Rahxephon Vol.2 - Actualité manga

Rahxephon Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 24 November 2020

Ayato et Reika ont fui un Tokyo contrôlé par Mu, et ont trouvé refuge au sein de l'organisation TERRA, organisme de lutte contre les muliens. Tandis que Reika est contrainte d'intégrer un lycée de la région, Ayato endosse la lourde tache de piloter le titans RahXephon pour tenir tête à l'envahisseur. Une double vie pour le héros qui va assumer son rôle, mais aussi gérer sa vie d'adolescent aux côtés de Reika, sans savoir que ses prochains combats lui feront connaître de multiples vérités sur le monde qui l'entoure.

Le premier volume de RahXephon était un certain ratage. Non pas parce que le manga se débarquait de l'anime, il en a le droit, mais surtout pour sa capacité à ne rien raconter et à saccager son intrigue via des séquences comico-érotiques qui n'ont pas leur place dans une telle œuvre. Avec seulement trois volumes au total, on pouvait déjà désespérer de voir un semblant de qualité dans le titre. Pourtant, ce deuxième opus parvient à faire un peu mieux.

Conscient que l'histoire crée par Yutaka Izubuchi n'est pas forcément propice à la comédie adolescente frivole, Taekaki Momose donne du peps à son adaptation en mettant en son centre les mystères de l'intrigue. En ce sens, le manga devient un peu plus proche du matériau de base, au moins dans ses intentions, puisque RahXephon est une série animée articulée par le suspense et les zones d'ombre scénaristique, un épais voile de brouillard qui se décante au fil des épisodes et même au fil des revisionnages, à condition d'être attentif à tout ce qui nous est raconté. Certes, la vision scénaristique proposée par le mangaka a beaucoup moins d'ambition puisque bon nombre de révélations sont déjà apportées, et se révèlent finalement simplistes (ou du moins, très loin de la puissante aura mystique de l'anime orchestré par Izubuchi). Néanmoins, cette volonté de créer du mystère et de l'éclaircir, bien que différente, donne un petit intérêt à la lecture. Encore une fois, bon nombre d'éléments sont différents, et très simplifiés, aussi noter les divergences entre l'anime et le manga pourra devenir un jeu.

A côté de ça, les personnages continuent d'en pâtir tant ils manquent cruellement de consistance. Véritables clichés tant dans leurs caractères que dans leurs agissements, ils ne dévoilent ici pas de réelle complexité et sont avant tout des fonctions permettant à l'intrigue de progresser. Mais quand bien même Reika nous aggace (surtout parce que la comparaison avec son envoutante homologue de l'anime est inévitable), on salue la volonté de Takeaki Momose de raconter quelque chose de différent autour d'elle, et de chercher à créer une réelle empathie. Ça reste assez bref, car trop vite expédié dans le développement et les explications, mais l'artiste cherche à narrer quelque chose, contrairement au premier tome.

Malheureusement, ce dernier ne peut jamais s'empêcher de garnir son récit d'une esthétique d'un fort mauvais goût, en ce qui concerne la sur-sexualisation de la gente féminine. Outre des tenues muliennes ultra érotisées (pour les dames seulement, évidemment), les combinaisons de pilotes de TERRA sont d'un mauvais goût affligeant, l'auteur amenant ensuite des scènes d'action uniquement destinées à mettre en scène Haruka et Elvy dans des positions de gymnastes pour simplement apprécier leurs courbes. Assez navrant.

Il y a donc du bon et du nettement moins bon dans ce second opus. Takeaki Momose a clairement pris conscience de l'ampleur du matériau qu'il adapte, et il cherche à lui rendre justice quitte à tout réinterpréter avec de nombreuses limites, mais certains gros manques de développements ainsi qu'une tendance à sur-érotiser l'ensemble a de quoi nous sortir de la lecture. Malgré son gain en qualité, le manga RahXephon demeure très tiède.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

10 20
Note de la rédaction






MN Actus
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