San Ku Kaï - Collector + Film - Actualité anime

San Ku Kaï - Collector + Film

Review du dvd : San Ku Kaï - Collector + Film

Publiée le Jeudi, 25 Febuary 2010

Attention, là on va chercher très loin !
San Ku Kai est une série Japonaise datant de 1979, et qui fut diffusé en France la même année, bien avant l’arrivée des mangas chez nous.

Série à petit budget on y suit la lutte de trois compagnons luttant pour protéger un système solaire contre un puissant envahisseur. On trouve Ryu, le pilote, fier combattant, il garde toujours le sourire quelque soit la situation, son compagnon, l’homme singe Siman et enfin le véritable héros de cette série, le jeune Ayato, fils d’un puissant guerrier qui commence la lutte pour venger son père.
Bien évidemment, au fil des 27 épisodes que comptent la série, ils seront amenés à rencontrer de nombreux alliés, en particulier la belle (d’après les héros) Eolia ! Mais le plus intéressant restant leurs ennemis : les Stressos ! Sous les ordres d’un empereur invisible, le général Komenor dirige sévèrement ses troupes de ninjas tous plus originaux les uns que les autres.
C’est un peu cette série qui a posé les bases, devenus clichés depuis, des sentais actuels. A chaque épisode un chef ninja vient s’opposer aux héros, avec systématiquement des pouvoirs différents des précédents, allant du classique (maîtrise d’un élément) au plus original…et bien entendu l’épisode se conclut souvent sur la mort de ce personnage (qui explose généralement…ne demandez pas pourquoi !) Ici, pas encore de robot géant, une structure narrative assez redondante, bien que la série conserve un fil rouge et que les éléments introduits dans un épisode sont pris en compte pour la suite. Les derniers épisodes étant plus intéressant de ce point de vue car beaucoup plus liés les uns aux autres. Mais dans l’ensemble la série reste plutôt bien écrite.

Malgré son âge avancé, cette série conserve un certain charme (il est possible que la nostalgie joue beaucoup), mais elle a pris un sacré coup de vieux. Les décors sont minimalistes, les scènes de combats se déroulent toujours au même endroit, dans une carrière (et peu importe si la seconde précédente les personnages étaient au pied d’un bâtiment, il ne faut pas chercher de cohérence spatiale ou temporelle), et il ne faut pas s’attendre à des chorégraphies révolutionnaires (on est bien loin de Donnie Yen). Les costumes des héros sont kitschs à souhait (qui a dit ridicule ?), les scènes de batailles dans l’espace sont toujours les mêmes, les effets spéciaux n’ont souvent de spécial que le nom, c’est à peine si on ne voit pas les câbles…et faut il parler du jeu d’acteurs ? Même de nos jours, les acteurs Japonais ont une fâcheuse tendance à surjouer (dit plus clairement ce sont de mauvais acteurs pour la plupart), mais là on atteint des sommets. Le moindre petit événement est prétexte à faire des gros yeux et à prendre des poses fabuleuses. Le pire étant Komenor, personnage passant son temps à faire de grands gestes avec ses bras et à balancer sa cape dans tout les sens…il agace dés qu’il apparaît ! Et pourtant dans le rôle de Hayato on trouve l’acteur que l’on retrouvera bien des années plus tard dans « Ring » (et qui y sera beaucoup plus convaincant).

On note une grande inspiration de Star Wars, avec le petit équipage pilotant un vaisseau symbole de résistance à l’instar du Faucon Millenium, et l’équipage c’est presque du copier / coller ! Le jeune héros porteur d’espoir, le pilote expérimenté cabotin accompagné de son camarade homme singe (ma préférence allant sans hésitation à Chewbacca…DDDRrrrrrrUuuuuuuuuu MMMMmmmmuuuuuuuu HHHHHhhuuuuuuuUuuUUUUUuuuu !) A cela vient pourtant se mêler des éléments propres à la culture Japonaise tel que les ninjas, un certain esprit samourai. Il faut citer un épisode voulant reprendre l’imagerie western…totalement ridicule et carrément hors de propos au milieu des autres épisodes.

Présent également dans ce coffret, on trouve le film qui a précédé la série. On retrouve de nombreux points communs mais aussi beaucoup de divergents. Si on retrouve la lutte contre les Stressos, et certains personnages, leurs personnalités sont différentes (Hayato le premier), et la trame l’est également. Huit graines sont envoyées dans l’espace pour trouver les huit braves qui doivent renverser l’envahisseur…pourquoi huit ? On ne le saura jamais, surtout qu’à peine la moitié servent réellement à quelque chose.
On retrouve également un plagiat de Star Wars notamment avec le final où Hayato, jeune pilote fougueux doit parcourir un étroit couloir avec son vaisseau pour lâcher une bombe afin de détruire l’Etoile Noire…heu pardon…détruire la base Stressos.
Les scènes de batailles dans l’espace ont été reprise pour la série, ce qui explique que dans celle ci même quand les héros doivent affronter trois vaisseaux, une bonne dizaine apparaissent à l’écran…détail diront certains.

Venant en à la version Française présente dans le coffret : autant le dire de suite, elle est plutôt réussie dans l’ensemble. Bien évidemment il y a certaines choses qui dérangent comme la voix absolument insupportable de Siman, ou le coté gnangnan des jeunes filles, mais comme les actrices le jouent de la sorte à la limite ça passe. Les noms originaux ont été changés ce qui fait que passer de la VF à la VOST peut nous perdre un peu. Le plus amusant étant que Eolia à un nom tout ce qu’il y a d’occidental dans la VO puisqu’elle se nomme Sofia…inutile de chercher à comprendre les mystères du doublage…
On note sur certains épisodes l’ajout de scènes qui avaient été supprimées pour la diffusion télé, et qui par conséquent ne sont pas doublées…en plein milieu d’un épisode on peut avoir droit à une scène en Japonais sous titré (avec donc des noms qui diffèrent).
Autre gros défaut de cet VF, le choix des noms Français ont été visiblement fait avant d’avoir eu connaissance de l’intégralité de la série…le nom costumé de Hayato est « le fantôme »…et bien il aura fallu quelques épisodes avant que son nom ne change plus…un peu comme un ado qui se cherche… Et surtout on note l’énorme incohérence concernant le grand méchant de la série, ayant un nom autre en VO, son nom Français ne colle pas du tout à la révélation finale. Le fait qu’il se nomme Golem XIII implique qu’il descende d’une ligné (avec douze prédécesseurs donc)…alors que visiblement pas du tout ! Mais pourquoi donc ce choix ?!

Malgré ces nombreux défauts, on passe tout de même de bons moments devant cette série, peut être justement parce que le coté kitsch lui apporte un coté amusant qui n’était pas voulu à l’origine.
A conseiller aux nostalgiques ou au fans de sentais qui veulent découvrir ce qui se faisait auparavant…les autres risquent de vite se lasser.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Erkael

12 20


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