Rainbow - Ultimate Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 27 Febuary 2018

Critique 2


Alors que Mario entame une longue et difficile marche vers le chemin des boxeurs professionnels, le père adoptif de Megu revient pour la récupérer...mais avant d'être un père pour elle c'est avant tout un porc qui a abusé d'elle et souhaite vendre ses charmes! Joe, le frère de Megu perd toute notion de bon sens et s’apprête à poignarder ce sale individu quitte à retourner en prison! 


Une nouvelle fois trois tomes regroupés en un, ce qui nous amène à l'équivalent du volume 15 sur la version "classique", et une nouvelle fois un volume relié intense et dense, mais également oppressant, un tome toujours aussi dur et malsain! 


Bien que les auteurs continuent de mettre en avant tour à tour les six protagonistes, l'histoire tourne surtout autour de deux d'entre eux, voire carrément un seul d'entre eux plus un personnage secondaire! 


La grosse partie du moment, à la fois prenante et dérangeante, c'est la trame tournant autour du "père adoptif" de Megu, un être immonde que Kakizaki parvient encore une fois, et de façon remarquable, à rendre détestable et dégoûtant autant narrativement que graphiquement! 


Tous nos héros vont s'unir pour aider la jeune fille, chacun à leur manière, et contrairement à ce qu'on put croire, ce n'est pas Joe qui sera le plus présent: Kyabetsu va empêcher ce dernier de faire une bêtise, Baremoto va mettre en pratique ses études de droit, et les trois autres vont jouer les gros bras... (on pourrait commencer à trouver dommage que la plupart des situations se règlent par la violence, il n'y a plus de surprises). Et ceci va nous tenir en haleine un bon moment et plus on va avancer plus le malaise va s'installer, d'une part à cause des actes qu'à pu commettre ce porc, mais également parce qu'il donne l'impression d'agir en toute impunité et d'être intouchable, malgré la multiplication d'actes détestables. 


A cela on ajoute la directrice de l'orphelinat, elle aussi atrocement détestable, provoquant un sentiment de dégoût... Clairement pas le plus digeste des tomes, même s'il n'en reste pas moins prenant! 


L'autre gros morceau c'est la carrière de Mario qui décolle malgré le nombre de coups incroyable qu'il doit encaisser; pour le moment c'est clairement celui qui s'en sort le mieux, et l'exemple parfait qu'avec de l'acharnement on peut se tirer des ténèbres pour atteindre la lumière! 


Et c'est justement ce qui fait la force de cette série, malgré tous les événements atroces que traversent nos héros, le titre est parsemé de moments positifs et forts, laissant entrevoir de meilleurs lendemains et une vie bien plus chaleureuse pour ces pauvres garçons ayant déjà traversé trop d'épreuves! 


Un volume encore une fois dense, qui va vous occuper un moment, mais passionnant et remarquablement mis en scène par un Kakizaki au sommet de son art! 


Critique 1


Quel bonheur que ce cinquième pavé de la réédition en sept volumes de cette superbe fresque humaine qu’est « Rainbow ». Un bloc reprenant à lui seul les tomes treize, quatorze et quinze de l’édition originale ; et ce de manière très agréable en main. 


Alors que l’ouverture du petit bar de rue de la belle Lily ne se voulait qu’annonciatrice des moments les plus chaleureux qui soient, un trouble-fête était pourtant parvenu à faire son entrée ; ainsi, le présent volume tout entier se consacrera à l’arc de l’infâme père adoptif de la jeune Megu : Shinnosuke Maehata, ce bon vieux gros porc parmi les immondices. 


Ce soi-disant père adoptif constituera sans conteste l’une des créatures les plus méprisables qui soient : être sans envergure ; petit rentier, sale et laid à en faire fuir la peste. Au gré des pages, le lecteur n’aura d’ailleurs qu’une seule ambition : lui coller une manchette dans le cornet et lui infliger les châtiments les plus imprononçables. Preuve que l’auteur parvint à en faire l’artefact du mal : objectif atteint et rempli. Depuis les débuts de la série, le lectorat s’interrogeait sur ce qu’était devenue la pauvre Megu, seule et abandonnée à elle-même. Quel était son quotidien ? Elle aura vécu un enfer, et ce dernier ne cesse de la poursuivre. Un événement malheureux qui ne ressoudera que davantage les liens de nos chers et éternels gars de la maison de redressement Shonan. 


Une histoire aux allures de vengeance qui mènera jusque dans la campagne reculée où se terre Maehata le dégueu. Ce n’est point ici la première fois que l’auteur et le dessinateur invitent à une sortie en dehors de la mégapole jusque dans les bois : eux qui ont à cœur de travailler leurs ambiances particulièrement sombres et, parfois, un brin glauques. Le suspense et la tension sont menés d’une main de maître : les tentatives successives d’écarter le monstre Maehata s’enchainent en vain et prennent en ampleur ; elles mettront à rude épreuve, et chacun dans ses prédispositions respectives, toute la bande. L’intrigue se veut multiple, notamment de par la superposition de l’ascension de Sieur Mario dans le monde de la boxe : un axe sportif bonnement ficelé, lequel, en sus du supplément pimenté qu’il recèle, maintient éveillé le spectre messianique du très regretté Anchan. 


A soulever que Rainbow régale jusque dans ses titres de chapitres reprenant quelques grands noms de la musique : l’empereur du glam-rock David Bowie avec « Ziggy Stardust » ou encore l’ambassadeur du power-métal qu’est Helloween. Il est aisément imaginé le dessinateur Masasumi Kakizaki travaillant ses planches à l’aune du brouhaha d’une de ces fameuses galettes électriques. 


Au-delà des bruits des impétueux rings de boxe, l’auteur bienveillant, toujours accompagné de son dessinateur prodige, délivre ici un récit de vengeance où les valeurs de l’amitié et le sentiment amoureux se veulent les pansements des horreurs d’un monde à la dérive. Un surprenant ballet émotionnel pour une excellente œuvre populaire. Le dernier chapitre amorce un nouveau cycle, lequel annonce le retour en scène d’un personnage que chacun n’attendait sans doute plus de revoir ; et quel plaisir de l’apercevoir à nouveau !


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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