Tokyo Revengers Vol.15 - Actualité manga

Tokyo Revengers Vol.15

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 04 January 2022

Chronique 2 :

Ayant découvert un nouveau présent plus terrible et tragique qu'aucun autre auparavant, Takemichi n'a eu d'autre choix que de voyager, une nouvelle fois, dans le passé, non sans s'interroger sur un fait en particulier: pourquoi donc, malgré tous les changements normalement bénéfiques qu'il a réussi à faire en 2005-2006, la situation empire-t-elle pourtant à chaque retour en 2017-2018, qui plus est en replaçant à chaque fois Tetta Kisaki dans le sillage du Toman ? Notre héros n'a toutefois pas beaucoup le temps d'approfondir ses interrogations puisque, dès son nouveau retour dans le passé, il a la surprise de voir les brigades du Toman attaquées de toutes parts par un nouveau clan venu de Yokohama: l'énigmatique Tenjiku. Et face à lui, il retrouve, encore et toujours, l'éternel ennemi: Kisaki, qui, après avoir été écarté du Toman, a trouvé le moyen de vite devenir le chef d'état-major de ce clan agressif, en étant évidemment toujours accompagné de Hanma. Tout en tâchant de sortir indemne de ce début de lutte à grande échelle, de venir en aide à Chifuyu et d'épauler les autres pour un possible raid de vengeance, Takemichi voit naître en lui une hypothèse effroyable, et qui expliquerait pourtant bien des choses...

Evidemment, ladite hypothèse, avouée par notre héros à Chifuyu assez tôt dans ce tome, est un nouvel élément-clé qui, s'il se confirme, placera assurément Takemichi face à de nouvelles difficultés. Dans l'immédiat, Ken Wakui se contente surtout d'intriguer comme il faut sur cette terrible possibilité, et de la relier avec cohérence à différentes choses s'étant déroulées précédemment, preuve d'un récit qui reste bien pensé. Mais le présent volume est loin, très loin de se limiter à cette hypothèse, puisque l'entrée en scène de l'énigmatique clan Tenjiku implique un paquet de nouveaux enjeux, ainsi que la mise en avant de plusieurs personnages tantôt nouveaux, tantôt simplement entraperçus auparavant. Ainsi, côté Toman, on retiendra facilement la petite prise d'importance des deux garçons s'affichant sur la jaquette: Nahoya Kuwata, le chef de la 4e brigade, et son frère jumeau Soya, deux figures qui sont enfin un peu plus mises en avant, et qui apportent une petite part de fraîcheur grâce à leurs deux personnalités opposées (classique, mais efficace). Et évidemment, côté Tenjiku, c'est la déferlante de nouvelles têtes, à commencer les quatre gardiens du clan, des pointures dangereuses faisant tous partie de la mystérieuse "génération 1987" sur laquelle il reste assurément des choses à dévoiler. Mais l'attention se focalise également, en particulier, sur deux nouvelles figures qui, clairement, verront leur rôle grandir au fil des prochains volumes, avec d'un côté le dénommé Izana Kurokawa autour de qui Ken Wakui entretient une excellente aura de mystère (qui est-il exactement ? Pourquoi agit-il comme il le fait ? Quels sont ses rapports avec le Toman ?), et d'un autre côté le dénommé Kakucho alias Kaku, un des quatre gardiens du Tenjiku, avec qui Takemichi a un lien passé, et qui fera à notre héros une demande particulière (un enjeu de plus).

Dans tout ceci, la narration de Ken Wakui continue de faire des merveilles: chaque nouvel élément, chaque nouveau personnage est suffisamment bien distillé dans l'intrigue pour ne jamais nous perdre et pour bien nous faire ressentir les enjeux qui tournent autour, qui plus est alors que notre héros doit à nouveau se résoudre à quelque chose qu'il ne voulait absolument pas faire: retourner dans ce présent de 2008 si horrible pour y enquêter. Les investigations de Takemichi sont des plus efficaces, et révéleront jusqu'aux origines du Black Dragon et la manière dont sont liés ce dernier clan, le Toman et le Tenjiku, tout en exploitant efficacement des figures des arcs précédents qui prennent ici une place nouvelle, en tête Koko et Inupi ainsi que Taiju. Le tout, toujours dans un climat riche en tension, cette tension trouvant même dans les dernières pages du tome un certain sommet.

A l'arrivée, on a un tome qui, enfin, lance pleinement cette nouvelle partie, dans un rythme toujours trépident, et avec des enjeux qui se multiplient et s'intensifient avec beaucoup de clarté. Difficile, alors de ne pas attendre impatiemment la suite de cet arc, qui s'annonce bel et bien comme le plus ambitieux de l'oeuvre à ce jour.


Chronique 1 :

La situation dans le présent étant de nouveau catastrophique, Takemichi retourne dans un passé où les membres du Toman sont traqués par le Tenjiku, un clan fraîchement formé qui compte des pointures dans ses rangs, dont bien des membres de la génération 1987. Sur le point d'être passé à tabac par l'ennemi, Takemichi est sauvé in extremis par les jumeaux Kawata, dirigeants de la quatrième brigade. Tandis qu'ils partent en découdre avec le Tenjiku, notre héros comprend que ces événements n'ont rien d'un hasard, et que Kisaki est encore derrière ces manigances.

Depuis la fin de l'arc du Black Dragon, la montée en puissance de Tokyo Revengers est indéniable. En plantant des enjeux forts comme la chute fatale de Mikey où la situation dramatique du présent, Ken Wakui a totalement su capter notre intérêt. Et comme si ça ne suffisait pas, le chaos règne aussi dans l'époque passée où le mystérieux gang Yokohama Tenjiku prend en grippe les membres du Toman, de la manière la plus violente possible.

Alors, qui est ce nouvel adversaire ? Pourquoi est-il là ? N'avons-nous pas là un énième clan rival du Tokyo Manji voué à amener un autre lot de drames et de bastons ? Loin de là, aussi la force de ce quinzième volume vient de sa manière d'aborder le Tenjiku comme un énigme aussi mystérieuse que redoutable. L'ennemi est puissant mais surtout nimbé de mystères, que ce soit dans ce qui lie ses membres que l'origine de sa haine contre le groupe de Takemichi. L'auteur n'hésite d'ailleurs pas à multiplier les données et connecter le nouvel ennemi à de nombreux éléments déjà évoqués dans la série. Tout ce cheminement aurait pu être complexe et nous perdre, mais Ken Wakui parvient à rendre l'ensemble tangible en distillant les données dans des scènes propices, et à nous fournir chaque information au moment voulu. Peu à peu, on comprend toute la teneur du danger qui s'apparente à une sorte d'antagoniste fatal, bien que la série soient encore loin d'être conclue. Dans tout ce tumulte, une révélation choc aura de quoi nous secouer, mais l'effet sera sans doute moindre sur bien des lecteurs puisque cet élément avait été révélé dans la page de teasing du tome quatorze. Dommage.

C'est donc un arc prometteur qui se dessine peu à peu, à travers une succession d'événements qui nous laisse difficilement de marbre. Outre la cadence effrénée du récit, on apprécie les mises en avant constantes de personnages jusqu'ici dans l'ombre. Trônant sur la couverture, Nahoya et Soya Kawata apportent un véritable vent de fraîcheur dans le casting, là où le mystérieux Izana apparaît comme une figure intrigante, aussi fascinante qu'inquiétante.
Et sans rien dévoiler du déroulement du tome, force est de constater que l'auteur gère toujours très bien l'équilibre dans le va et viens entre les époques, et surtout la montée en puissance de chaque opus. La dernière séquence du tome est sans doute la plus forte et la plus surprenante, faisant monter d'un cran le drame qui frappe le monde futur. Encore une fois, la sensation d'arc final est là, quand bien même ce ne serait pas le cas. Dans ces conditions, refermer ce quinzième tome est encore plus frustrant que les fois précédentes, et on se demande bien comment un tel arc, si prometteur, pourra évoluer. Après quinze volumes, Tokyo Revengers est loin, très loin de chuter en intérêt, en énergie et en efficacité. Un récit toujours aussi addictif !
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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