Superior Cross - Actualité manga

Superior Cross

Critique de la série manga

Publiée le Mardi, 18 December 2012

Après la fausse fin abrupte de Superior, il n'aura pas fallu attendre très longtemps pour voir débarquer Superior Cross, sa suite directe dont le changement de nom est dû à un simple changement de magazine, puisque les éditions Ki-oon, toujours au top, ont pu nous la faire parvenir seulement quatre mois après le neuvième volume de la série d'origine. Cette suite directe reprend les choses là où Ichtys les avaient laissées à la fin du volume 9 de Superior, à ceci près que toute la première moitié de ce premier volume se consacre principalement à replanter assez rapidement le décor, pour les nouveaux lecteurs qui prendraient la série en cours de route suite au changement de magazine au Japon. Ichtys nous présente donc à nouveau ses personnages et les enjeux de son récit à travers un long passage porté par une histoire de fond somme toute assez basique. Dans tous les cas, il convient de préciser qu'il vaut mieux avoir déjà lu les 9 tomes de Superior avant de s'attaquer à Superior Cross, pour être sûr d'apprécier au mieux l'ensemble. Dans le cas contraire, malgré les efforts de l'auteure, le nouveaux lecteurs risqueraient d'avoir un peu de mal à appréhender certains éléments, même si l'histoire principale est rendue parfaitement compréhensible.


C’est une seconde série qui est supposée apporter la conclusion à toute cettehistoire, mettre le point final. Durant toute la série, l’auteur ne fait que prolonger ce qu’il se passe dans Superior. En somme, une avancée lente, un peu stéréotypée mais plutôt sympathique dans l’ensemble, notamment grâce à certains personnages secondaires qui se révèlent enfin … Des conclusions à faire, une fin du monde à éviter, un boss à abattre ... Un programme bien chargé pour Ichtys, qui a ici de quoi faire pour une conclusion qui se doit de terminer tout ce que la série a ouvert au fur et à mesure des tomes. Bref, pour une fin, c’est une fin ! Et quelle conclusion ! Totalement prévisible, sans aucune surprise. De A à Z, tout le long du tome on pourrait prédire chaque évènement tant il est facile d’imaginer la happy end qui arrive. C’est classique, c’est stéréotypé, c’est même presque indigeste tant on n’est pas surpris. Notons quand même que l’auteur a respecté le lourd pari d’offrir une fin à tout le monde (même si tout est bâclé et précipité, personne n’a été oublié !), que ce soit en une page ou en quinze. Happy end pour tout le monde, tournée générale ! Un dernier tome qui se trouve donc être assez décevant. Et qui verse dans le pathos, jusqu’au bout puisqu’on a même pas droit à un petit sacrifice, d’un personnage somme toute totalement inconnu, pour apporter un peu de tristesse. Et non. Joie, joie, joie. C’en est écœurant sur la fin... Tout est trop rapide, et rien n’est original. Voilà une conclusion qui ne fait pas honneur à la série ...


Loin de la perfection graphique, Ichtys ne recherche que son propre style, souvent dans le but de plaire avant tout aux lecteurs. On se demande toutefois rapidement si cela sera aussi simple, puisqu’au début de la série l’auteur en fait ... beaucoup. Les scènes d’action sont très remplies, dans des cases parfois étroites qui donnent l’impression de crouler sous les dessins et les paroles. L’ensemble donne une impression de bordel plus ou moins organisé, avec beaucoup de difficulté à s’ordonner pour paraitre plus clair. Soyons clair tout de suite, il y a beaucoup d’imperfections dans la représentation graphique des personnages et des décors. On dénote notamment des erreurs de proportion dans les corps, des difficultés à réaliser certaines parties de l’anatomie (les mains, notamment), et la maladresse de certaines expressions. A l’inverse, certaines illustrations sont splendides. On pense notamment aux couvertures, pages couleurs et pages de chapitres qui sont tout à fait réussies et vraiment très agréables à contempler. Ceci grâce à des personnages charismatiques qui ressortent bien, et qui sont tous très stylisés dans le stéréotype de leur rôle. Ils sont tous bien représentés, bien que Sheila reste la plus belle figure du manga, toujours soignée malgré les nombreux SD présents dans le manga. Ceux-ci viennent alléger le trait sérieux de l’auteur, parfois un peu trop et on a trop l’image d’eux en petits personnages rigolos ... Enfin, les décors sont assez inégaux. Tantôt bien détaillés, tantôt donnant une impression de vide on a du mal à les voir équilibrés, ce qui déstabilise un peu la narration. Au niveau de l’édition, Ki-oon fait du très bon travail, comme on en a souvent l’habitude. Le format est compact, l’impression de qualité sur des pages bien blanches, et la traduction réussie. On notera toutefois que les onomatopées ne sont pas forcément adaptées, et la présence de la version originale alourdit un peu la lecture. Mais le prix et la qualité de l’édition vaut le coup qu’on s’intéresse à cette petite série ...


NiDNiM




Note de la rédaction
Note des lecteurs
16.58/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

14.00,14.00,13.00,14.00,14.00,13.00

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