Prisonnier Riku Vol.3 - Actualité manga

Prisonnier Riku Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 29 December 2014

Tandis que Riku s’est fait accepter au sein de son groupe, Rénoma est toujours enfermé en cellule spéciale, privant la 27ème menuiserie de son puissant leader. C’est alors qu’en profite la 16ème menuiserie pour attaquer son gang rival. A sa tête, Yôhei Tsubaki dont les motivations semblent animées par la vengeance…


A peine notre héros s’est trouvé une véritable famille qu’un nouveau danger le guette, lui et les siens. Cette fois, c’est clairement une guerre de gang qui est déclarée, un nouveau moyen pour l’auteur de nous montrer que l’univers carcéral de son univers n’est décidément pas tendre et que tout moment de répit est suivi d’une nouvelle menace encore plus sévère.


L’avantage, cette fois, c’est que Riku n’est plus seul et a su gagner l’estime de ses camarades de menuiserie. Et si tout ceci n’empêche pas un massacre de grande envergure, le héros trouve alors la force de surmonter l’adversité, quitte à prendre des coups. On retrouve ainsi toute cette fougue du héros ainsi que cet amour de la Justice qui lui est propre et qui nous impacte, la manière de l’auteur de créer un récit bourré de bons sentiments à base de coup de poing étant une réussite. Et à force, cette droiture paie et l’opus nous laisse ainsi sur un cliffhanger intéressant qui nous rassure sur le fait que la parution française soit à un rythme mensuel.


Et pourtant, même si le manga est nommé « Prisonnier Riku », le jeune homme n’est clairement pas le seul à briller dans ce volume. Rénoma, aussi dangereux que charismatique, est absent pour le moment, ce qui permet à des figures secondaires comme Amano et Matsuo de briller. On s’attache alors de plus en plus à ceux qui étaient jusqu’ici des bourreaux pour Riku, mais qui deviennent progressivement une véritable famille. Par le biais de ces personnages, Shinobu Seguchi parvient à donner une profonde humanité à son titre malgré le déferlement de violence opérant dans ce volet.


Dans ce volume, un allié de choix en la personne d’Eda s’illustre pleinement. Nous l’avions déjà remarqué dans les précédents volets, mais sans apprécier le véritable potentiel du personnage, c’est désormais chose faite puisqu’Eda se montre aussi fort qu’attachant grâce à sa droiture et à sa condition d’ami de Riku imposée dès son apparition dans le tome. Il est appréciable de voir que le titre ne tourne pas autour que d’une violence psychologique marquée par la solitude du héros qui s’est finalement vite trouvé de précieux alliés.


Beaucoup d’humanité, de morale, mais aussi une grande violence caractérisent ce tome. C’est la première fois qu’une véritable bataille éclate et pour le coup, la série n’aura jamais été aussi sanglante. Les coups pleuvent, et les recevoir n’est pas une bonne chose puisque les personnages se retrouvent rapidement défigurés par le sang, et Riku ne fait pas exception à cette règle. D’ailleurs, le passage le concernant est très fort, voire choquant, tant il est rare de voir un héros de shônen d’action tant atteint par la violence. Heureusement que les efforts du jeune homme sont récompensés de manière humaine, comme nous le prouve ce début de tome.


Avec ce troisième tome, Prisonnier Riku confirme définitivement toutes ses qualités et représente ainsi un shônen classique par la morale qu’il dégage, mais impactant par sa manière de la mettre en scène et par la violence qu’il impose. La publication d’Akata est une réussite et se doit de figurer dans toute mangathèque qui se respecte, car Riku pourrait bien être la bouffée d’air frais qu’il faut à tout lecteur de titre d’action.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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