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Manga Rencontre avec Han Hye-Yeon (Mon Chat, ma Cuisine et Moi)

Samedi, 11 Novembre 2017 - Source :Rubrique interviews

A l'occasion du premier tome de Mon Chat, ma Cuisine et Moi, l'autrice coréenne Han Hye-Yeon est venue en Europe pour le finissage de l’exposition sur la Bd coréenne au Centre Culturel coréen de Bruxelles et elle en a profité pour faire un détour sur Paris et rencontrer son public français également.
A cette occasion, nous avons eu le plaisir de rencontrer la dessinatrice qui s'est livrée sur sa carrière et ses inspirations.



Bonjour Han Hye-Yeon. Afin de mieux vous connaître, revenons un peu sur votre parcours. Vous avez d’abord fait des études de biologie qui n’ont rien à voir avec le dessin …

Han Hye-Yeon : J'aimais lire de la bande-dessinée depuis mon enfance, mais je n'avais jamais songé à devenir professionnelle. Lors de mes études, j'ai rejoint un club de manga, mais trouver un boulot dans le milieu était difficile. C'est pour ça que j'ai fait des études de biologie. (rires)



Quel mangas lisiez-vous lorsque vous étiez plus jeune ? Plutôt des œuvres japonaises ou coréennes ? Et quels étaient vos auteurs favoris ?


Han Hye-Yeon : Plutôt des mangas japonais. Pour mes auteurs préférés, Noriko Sasaki pour le Japon, et Kim Chin pour la Corée, notamment son ouvrage Byeol-ui Chosang (ndt : qu'on pourrait traduire par "Le Portrait des Étoiles").


Ce sont des auteurs qui vous ont inspiré dans votre trait ?


Han-Hye-Yeon : J'ai lu énormément de manhua durant mon enfance, de nombreux auteurs ont ainsi influencé mon style.


En 1993 vous débutez avec la nouvelle « Mannequin ». Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Han Hye-Yeon : Mannequin raconte l'histoire d'un homme qui a du mal à interagir avec les gens et est attaché à un mannequin qui ressemble à son ex petite-amie. Le récit raconte comment il a trouvé un nouvel amour, dans la difficulté et avec beaucoup d'émotions.


Pourquoi avoir voulu dessiner cette histoire ?

Han Hye-Yeon : L'idée de base est que si on traite un objet avec émotion, notre affection pour lui pourra changer.


Vous avez ensuite consacré plusieurs ouvrages sur Noël, pourquoi cette attirance pour cette fête ?

Han Hye-Yeon : J'aime beaucoup l'ambiance festive de noël, d'autant plus que cette fête apporte un peu de chaleur durant la période saisonnière froide. Puis, il y a le fait d'offrir des petits cadeaux à ses prochains... ça rend heureux.


Parmi les ouvrages que vous avez consacré à noël, quel est votre préféré ?

Han Hye-Yeon : Dans l'un de ces récits, quatre filles sans amies se rencontrent par hasard. Il faut savoir qu'en Corée, on passe noël entre amoureux ou entre amis, et pas en famille comme en France. Ces quatre amies passent donc les fêtes ensemble et se promettent de se réunir dans dix ans. Une décennie plus tard, elles se réunissent avec leurs petits-amis, l'histoire met alors en avant les chemins qu'elles ont parcouru durant toutes ces années.



En 2010 vous publiez l’ouvrage « Mon chat, ma cuisine, et moi », comment est né ce projet moitié livre de recettes moitié manga ? Quelle était votre intention avec cet ouvrage ?

Han Hye-Yeon : J'aime beaucoup cuisiner, surtout faire de la pâtisserie. J'ai même participé à un concours de pâtisserie, et j'adore partager mes préparations avec mon entourage. En parallèle, j'aime les animaux domestiques, comme les chiens et les chats. J'ai naturellement réuni deux choses que j'aime pour faire un ouvrage.


Du coup, on peut supposer que les recettes qui figurent dans le livre sont celles que vous avez réalisées de vos mains ?

Han Hye-Yeon : Oui tout à fait. Je prenais même des notes dans l'optique de dessiner mon manhua.


Vous parlez très bien des animaux, des chats notamment. En avez-vous ?


Han Hye-Yeon : Oui, j'ai dix chats ! (rires) Je n'ai d'ailleurs que des chats et pas de chiens... pour le moment.

Note : Mme Han Hye-Yeon a 10 chats de 3 ans à 15 ans et a fait construire, en fonction d'eux, une maison carrée avec un espace ouvert au centre, afin qu'ils puissent sortir sans s'échapper.



Quelles ont été vos inspirations pour l’écriture de ce livre ? Une part de votre propre quotidien ?

Han Hye-Yeon : Oui, je m'inspire de mon propre quotidien, ou alors des informations quotidiennes que je vois ou je lis.


Avez-vous un exemple de récit créé à partir de l'actualité ?

Han Hye-Yeon : Mon Chat, ma Cuisine et Moi est un ouvrage paisible, mais j'ai aussi dessiné des titres policiers. Pour ça, je m'inspire de faits divers réels.



Si vous deviez faire la promotion de votre ouvrage, quel serait votre argument principal pour que les lecteurs se le procurent ?

Han Hye-Yeon : Les chats ne sont pas tous les mêmes, chacun a sa propre identité, bien qu'ils paraissent mignons aux yeux de tous. De même pour la pâtisserie qui dégage la même douceur pour tout le monde. Ce sont ces sensations que je propose, aux lecteurs, de retrouver.


Quel est votre ressenti sur le fait qu'un de vos ouvrages soient publiés en français ?

Han Hye-Yeon : Ravie bien entendu d'autant qu'il y a quelques années, j'ai déjà vu un ouvrage être publié en France, Après le Zénith aux éditions Casterman...


Vous avez été récompensée d’un prix pour l’ouvrage « une étrange biologie », quel en était le sujet ?

Han Hye-Yeon : Il s'agit de plusieurs petites histoires. Je me suis basé sur des événements que j'ai connu à l'Université, quand j'étudiais la biologie.


Pouvez-vous nous décrire une journée type dans votre métier ?

Han Hye-Yeon : Je donne des cours à l'Université. Sur le temps qu'il me reste, je cherche des idées pour une nouvelle œuvre, et je les met en dessin durant mes congés.



Travaillez-vous actuellement sur un nouveau projet ?

Han Hye-Yeon : Oui, je travaille actuellement sur l'histoire d'une femme âgée et d'une fille plus jeune. Littéralement, le titre de l'ouvrage pourra se traduire par "Place". Le mot "place" marquera plusieurs choses pour la grand-mère, d'abord la place dans la tombe, à son enterrement. Aussi, son mari a une maîtresse, elle craint donc de perdre sa place auprès de lui, et tout simplement la place de son mariage. La deuxième femme, elle, cherche une "place" dans la société en cherchant un travail.


Est-ce que la place de la femme en Corée est "simple" ? Ce n'est pas toujours le cas au Japon, tandis qu'en France on est peut-être un peu plus libérées... Comment vous sentez-vous en Corée ?

Han Hye-Yeon : La Corée a énormément été influencée par le Confucianisme. Ainsi, la Femme se trouve souvent sous classée sur l'échelle sociale.
Toutefois, les mœurs commencent à changer, et les femmes trouvent davantage leur place dans la société actuelle.


Remerciements aux éditions Kana et à Sohn Zeenbong pour la traduction.






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