Princesse et la Bête (la) Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 03 October 2019

En participant au sauvetage de la jeune princesse Tetra et en faisant prendre conscience à la Reine qu'elle a mal tenu son rôle de mère, Salifie a assurément gagné des points, tout en restant elle-même. Tant et si bien que la souveraine de Sable finit par accepter que la jeune humaine fasse la bénédiction de son bébé le prince héritier, tant elle a su prouver sa valeur à ses yeux. Une nouvelle fois, notre héroïne a su montrer des qualités permettant de surpasser sa condition d'humaine dans ce monde de démons, et son rôle de "reine de substitution" démarre bien, au grand dam du chancelier Anubis. Néanmoins, toute cette affaire pousse forcément Salifie et Léo à s'interroger sur un autre point: que se passera-t-il, le jour où Salifie sera devenue reine à part entière, où Léo sera un roi entièrement digne, et où notre héroïne devra alors offrir un héritier au Roi ?

La première épreuve de Salifie en tant que "reine de substitution" s'achève sur ces interrogations plutôt intéressantes, dans la mesure où elles mettent en avant un sujet délicat supplémentaire entre nos deux héros, mais surtout où elles permettent quelques nouveaux petits approfondissements, que ce soit sur l'enfance de Léo aux côtés d'un père qui semblait le détester à cause de son métissage, sur l'énigme de ce père qui semblait parfois dérangé, ou sur la façon dont fonctionne le métissage entre espèces selon la force du sang. Mais surtout, Yu Tomofuji, dans cette fin de partie, affirme de plus belle toute la confiance et les sentiments que se portent le souverain et sa normalement future reine humaine, via quelques pages toujours aussi tendres.

Après un premier tiers concluant donc assez bien l'arc de Sable, le chapitre suivant sonne comme un petit aparté, en attendant le lancement de la deuxième épreuve de Salifie en tant que "reine de substitution". A l'occasion de la fête des moissons, voici que notre héroïne, sur conseil d'Amito, souhaite cuisiner quelque chose pour son cher roi. Mais Ottary, le chef des cuisines, acceptera-t-il ça ? On observe avec intérêt les habituels efforts de Salifie qui ne rechigne pas à la tâche, et qui montre à nouveau un don pour changer petit à petit les autres, ici Ottary ou tout simplement Léo, le tout sous l'oeil d'un Anubis désappointé... Quelle nouvelle épreuve le chancelier trouvera-t-il alors pour la jeune fille ?

La réponse arrive dès la deuxième moitié du tome avec le lancement d'un nouveau challenge: rendre visite à une troupe de soldats qui ne l'a jamais vue et qui pourrait donc avoir des préjugés belliqueux sur son statut d'humaine. Un début challenge intéressant sur plusieurs points. Tout d'abord, parce que la mangaka y distille déjà quelques enjeux supplémentaires autour de la succession dans la ville que Salifie doit visiter. Ensuite, parce que notre héroïne, cette fois-ci, sera seule: Léo ne peut l'accompagner dans cette épreuve car il est retenu dans un autre pays, Anubis ayant évidemment bien calculé son coup... La jeune fille saura-t-elle alors prouver sa valeur sans aide ? Enfin, parce que Tomofuji installe un nouveau personnage intéressant: Lantbert, issu du territoire autonome des hyènes, et venant se présenter pour être capitaine de la garde de Salifie, non sans montrer toutes ses ambitions de monter vite en grade. Lant, comme l'appelle Salifie, se présente vite comme un personnage assez ambigu, car au-delà de son statut de garde du corps il se montre non seulement plutôt mal élevé, mais aussi très ambitieux, une ambition qu'il ne cache aucunement. Qui plus est, suite au passif de peuple des hyènes que l'on est brièvement amené à découvrir, personne ne veut lui faire confiance, et lui-même semble parfois faire exprès de susciter ce manque de confiance... Face à lui, quel comportement notre chère Salifie, peu encline aux jugements hâtifs, aura-t-elle ?

Une fin de partie intéressante, un petit chapitre de transition sympathique, et le début prometteur de la deuxième épreuve: la lecture reste ici bien équilibrée et plaisante, Yu Tomofuji sachant bien camper ses personnages, et continuant de distiller ça et là des petits approfondissements rendant son univers toujours aussi efficace.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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