mots en l’air lorsque nous disons que nous aimons ces licences. Les fans ont pu en effet voir au terme d’animations que si nous donnons autant de nous-même pour faire des figurines c’est bien que nous avons un vrai amour pour ces licences et que nous ne sommes pas là par hasard.

Il y a également eu des animations annexes car avant d’être fans de figurines nous sommes aussi fans de mangas, d’animés, de culture geek.

Enfin, comme ce sont les journées pour les fans de Tsume, il y a eu des révélations sur nos nouveaux produits, donc tout un tas de surprises.


Les Tsume Fan Days ont pour vocation de créer une communauté de fans mais les employés de Tsume ne le sont-ils pas eux-mêmes ?

C’est cela. Nous avons tous plusieurs figurines Tsume chez nous parce que nous les trouvons magnifiques. A chaque nouvelle réalisation, nous ne nous contentons pas de prendre un artwork dans la bible de l’ayant-droit. Nous allons chercher une illustration qui nous parle. Lorsque nous n’en trouvons pas une qui nous paraît adaptée, par rapport au ressenti que nous pouvons avoir par rapport au personnage, nous allons essayer de proposer des choses différentes. C’est le cas pour la licence Naruto. Nous travaillons sur l’animé mais nous avons fait la figurine Summon of Gamakichi à partir d’une illustration de Kishimoto Masashi parce qu’elle nous avait retourné le cerveau et on voulait vraiment faire cette figurine. Nous pensions qu’il s’agissait d’une bonne façon de représenter Naruto.

HQS Naruto Uzumaki, Summon of Gamakichi.



De la même façon pour One Piece nous avons décidé de travailler uniquement sur le nouveau monde. Pour nous le passage le plus représentatif et dans lequel il y avait le plus de matière était l’arc des hommes poissons. Dans cet arc Zoro est bien mis en valeur. On voulait représenter cette scène car nous pensions que l’attaque était stylée mais le personnage regarde vers le bas ce qui n’est pas idéal pour une figurine. Il vaut mieux pouvoir croiser le regard du personnage. Il y avait donc la pose où le personnage finit son attaque mais il s’agissait d’une pose un peu plus museum. Cyril a alors décidé de faire les deux. Il ne s’agit pas là d’une décision d’un chef d’entreprise qui ne va penser qu’à la rentabilité mais bien celle d’un passionné qui se dit qu’il serait dommage de ne pas faire la figurine comme il l’entend et le fait.


HQS de Zoro Roronoa.


Pourquoi toujours lancer une licence avec un personnage secondaire ?

Tout d’abord parce qu’il y a plusieurs personnages secondaires qu’on aime parfois plus que les personnages principaux. Cyril est fan de Kenpachi par exemple. En France, de nombreux fans préfèrent Ikki à Seiya.

Ensuite, il est intéressant de démarrer une licence avec un personnage secondaire pour créer une attente et surtout donner une direction à une collection afin que celle-ci soit bien ancrée lorsque sort la figurine du personnage principal.


Lors des conférences en ligne tu avais montré un prototype de Renji Abarai. Peux-tu nous dire où en est le projet ?

Nous avons montré l’impression 3D. L’étape suivante était de faire un tirage résine qui est sur le chemin pour arriver chez nous. La prochaine étape sera donc la peinture.


Hokuto no Ken qui est une licence culte a également été annoncée. Peux-tu nous en dire plus ?

Il s’agira d’une HQS. Il est évident que si on acquiert une licence telle qu’Hokuto no Ken ce n’est pas pour faire des XTRA.


En ce qui concerne les licences pour lesquelles vous disposez des droits d’exploitation depuis un moment, quel est l’avenir de la licence Black Butler ?

Nous avions un contrat pour deux pièces. Celui-ci n’a pas vocation à être renouvelé. Nous n’avons en effet pas trouvé notre public, sans doute parce que nous n’avons pas été en mesure de faire des produits qui convenaient aux fans de la série.


Y a-t-il de nouvelles licences en approche ?

Les choses bougent beaucoup à ce niveau et je serai bien en mal de dire quoi que ce soit car je ne sais pas ce qui sera décidé. Il y a bien de nouvelles licences qui arrivent comme Hokuto no Ken dont tu viens de parler.


Vous allez sortir des figurines issues de Street Fighter. Est-ce que Tsume aimerait sortir davantage de figurines issues de licences liées aux jeux vidéo ?

Nous sommes désireux de développer des choses qui ne sont pas nécessairement liées à l’animation. Le tout est que la licence nous plaise et qu’il y ait une demande du public. Par exemple, lorsque nous avons annoncé Chun-Li et Vega des fans nous ont demandé une figurine de Zangief ou de Sagat. Ma réponse est toujours la même : nous travaillons une licence à partir du moment où le public veut qu’on la travaille. Donc si nous voyons qu’il y a une vraie demande sur les figurines Street Figther IV nous allons continuer à en faire.

Photo du prototype de la HQF de Vega prise lors de la Japan Expo.


Si au contraire nous constatons que nous ne trouvons pas notre public nous allons reconsidérer la situation mais j’ai eu l’occasion de voir la version quasi-finale de Vega et je suis confiant. Il s’agit de ce que nous appelons un T3, c’est-à-dire le troisième prototype envoyé par l’usine, et qui sera un produit fini si nous n’avons pas de remarques. Nous sommes sur un produit pour lequel la qualité est incomparable avec les précédentes High Quality Figures (HQF). Nous avons recours à une nouvelle usine dont le niveau est supérieur à la précédente en termes de qualité et d’exigence. Les figurines ressemblent à de petites HQS puisqu’elles incluent des éléments de décor et en ce qui concerne le costume de Chun-Li, les liserés or ne sont pas peints mais tamponnés, il n’y a donc pas de débordements. Les peintures de la tête sont également très bien réalisées et l’ingénierie de la pièce a été bien pensée. Lorsque nous avons montré des photos du prototype de Vega certaines pièces n’étaient pas très bien ajustées, puisqu’il s’agissait d’un prototype, et nous avons reçu certaines remarques sur la jointure du bras gauche. Je pense que les fans seront très heureux de voir le produit fini car cette jointure est beaucoup plus discrète. Il y a des jointures qu’on ne peut éviter car il est impossible de mouler une figurine en un seul morceau.


Comment a été accueillie la figurine d’Asura’s Wrath ?

Artistiquement, elle a été vraiment très appréciée. Ensuite, le jeu n’a pas eu le succès escompté notamment parce que l’éditeur a sorti le dernier chapitre en DLC, et les joueurs sont peut-être passés à côté du jeu. Ce n’est donc pas un très grand succès commercial mais il s’agit d’une pièce dont nous sommes très fiers parce qu’elle est magnifique, très technique, très détaillée.
Avez-vous l’ambition d’acquérir des licences Capcom autres que Street Fighter et Asura’s Wrath, ou l’acquisition de ces deux licences Capcom est-elle un concours de circonstances ?

Il ne s’agit pas du tout d’un concours de circonstances. Nous avons d’abord demandé les droits pour Asura’s Wrath. La réussite de la figurine nous a ensuite donné une légitimité pour demander les droits sur Street Fighter. Ensuite, nous discutons avec Capcom à propos d’autres licences. Il s’agit d’un ayant droit très ouvert à la discussion. Je n’ai rien de concret à annoncer à ce sujet mais nous avons une discussion permanente avec eux et nous verrons bien quel sera le résultat.



Photos de la HQS d'Asura's Wrath prises lors de la Japan Expo.


Pour en revenir à la nouvelle usine que tu viens de mentionner, le niveau des nouvelles XTRA est-il dû à celle-ci ?

Oui et non ... parce que ce que les fans ont vu sont des prototypes que nous faisons en interne. La différence vient du fait que les XTRA de Naruto et Pain sont des pièces que nous avons commencé à travailler il y a plus de deux ans. Nous avons donc énormément progressé entre-temps. Les produits sur lesquels nous travaillons sont plus ambitieux, plus techniques, et mieux pensés. De plus, nous avons acquis nos imprimantes 3D et avons donc un meilleur contrôle sur le prototype puisque nous imprimons les pièces au niveau de qualité souhaité. Comme nous avons l’habitude de travailler avec nos usines, nous savons ce qu’elles peuvent faire ou non. Mais il est vrai qu'ayant trouvé cette nouvelle usine qui travaille très bien, on peut se dépasser maintenant. Nous savons donc ce que nous pouvons faire alors qu’à l’époque nous nous sommes limités.

Interview réalisée par Romu.

Mise en ligne en novembre 2014.



Interview 2



J'ai profité de Paris Manga, qui a eu lieu du 7 au 8 Février, pour poser quelques questions à Sébastien Agogué, Responsable de la communication de Tsume Art. L'occasion d'aborder quelques sujets qui ne manqueront pas d'intéresser les fans de la marque, tels que les figurines à venir, ou les Tsume Fan Days 3.

Je tiens à remercier Sébastien pour son temps et Tsume pour cette opportunité.



La High Quality Statue (HQS) de Usopp sera disponible cette semaine pour ceux qui l'ont pré-commandée. Pourrais-tu nous en dire plus concernant la disponibilité des autres figurines déjà mises en pré-commande ?

La DXtra de Madara Uchiwa et la HQS de Renji Abarai devraient être disponibles en Mars. Viendront ensuite les Xtra de Shikamaru Nara et de Kakashi Hatake, et la HQS d'Itachi Uchiwa en Juin. Pour finir, la DXtra d'Orochimaru sera probablement disponible en Juillet. 





La Xtra de Shikamaru avait été montrée en premier à l'occasion du mois Naruto. Pourtant, la DXtra de Madara sera disponible le mois prochain alors que sa réalisation semblait un peu plus technique. Y-a-t-il une raison à ce changement dans l'ordre des figurines ?

Comme tu l'as indiqué, les figurines ont été présentées dans le cadre du mois Naruto. Nous avons choisi un certain ordre en montrant d'abord Shikamaru car il s'agit d'un personnage moins représenté et moins attendu. En plus, commercialement parlant cela avait du sens de dévoiler Shikamaru avant Kakashi ou Madara. Cependant, les figurines ont été travaillées en même temps mais l'usine a avancé plus vite sur le master de Madara que sur les autres. Pour Shikamaru, nous n'étions notamment pas satisfaits des moulages de certains éléments.

Comme nos pièces sont fabriquées en Chine, nous sommes confrontés chaque année en Février à l'arrêt de la production pendant plusieurs semaines à l'occasion du nouvel an chinois. Cette fermeture est préparée plusieurs semaines à l'avance par l'usine qui baisse le rythme de production. Celui-ci ne reprend pas immédiatement en raison des fêtes en elles-mêmes et d'un effet de saisonnalité. Certaines personnes ne retourneront en effet pas travailler pour trouver autre chose, ou rester avec leur famille en province. Le nouvel an chinois est donc une période durant laquelle la production s'arrête et met du temps à redémarrer. Suivant l'avancée d'un projet au moment de cette pause, soit l'usine ne va pas avoir le temps de finir le produit et stocker les pièces détachées, ou elle va au contraire considérer qu'il ne servira à rien de débuter certaines étapes qu'elle n'aura pas le temps de terminer. C'est pour cette raison que certaines de nos productions ont droit à des décalages assez importants à cette époque de l'année. En ce qui concerne ce trio de figurines nous avons été confrontés à un choix : soit la sortie simultanée des trois modèles était maintenue en Juin, ou alors on se focalisait sur le projet le plus avancé. Nous avons préféré la deuxième solution pour satisfaire une partie de nos clients.



Concernant les figurines dont les pré-commandes n'ont pas encore été ouvertes, quelle HQS pourra être réservée en premier entre celle de Raoh et celle d'Edward Newgate ?

Probablement celle de Raoh, même si je ne peux rien affirmer. Ces pièces ont été montrées en avant première lors des Tsume Fan Days 2. A l'époque, nous avions bénéficié d'une validation temporaire de la part des ayants droit pour pouvoir les montrer exclusivement à nos fans. Le produit n'était pas fini, donc pas validé, et il était impossible d'ouvrir les pré-commandes. On pensait que ces validations allaient arriver mais les tractations prennent plus de temps que prévu.

A l'heure actuelle, il semble très possible que la HQS de Raoh soit validée en premier. Cyril Marchiol (le Directeur Général de Tsume) a publié sur Facebook une photo du master du prototype qui nous paraît d'un niveau très satisfaisant et dont le visage contient certaines modifications demandées par Monsieur Hara. J'espère donc que ce master sera validé en l'état et que les pré-commandes pourront être lancées plus tard.
Il faut cependant considérer cela comme une projection raisonnable. Quand on travaille sur une licence, on est soumis au bon vouloir de l'ayant droit. Pour Hokuto no Ken, l'auteur contrôle absolument tout ce qui se passe et fait ses propres remarques. Tant que l'auteur n'est pas satisfait, on remet le travail sur l'ouvrage et on reprend. En l’occurrence, Mr Hara a retouché le visage de Raoh, sur les photos qu'il a reçu, pour montrer les changements qu'il souhaitait apporter. Il s'agit de changements que ceux qui étaient présents aux Tsume Fan Days ne verront peut-être même pas mais qu'il a fallu réaliser pour sortir le produit.

En tout état de cause, nous avons aussi décidé de changer le planning de sortie cette année et de laisser moins de temps entre les préco et les sorties. Ces deux pièces sont donc décalées aussi pour cette raison, laisser à la production le temps d’avancer.


Peux-tu me parler du prototype de la High Quality Figure (HQF) de Lucy, qui avait été montrée à la fin des Tsume Fan Days 2, ou est-il encore trop tôt pour cela ?

Je peux évoquer le projet dans la mesure où certains éléments ont été validés. Il s'agit d'une figurine plus ambitieuse que la HQF de Grey Fullbuster. L'idée est de représenter Lucy plantant l'une de ses clés dans le socle afin d'invoquer Aquarius qui l'entourera. Le résultat sera très stylé et se rapprochera fortement d'une HQS.


A quel stade se situe le jeu Naruto Shippuden qui est le premier projet de votre nouvelle marque, Yoka Board Games ?

Nous en sommes au stade du prototypage en usine, c'est à dire que la version qui avait été testée lors des Tsume Fan Days 2 était un prototype fait maison. Il ne s'agissait pas d'une version définitive faite par une usine spécialisée dans la fabrication de jeux. Nous en sommes à cette étape et avons envoyé tout ces éléments à un prestataire afin qu'il produise quelques boîtes et que nous puissions voir la qualité de cet intervenant, les éventuels problèmes de production qui pourraient se poser, etc. Le but est de recevoir quelques versions proches de la version commerciale du jeu pour obtenir la validation finale de l'ayant droit. Compte tenu de ces éléments, il est raisonnable d'imaginer que le jeu sera disponible dans le courant du second trimestre.
La boîte contiendra sept pions. Le premier sera celui de Tobi qui représentera l'Akatsuki. Les joueurs incarneront les ninjas de Konoha qui devront parcourir le monde de Naruto afin d'affronter l'Akatsuki et éviter que l'organisation capture les Bijûs. Le pion de Tobi se matérialisera à chaque fois dans un village différent. Il faudra le rejoindre en éliminant les menaces en chemin, puis les membres de l'Akatsuki. Les six autres pions représenteront les joueurs qui pourront être de deux à cinq afin de varier les stratégies. Les six personnages jouables seront Naruto, Rock Lee, Sakura, Sai, Kakashi et Shikamaru.

L'idée de ce jeu est d'avoir un pion monochrome qui représente le personnage et qui est très finement sculpté. Sa couleur est représentative du shinobi : orange pour Naruto, rose pour Sakura, etc. Le pion est accompagné d'une carte avec des caractéristiques qui vont le définir et le différencier des autres. Il y a également un deck de 14 cartes avec des techniques communes et d'autres qui seront spécifiques au personnage. Chaque deck contient des techniques phare, comme l'orbe tourbillonnant pour Naruto, ou le mode full chakra. Les caractéristiques vont également varier d'un protagoniste à l'autre. Les techniques se lancent en dépensant du chakra. Naruto sera le seul à avoir six points de chakra, puisqu'il a accès à la réserve de Kyubi. Chaque personnage se joue de façon différente : Naruto sera plutôt offensif, Sai un joueur de soutien et Sakura pourra faire du soin ou du combat. Kakashi et Shikamaru ont une valeur élevée en stratégie, cette valeur correspondant au nombre maximum de cartes qu'un joueur pourra tenir dans sa main.

Naruto Shippuden est un jeu collaboratif, donc tout le monde gagne ou perd ensemble. Ce qui est intéressant, et qui est derrière la philosophie de Yoka, est de faire un jeu qui s'appuie sur un univers existant. L'idée est d'avoir de vraies mécaniques de jeu pour que ceux qui aiment les jeux de société l'apprécie. A côté de cela, il y a un vrai respect de l'univers. Le jeu se situe à la période de la grande guerre ninja lors de laquelle le message central est que tous les villages doivent se rassembler pour réussir. Le fait d'avoir un jeu collaboratif, où les joueurs doivent communiquer, s'organiser, etc était pour nous intéressant. Au delà de cela, l'intérêt pour nous n'était pas simplement de bouger un pion qui ressemblait à Naruto, mais de pouvoir reproduire ses techniques et incarner le personnage.




Avez-vous déjà pensé à des façons de faire vivre le jeu, ou êtes-vous actuellement trop focalisés sur la production pour considérer ces questions ?

Nous y avons pensé dès la conception. Il n'y a que six personnages jouables et il est donc possible d'en rajouter. On pourrait également proposer un pack avec un personnage et son deck d'action, ou alors ajouter une carte au deck d'un personnage déjà existant.

Nous aurons d'ailleurs une opération avec notre partenaire Kana Home Vidéo. Dans le coffret numéro 27 de Naruto Shipudden, qui sortira au mois de Mars, il y aura une carte exclusive Yoka Board Games qui ne sera pas disponible à la sortie du jeu.

Ensuite, la popularité du jeu entrera en compte. On ne va pas créer un personnage supplémentaire pour un jeu qui n'intéresse personne. Ce sera une question d'opportunités et d'occasions. Il y aura cette opération avec Kana, on peut également envisager de sortir un personnage dans une de nos gammes de figurines et l'accompagner de son pendant dans le jeu.



Dans la mesure où les pions sont monochromes, avez-vous pensé à l'idée d'organiser un concours de customisation ?

Pour être venu aux Tsume Fan Days, tu sais que Guillaume (l'un des deux peintres de Tsume) vit pour la peinture. Il vient, par ailleurs, du monde de Warhammer. Lorsque nous avons créé le jeu, il n'a donc pas résisté à l'envie d'en prendre un pour le customiser et voir ce que cela donnerait. Cela nous a permis de voir si la personnalisation était faisable ou non, et quel serait le rendu. Le résultat était plutôt convaincant et il serait donc envisageable de faire un concours.


Pour conclure, le 20 février se sont ouvertes les réservations pour les Tsume Fan Days 3. Avez-vous déjà des annonces à faire concernant les billets ou les figurines disponibles pour les participants ?

Nous allons garder des surprises car nous y tenons pour certains éléments. Pour les autres, nous savons quels types d'éléments nous voulons sans savoir les détailler précisément puisqu'ils dépendront d'accords à venir. Par exemple, nous savons que le repas sera inclus mais nous ne pouvons pas encore indiquer le type de repas.

Côté invité, nous pouvons d’ores et déjà compter sur la présence de Reno Lemaire, Patrick Borg (la voix française de Goku), Dédo qui jouera son one man show mais aussi de Junichi Hayama, un character designer japonais au graphisme dément !



Concernant la figurine Dragon Ball, il avait été mentionné qu'elle serait disponible lors de l'événement. Pourrais-tu me dire si ce sera le cas ou non ?

A l'heure actuelle, nous en sommes au stade du prototype 3D. Les Tsume Fan Days 3 étant dans sept mois, je ne peux pas m'avancer sur l'évolution du projet à cette date. Nous savons ce que nous voulons pour l'événement mais je ne peux pas discuter de tout pour garder quelques surprises. Ce que je peux dire est que les Tsume Fan
Days 3 seront fortement marqués par Dragon Ball. Depuis la création de Tsume, nous clamons haut et fort notre amour pour la licence et la joie que nous aurions à travailler sur celle-ci. Tu imagines donc que nous n'allons pas la reléguer comme une licence de second plan et ne pas montrer la figurine. Il s'agit d'une licence qui fait l'unanimité chez Tsume alors que d'autres divisent davantage. Cependant, comme je l'ai évoqué le processus de production est tel qu'il est impossible d'affirmer que les participants repartiront avec.

Pour le reste, deux billets seront disponibles : le billet HQS à 239€ et le billet Iki à 99€. En 2014, nous avons lancé Yoka qui est notre marque de jeux de société. En 2015, nous lancerons une nouvelle marque haut de gamme sur laquelle je souhaite encore garder le secret. Le premier billet donnera droit à une HQS exclusive aux Tsume Fan Days 3, le second à un produit de notre nouvelle marque. Comme l’année dernière, le transport et l'hébergement ne seront quant à eux pas compris et devront être réservés séparément.

Enfin, nous souhaitons améliorer l'expérience pour ceux qui ont participé aux éditions précédentes en proposant d'autres routes pour assister à l'événement. Nous avons mené un petit sondage dont nous allons tenir compte pour nous assurer que les fans pourront prendre un bus le plus proche possible de leur ville d'origine, assister à l'événement, et rentrer chez eux.


Interview par L'Accro aux Figs. Mise en ligne en mars 2015.

MN Actus
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