Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai Vol.2 - Actualité manga

Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 05 June 2020

Les mots de Sakuta sont durs, et lui valent une gifle de la part de Mai. Néanmoins, ils confirment l'ambition de la demoiselle : Elle ne compte pas renoncer au monde du show-business malgré l'enfance qu'elle a enduré sous la tutelle de sa mère, et a l'intention de prendre son envol de son propre côté. Mais avant ça, il faudra que le binôme trouve une solution au syndrome de la puberté qui frappe Mai. Les gens ne la voient toujours pas, un comble pour une célèbre actrice qui souhaite revenir sur les devants de scène. Tandis que le voyage des deux amis renforce leurs liens, ils pourraient bien trouver des indices sur le fameux syndrome...

Avec ce second tome, l'adaptation manga du premier arc narratif de Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai touche à sa fin. Celui-ci correspond au premier volume des light-novels et aux trois premiers épisodes de l'anime, soit une toute petite parcelle de l'histoire racontée par Hajime Kamoshida dans l’œuvre initiale.

Toujours fidèle à cette intrigue, ce deuxième opus aborde en long et en large les derniers événements de cette partie de l'histoire, ce qui permet d'apprécier une fois encore le rythme et l'ambiance de la série. Outre une véritable petite enquête fantastique, Bunny Girl Senpai est une tranche de vie qui met l'accent sur ses personnages. Il n'y a donc rien de très étonnant à aimer suivre l'évolution de Mai et de Sakuta autant, voire plus, que la progression de l'enjeu principal. Il faut dire que le caractère des deux concernés associé au lien solide qui se forge entre eux, un peu plus à chaque page, prend réellement au cœur. Certains éléments percutants renforcent efficacement l'alchimie entre les deux, à grand renfort de séquences émotionnellement plutôt réussies. Pour un premier arc, on n'en demandait pas davantage, d'autant plus que le volume prend bien le temps d'installer les tonalités réussies de l'histoire.

La résolution est bel et bien amenée dans ce dernier opus de premier arc, aussi on appréciera la subtilité avec laquelle Hajime Kamoshida développe cet aspect du récit. C'est parfois un poil abstrait, volontairement, ce qui sert autant le récit que la symbolique. On s'en rend compte avec cette résolution, le concept de syndrome de la puberté est avant tout un moyen de développer tout le rapport à l'adolescence dépeint dans le récit, et donner un sens aux personnages et à leurs actions. Le procédé est plaisant, aussi il n'y a pas trop à grogner du fait que le dénouement survienne assez rapidement.

La seule véritable limite du tome sera d'ordre graphique, dans le sens où la narration de Tsugumi Nanamiya manque parfois de panache. Quelques séquences auraient mérité un meilleur impact, mais difficile de jeter la pierre à une artiste qui n'avait guère eu le temps de s'exprimer professionnellement avant ce projet, sa précédente œuvre étant un one-shot érotique. Néanmoins, on aura pu apprécier la vision graphique de la mangaka, parfois différente du résultat que nous connaissons sur l'anime, ce qui apportait une expérience différente de la série animée.

Le premier arc de Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Senpai s'achève donc efficacement, à travers un parcours de deux personnages assez fort et une résolution mettant efficacement en exergue l'ambition thématique de l'auteur d'origine, bien que la conclusion soit traitée assez rapidement. Néanmoins, l'histoire de Mai et Sakuta n'est pas terminée. Certains éléments de ce deuxième opus concernent justement le prochain arc, d'ores et déjà annoncé chez nous aux éditions Ototo sous le titre Rascal Does Not Dream of Little Devil Kôhai.
    

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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