Prison School Vol.15

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 29 January 2018

Emprisonnée avec Mari et Kiyoshi, Chiyo fait une terrible découverte : sa sœur serait une trainée et ferait du charme à son bien-aimé ! Chiyo se dévergonde à con tour et propose à Kiyoshi de la palper. Au-delà du dilemme du bien ou du mal, sachant que la demoiselle n'est clairement pas dans son état normal, une autre question s'impose : comment agripper les nichons de la jeune fille ?


L'arc centré sur l'emprisonnement des membres du Conseil Clandestin s'est permis un petit détour dans le tome précédent, en présentant une Chiyo prête à changer pour ne pas voir Kiyoshi tomber entre les seins et les mains de sa sœur. Un énorme malentendu grivois comme Akira Hiramoto sait en faire, évidemment, mais qui amène un sacré développement de la jeune fille... ou pas. On s'y attendait un peu, tout est prétexte à une avalanche de gags et de jeux de mots, hilarant à la lecture, mais qui ne fait pas vraiment avancer l'intrigue. On retiendra aussi le développement dans la relation entre Chiyo et Mari, et une séquence débilo-sensuelle où l'auteur s'en est donné à cœur joie.


Par la suite, les préparatifs de l'évasion de Mari se poursuivent et permettent de penser que l'arc approche doucement, mais sûrement de sa fin. Le reste du volume se scinde alors en deux tonalités : d'une part une ambiance sérieuse et intense en ce qui concerne Mari, ses projets et sa rivalité avec Keito qui garde quelques mystères (et qui nous sort l'un des titres de chapitres les plus fameux que l'art du manga ait pu faire : « La foufoune de Pandore »), et l'entrée en action des garçons qui, tome après tome, semblent perdre leurs neurones. C'est bien de leur côté qu'on rit le plus tant le récit enchaine les situations débiles, achève cette histoire surréaliste de fusée, et permet à l'absurdité de la série d'atteindre son paroxysme lorsque le groupe passe à l'action. Un passage qui renoue alors avec les temps forts du début de la série tant on y trouve une sorte d'adrénaline dans la mise en œuvre des plans du groupe, et un aspect totalement couillon comme sait si bien le faire le titre, lui conférant une identité hybride unique.


Pourtant, à côté de ça, on ne peut s'empêcher de penser que le récit est parfois un peu lent. L'arc s'étend maintenant depuis pas mal de volumes et on souhaite de plus en plus passer à autre chose, une situation qui permettrait au titre de se renouveler. Non pas que Prison School ne remplisse plus son office, loin de là, mais on reste persuadés que l'auteur est suffisamment inventif pour se renouveler encore et encore, bien qu'il évite la redite des gags tout en conservant leur délicieuse beauferie.


Pourtant, la fin du tome vient ne piquer là où on ne l'attendait pas avec le retour d'une Hana qui, peut-être, jouera un rôle majeur par la suite, une belle promesse sachant qu'on pouvait regretter la mise en retrait de la demoiselle, au cœur d'une love-story invraisemblable et qui la dépasse.


Reste que la fin de l'arc semblant imminent, on attend la suite avec une certaine curiosité, et on ne boudera jamais la série tant celle-ci parvient toujours à faire rire. A ce titre, on ne cessera de le redire, merci, Florent Gorges pour sa traduction qui puise habilement dans les « richesses » de la langue de Molière.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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