Ranma 1/2 - Edition Originale Vol.13 - Actualité manga

Ranma 1/2 - Edition Originale Vol.13

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 27 March 2020

Malencontreusement touchée par la canne à pêche magique de Ryôga, Ranma fille est tombée éperdument amoureuse de ce dernier ! Tout en devant composer avec la méprise d'Akane et les assauts de Ranma qui cherche par tous les moyens à le faire sien, Ryôga tente tant bien que mal de réparer cette bourde, pour un résultat qui s'achève toutefois très vite ici dès le premier chapitre. Bien que l'humour autour de cette situation incongrue fonctionne jusqu'au bout, c'est un petit peu rapide, mais pas autant que le chapitre suivant, simple épisode auto-conclusif remettant en avant le discret Gosunkugi qui a acheté une drôle d'armure pour vaincre Ranma, l'issue de ce bref affrontement étant somme toute assez drôle. Voici donc de quoi commencer doucement mais assez efficacement ce 13e volume de Ranma 1/2... avant que les récits de Takahashi ne prennent un peu plus de consistance et d'ampleur, puisque une fois les (même pas) 40 premières pages passées ce sont deux longs arcs qui nous attendent !

Dans le premier, trois drôles de garçons débarquent au Neko Hanten en voulant visiblement choper des filles. Ce trio étrange provient de la dynastie du Musc, un clan ancestral venu de Chine, et dont les moeurs les plus anciennes sont plutôt étonnantes en leur conférant une part animale, de par leur utilisation surprenante des sources chaudes maudites à des fins de reproduction. S'attirant les foudres de Herb, le leader du trio, Ranma se retrouve vite dans une situation dramatique dès lors que l'eau du Zhishuitong, le seau magique ancestral de cette dynastie, annule son pouvoir de transformation... alors qu'il est sous son apparence de fille ! Ranma, ne pouvant plus redevenir un garçon, doit alors se mettre en quête de l'autre objet sacré ancestral du Musc égaré il y a bien longtemps, une théière annulant les effets du Zhishuitong. Dans son voyage, il sera accompagné par Ryôga et Mousse, qui y voient une excellente occasion de s'emparer du Zhishuitong pour retrouver à jamais leur forme humaine sans lus se transformer. Mais la quête s'annonce rude, car Herb et ses deux sbires sont aussi sur la trace de la théière et ne leur feront aucun cadeau...
Avec le côté voyage et recherche d'un objet merveilleux, la série de Rumiko Takahahsi prend ici, plus que jamais, des allures de récit d'aventure, d'autant plus que le ton est globalement plus sérieux que tout ce qui a précédé. Bien sûr, l'humour est toujours présent de façon régulière, que ce soit via l'obsession pour les seins qu'ont les deux larbins idiots de Herb, leur côté animal, ou les quelques bourdes de nos trois héros. Mais globalement, le ton est moins comique, et Herb, en dehors du côté grotesque de la façon dont il a été maudit aux sources, est d'ailleurs un adversaire très sérieux, en plus d'être sûrement l'ennemi le plus coriace que Ranma ait eu à affronter jusqu'à présent. Takahashi le dit d'ailleurs elle-même dans son interview à la fin de ce tome: avec cet arc, elle a voulu expérimenter une tonalité un peu différente, plus sérieuses, plus axée aventure, et peut-être fut-ce même là de s'essayer un peu à ce qu'elle allait faire sur son manga suivant, Inuyasha. Et elle s'en sort très bien dans l'ensemble, cette partie étant assez riche en rebondissements, exploitant également très bien le travail collectif entre Ranma, Ryôga et Mousse (un trio qui, mine de rien, était jusqu'à présent inédit dans la série), et apportant une conclusion convaincante autour de Herb mais aussi concernant les retrouvailles Ranma/Akane... et cela, même si au bout d'un moment, certains situations et certains gags (surtout autour de l'attrait des ennemis pour les seins) peuvent donner l'impression de se répéter un peu. On ressent alors légèrement que cet arc est, à ce jour, le plus long de la série avec un peu plus de 200 pages, mais globalement on ne s'ennuie jamais.

Les 100 dernières pages, elles, lancent un autre arc long, qui cette fois-ci nous fait revenir au lycée Furinkan, où une surprise attend les élèves: le proviseur a embauché un nouveau professeur réputé pour avoir déjà remis de l'ordre dans trois établissements scolaires à la dérive, et nul ne sait que ce nouvelle enseignant a été pris dans un but précis: donner une raclée à Ranma! Pourtant, le proviseur tombe des nues quand, en guise de nouveau professeur, se présente devant lui Hinako Ninomiya... qui, malgré son statut d'enseignante adulte, a un physique de fillette toute mignonne, avec tous les traits de caractère juvéniles qui vont avec. Comment donc une choupinette pareille pourrait-elle donc battre Ranma ? La réponse ne va pas tarder à arriver, et c'est d'abord Happosai qui en fera les frais... Face à la redoutable technique de la pièce de cinq yens et aux surprises que réserve Hinako, Ranma aura fort à faire... mais pas uniquement lui puisque, en voyant leur chéri tourner autour de la prof, Akane s'agace, tandis qu'Ukyo, Shampoo et Kodachi décident d'attaquer l'enseignante à leurs risques et périls !
Clairement, Takahashi nous sert ici l'un de ces arcs action/humour dont elle a le secret, et nous prouve que dans ce registre elle a encore un paquet d'inspiration en stock, ne serait-ce que pour l'aspect loufoque de Hinako, demoiselle dont les deux facettes gamine puérile/redoutable femme fatale sont parfaitement exploitées, toujours avec beaucoup d'humour (mention spéciale à sa façon neuneu de courir pendant le match de basket). Surtout, l'autrice a toujours ce don pour vite emballer les choses dans un rythme allant crescendo dans la loufoquerie, entre le désir de Ranma d'en découdre avec cette femme, la jalousie d'Ukyo et consorts qui la voient comme une rivale amoureuse, Akane qui fait mine de rien mais dont la jalousie est toujours palpable, Happosai qui fait des siennes, l'absurdité de la technique ennemie reposant sur une simple pièce de 5 yens, ce qu'implique la parade pour Ranma s'il veut la vaincre (tripoter les seins de Hinako... ça risque de laaargement mettre à mal son image !)... C'est, une nouvelle fois, enlevé et souvent très amusant, et on a donc facilement hâte de (re)voir comment se conclura cette partie dans le prochain volume !

En attendant, en dehors de quelques rares longueurs, l'oeuvre de Rumiko Takahashi s'avère ici, une nouvelle fois, emballante, autour de ces deux longs arcs aux ambiances bien différentes.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
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