Ragnarok Gai Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 04 December 2019

Les jumelles Honeydew Honey sont dans une singulière situation. Alors qu'elles accompagnaient Gaï pour se rendre à Jötunheim, là où se terre Nidhögg, elles se retrouvent dans une forêt peuplée de créature mystiques, donc un gobelin rouge bien décidé à se restaurer avec la chair des jumelles. Une illusion que Gaï parvient à rapidement dissiper, permettant au petit groupe de reprendre son voyage vers la destination finale...

Ce septième tome vient conclure l'aventure Ragnarok Gaï, une série aux airs de Cobra qui s'est ensuite largement démarquée, jusqu'à développer une ambiance mystique qui rendait l'aventure de Gaï aussi déroutante qu'imprévisible. Et parce que Tsuguo Okazaki a opté pour un chemin complexe et risqué, il fallait s'attendre à une conclusion pas tout à fait classique.

Et, en effet, on sent bien dans cet ultime opus que le mangaka a cherché à apporter un point final qui saurait clore les différentes pistes de la série, tout en restant fidèle à l'ambiance apportée dès le cinquième opus. Quelques personnages des débuts de l'histoire font ainsi leur retour pour signer une confrontation finale intense et violente, tandis que le côté métaphysique de la deuxième partie de l’œuvre est entretenu pour développer la finalité du récit.

Une conclusion qui ne plaira pas à tout le monde, tant elle s'intéresse surtout aux discours philosophiques des différentes entités sur l'univers de Ragnarok Gai, que sur le parcours du héros à proprement parler. Tsuguo Okazaki achève logiquement son récit en nous dévoilant ce qu'il en est d'Odin, l'entité au-dessus, tout en confirmant quelques explications sur d'autres éléments de la série. Mais parce le discours est parfois abstrait, développant de manière poussée la notion de boucle infinie en ce qui concerne le parcours de l'humanité et son évolution, certains pourront penser que l'auteur s'est égaré en chemin, ou alors qu'il a manqué de temps pour développer comme il se doit l'ensemble de ces thématiques. L'approche est originale est intéressante mais, condensée sur la toute fin de ce dernier opus, aurait peut-être méritée d'être étalée sur la durée.

Pour autant, on se satisfait que la conclusion proposée soit définitive. Certes, cela manque d'aboutissement du côté du conflit principal de la série, mais la quête de Gaï est bel et bien terminée. Elle s'achève ainsi par un volume riche en action, avec une bataille bien menée et dynamique comme sait les faire Tsuguo Okazaki, ce qui assure le spectacle jusqu'au bout. Alors, par ce mélange de mysticisme et d'action pure, très vintage, on est satisfait de ce dernier tome qui condense toutes les facettes de la série, le rendant très complet.

Ragnarok Gai aura donc été la deuxième œuvre de Tsuguo Okazaki que nous avons pu apprécier en France. Différent de Cosmo Police Justy (avec lequel ce dernier tome tisse de très étroits liens, d'ailleurs) le titre se sera montré divertissant et rythmé, avec une intrigue très poussée, peut-être même trop pour un format aussi court. Néanmoins, on espère revoir l'auteur avec un titre différent sous peu. Black Box s'étant attaché à son travail, il y a de quoi croiser les doigts pour.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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