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Jmusic Rencontre avec Ai Otsuka


Mercredi, 31 July 2019 - Source :Rubrique Interviews

Pour son édition 2019, Japan Expo recevait en invitée d'honneur musicale un bien joli nom : Ai Otsuka, venue célébrer ses 15 ans de carrière avec son public français. Public qu'elle rencontrait pour la première fois, puisque avant cet événement l'artiste n'était jamais venue en Europe !

En activité depuis 2003, elle a pas moins de 8 albums à son actif, et plus d'une vingtaine de singles. Les amateurs de drama l'ont peut-être connue via certains génériques, puisqu'elle a interprété les thèmes musicaux d'Otome ou encore Hana Yori Dango. Côté anime, elle a chanté le premier générique de fin de l'anime Black Jack de 2004, et a chanté en 2014,un générique de fin de Naruto Shippuden : Dame Dame Da. Et à l'occasion de Japan Expo, elle a dévoilé sa nouvelle chanson Chime, nouveau générique de l'anime Fruits Basket.

Entre son parcours, certains moments importants de sa carrière ou encore la conception de Chime, nous avons pu poser nos questions à l'artiste lors d'une interview dont voici le compte-rendu !


  

Au tout départ, dans votre jeunesse, qu'est-ce qui vous a attirée vers la musique ?

Ai Otsuka : Je ne sais pas si c'est de ma volonté, mais j'ai commencé à apprendre le piano très jeune. Je n'étais pas douée pour grand chose quand j'étais jeune, par contre j'étais douée pour la musique.


Y a-t-il alors des artistes vous ont marquée au point de vouloir vous-même devenir chanteuse et musicienne ?

Je n'ai pas spécialement quelqu'un qui m'a donné envie de faire comme lui. En revanche, je me souviens que j'adorais les chansons du groupe Dreams Come True, au point de les chanter en karaoké et de trouver qu'ils chantaient très bien.


Avant votre carrière professionnelle, vous avez commencé vos premières compositions à l’âge de 15 ans et envoyé aussitôt vos premières démos à plusieurs grands labels japonais. Quel souvenir gardez-vous de cette période-là ?

J'ai commencé à écrire à 15 ans, mais c'est un peu plus tard que j'ai commencé à envoyer des démos. Je ne savais pas par où commencer pour écrire des chansons, donc j'ai lu pas mal de livres sur le sujet.


Vous avez fait vos débuts en tant que professionnelle en septembre 2003 avec le single Momo no Hanabira. Comment se sont déroulés ces premiers pas ? Dans quel état d'esprit étiez-vous ?

C'était vraiment beaucoup d'angoisse et de crainte. Je me demandais si je serais capable de vivre seule à Tôkyô.


Quelques mois plus tard est sorti votre deuxième single, Sakuranbo, qui fut immédiatement un hit. Quand on est encore en début de carrière, jeune, et qu'on a d'emblée un tel hit, que ressent-on ? Comment gère-t-on la pression ?

La chose que j'ai surtout pensée à ce moment-là, c'est qu'il était important que je n'aie pas qu'un seul hit à mon actif et que je continue à faire des chansons. J'ai aussi pensé que l'ordre dans lequel on sort ses chansons est très important.


C'est aussi en 2003, donc dès vos débuts, que vous avez créé votre mascotte, Love, un petit lapin en SD. Qu'est-ce qui vous a donné envie d'avoir une mascotte ?

A l'origine, il s'agissait de petits dessins que je gribouillais comme ça, et je ne pensais pas que ça deviendrait une mascotte. A présent il y a même des goodies qui sortent dessus, et ça me surprend moi-même car au départ ce n'était pas prévu.



Que représente-t-elle pour vous ?

C'est un peu mon alter ego, il y a même un album qui est sorti autour de cette mascotte. Ce personnage dit des choses que moi je ne pourrais pas dire en public.


Pourquoi un lapin ?

Je me demande bien pourquoi. Je pense que j'ai un lien avec les lapins. Et quand je suis arrivée à Tôkyô j'avais un lapin comme animal de compagnie.


En 2012, vous avez créé un groupe, Rabbit, pour lequel vous avez chanté. Comment est né ce groupe ? Quelles étaient vos envies avec ?

Tout d'abord, je tiens à préciser  que ce groupe n'a pas de lien avec ma mascotte. Quand j'ai créé ce groupe, j'avais fait une pause dans ma carrière musicale, mais je voulais continuer à faire un peu de musique sans que tout repose sur moi.


Particularité des titres de vos albums : ils contiennent tous le mot « Love », traduction anglaise de votre prénom Ai. Pourquoi ce choix ?

Les titres me viennent comme ça, il n'y a pas forcément de raison.


Le JAM PUNCH Tour 2005 fut votre première grande tournée. Quels souvenirs marquants en gardez-vous ?

Ca fait longtemps, je n'en ai pas tant de souvenirs. Je me rappelle qu'à l'époque, vu que j'étais jeune, je voulais juste m'amuser, je ne pensais pas à comment faire ça mieux, comment m'améliorer...


La même année, vous avez joué dans le drama Tokyo Friends, puis un peu plus tard dans le film Tokyo Friends The Movie. Quel souvenir de cette expérience d'actrice gardez-vous, et qu'est-ce que ça vous a appris ?

Mon premier souvenir, c'est que je n'arrêtais pas de me dire qu'il fallait attendre trop longtemps pour que je tourne mes scènes, et je me demandais toujours combien temps il allait falloir pour finir les scènes (rires).

  

C'est une expérience que vous avez appréciée ?

Ca demande beaucoup d'énergie. En cela, je trouve les actrices et acteurs impressionnants, tant ça demande beaucoup de travail.


En 2009 vous avez donné votre premier concert à l'étranger, à Taïwan. Quel souvenir gardez-vous de cette première expérience à l'étranger ? Avez-vous pu remarquer des différences avec le public japonais ?

Le public japonais est très, très différent des autres pays. A l'étranger on a vraiment énormément de réactions et de réponses du public quand on est sur scène, et ça donne l'impression d'être une grande star. Donc il faut faire attention à ne pas trop se tromper (rires).


En 2010 et 2012 vous vous êtes aussi essayée à une tout autre genre en publiant deux livres illustrés : le Chat qui trouva un ballon rouge, et Le Chat qui n’aimait pas les chats. Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous essayer à ce domaine ? Quelle difficultés d'écriture avez-vous pu rencontrer dessus ? Qu'est-ce que ça vous a appris ?

La première chose que j'ai pensée en me lançant là-dedans, c'est « est-ce que ça ira, avec mon niveau de dessin et d'écriture ? ». Ensuite, si j'ai décidé d'essayer ça, c'est parce qu'à l'époque ma fille était encore toute petite, et que ça me permettait de travailler en restant chez moi.


Du coup, est-ce quelque chose que vous avez aussi un peu fait pour votre enfant ?

Non, ce n'était pas pensé dans ce sens.


Vu que vous en avez aussi conçu les illustrations, quel niveau de dessin avez-vous ?

Je pense que je ne suis pas très bonne, et je n'ai suivi aucun cours de dessin en particulier (rires).

  

En 2013 vous avez fait votre retour après quelques années de pause avec le single Re:NAME. Est-ce que ce fut difficile de reprendre après cette pause ?

Vu que j'ai fait mon retour après la naissance de mon enfant, j'ai mis de côté tout ce qui pouvait attirer sur moi de la pression, et ai cherché à ne pas avoir d'angoisses.


Avez-vous toujours eu envie de revenir ?

Honnêtement, non. Je pensais plutôt ne pas continuer.


Du coup, où avez-vous trouvé la motivation pour revenir ?

Quand je me balade à l'extérieur, dans la rue, des passants m'abordaient pour me demander si j'étais Ai Otsuka, et je répondais non. Mais j'étais un peu gênée, alors je me suis dit qu'il fallait que je continue, que je trouve le courage et la force de revenir, jusqu'au jour où quand on me demandera dans la rue si je suis Ai Otsuka j'oserai dire « oui, c'est moi ».


Le 25 décembre 2013 vous avez donné votre premier concert solo au piano intitulé AIO PIANO vol.1., chose que vous avez continuée par la suite. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ? Quel souvenir gardez-vous de cette 1e expérience de solo au piano ?

Avant, dans tous mes concerts je m'arrangeais pour avoir un petit moment où je faisais un bref solo de piano, et à chaque fois j'avais beaucoup de très bons retours. Du coup, on s'est dit que j'allais faire un concert avec uniquement le piano et ma voix. Mais le niveau de piano est donc devenu très important, et j'ai dû beaucoup m'exercer pour atteindre le bon niveau. De mon premier concert, je me souviens que je me suis blessée au niveau des côtes sans savoir comment (rires).


A l'occasion de votre venue à Japan Expo, vous avez dévoilé que votre nouvelle chanson Chime a été choisie pour être le nouveau générique de l'anime Fruits Basket. Comment est née cette chanson ? Comment est-elle devenue le nouveau générique de la série ?

Je ne sais pas exactement comment ça s'est déroulé car c'est mon staff qui s'en est occupé, mais on m'a demandé de concevoir le générique. On m'a expliqué ce qui arrivait aux héros de cette série, et j'ai écrit la chanson en fonction de ça.


En plus de ce qu'on vous a dit sur les héros, à quoi avez-vous fait le plus attention en créant ce générique ?

Ma fille va désormais à l'école, et le matin elle me dit au revoir avant puis elle part pour l'école avec ses copines. Parfois, le matin, il peut y avoir des petites disputes, ce genre de choses, mais quand elles partent ensemble je les vois s'éloigner de dos, et je me dis que c'est vraiment super d'avoir des amies. C'est ce sentiment que j'ai voulu transmettre dans cette chanson.

  

Malgré vos 15 ans de carrière et 15 ans de succès, c'est la 1e fois que vous vous produisez sur une scène européenne à l'occasion de Japan Expo. Qu'est-ce qui fait que ça a mis si longtemps avant que ça n'arrive ?

On se demande bien ! (rires) Pour être complètement honnête, je ne pensais pas que des gens me connaissaient ou aimaient mes chansons en Europe. Quand j'ai appris, ça, j'en ai été très émue et reconnaissante.


Pour finir, nous sommes au dernier jour de Japan Expo, alors quel bilan à chaud pouvez-vous en faire, et quel message aimeriez-vous adresser à votre public français ?

C'est vrai que pendant le salon j'ai été active de mon côté, j'ai fait mes concerts, mes dédicaces, etc... Mais dans le futur, j'aimerais bien faire quelque chose que je n'ai pas pu faire cette année, c'est-à-dire pouvoir me promener dans le salon et regarder les stands comme une visiteuse normale. Sans ça, je pense qu'on ne peut pas savoir totalement comment est Japan Expo. Concernant mes fans français, j'aimerais bien revenir les voir, c'est un sentiment que j'ai souvent dans les différents pays où je vais, donc j'ai envie de leur demander : est-ce que vous pouvez regrouper assez de fans pour que je puisse faire un concert en France ? On compte sur vous !


Interview réalisée par Koiwai. Un grand merci à Ai Otsuka, à son équipe, à l'interprète, et au staff de Japan Expo.










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