Sun-Ken Rock - Edition Deluxe Vol.6 - Actualité manga

Sun-Ken Rock - Edition Deluxe Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 30 July 2020

Ken pense avoir renié sa vie de mafieux en se rangeant du côté honnête de la société. Le voilà impresario pour un jeune groupe d'idoles auquel il s'est attaché, et les jeunes femmes ne restent pas indifférentes au charme du japonais qui est prêt à tout pour leur bien-être. Mais tout dérape lorsque KG reçoit l'appui de puissants groupes coréens qui exigent les jeunes artistes en pâture. Ken ne pourra la supporter et, quitte à renouer avec son gang, clamera vengeance tout en cherchant la liberté de ses protégées.

Le début de cet arc des idoles était assez déconcertant. Ken renonçait à sa carrière de boss pour devenir le larbin de jeunes vedettes de K-Pop, ce qui était pour Boichi tant un moyen de faire un focus sur ce milieu assez sombre que cumuler les scènes frivoles, voires sexuelles. Ce sixième livre de l'édition Deluxe, correspondant aux tomes 11 et 12 classiques, met un terme à cette partie de l'histoire qui, heureusement, amène un certain sursaut du héros.

L'intrigue gagne largement en noirceur, et on retrouve une ambiance similaire à celle des tous premiers opus de Sun-Ken Rock. Le mangaka ne fait aucune concession pour montrer les dérives de la société coréenne selon son point de vue, présentant des passages volontairement écœurant moralement afin de susciter l'énervement du lecteur comme du protagoniste, Ken. Pour Boichi, qui aime les scènes érotiques, le compromis est toujours un peu tendu, mais l'auteur s'en sort pas trop mal. Il suggère visuellement les sévices subies par les protégées du héros mais ne les montre pas directement, fort heureusement d'ailleurs. Il garde les séquences explicites pour les moments légers de pur fan-service, et tant mieux.

Alors, la contre-attaque de Ken a un quelque chose de jouissif. L'esthétique mafieuse du titre, jouant sur de grandes tonalités de noirs, est l'un des atouts visuels de Sun-Ken Rock, chose qu'on retrouve dès lors que Ken embrasse son destin. Le jeu de l'auteur avec son visuel est maîtrisé, marquant naturellement un retour à la baston. Mais de ce côté, il y a de quoi être surpris. Dans la série, on a l'habitude que le héros colle quelques marrons bien violents sur les grandes pourritures qui lui font face, dans une pure optique cathartique. La donne change un peu ici, et on regrettera notamment un KG volontairement tourné en ridicule, le gus de s'imposant jamais comme une vraie menace. A la place, on se satisfait plutôt de la finalité de tout cet arc narratif : Ken a fait un grand pas en avant, et quelques portes sont ouvertes afin que le héros triomphe, un jour, des maux qui gangrènent la Corée.


Après une partie scénaristique si dense, Boichi propose ensuite une transition dans laquelle il y a à boire et à manger. Des chapitres humoristiques bien frivoles aux épisodes plus sérieux parlant des idéaux des personnages, en passant par l'évolution des rapports entre Ken et Yumin, Boichi se fait plaisir tout en apportant de petites choses à sa série, probablement pour préparer le futur. C'est parfois réussi et parfois lourd dans le côté graveleux de la chose, aussi chacun sera juge. Reste que la séquence finale relance notre intérêt, puisqu'une nouvelle menace semble s'imposer.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13 20
Note de la rédaction






MN Actus
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