Princesse et la Bête (la) Vol.14 - Actualité manga

Princesse et la Bête (la) Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 29 July 2021

La machination silencieuse du discret juge Seto a atteint son point culminant: à l'occasion d'un discours public, sans contrôler quoi que ce soit, le roi Leonhart a soudainement perdu son apparence de démon, pour laisser apparaître aux yeux de tous son allure humaine due à son hybridité. Dans la foulée, le juge cherche à profiter du choc pour accuser Léo d'imposture et revendiquer la légitimité du trône. Dans cette situation qui menace de tomber dans le chaos et qui laisse tout le monde abasourdi, Salifie, de retour de son voyage, a tout juste le temps de surgir dans les airs pour emporter avec elle Leo, afin qu'il ne tombe pas entre les mains de Seto et de ses autres poursuivants. Mais le choc est si fort pour le roi d'Osmalg, habituellement si fort et déterminé, qu'il a perdu toute sa verve et se montre totalement abattu et amorphe. Salifie va donc, plus que jamais, devoir prendre les choses en mains pour le sortir de sa torpeur, d'autant que la situation est urgente puisque Seto, installé en nouveau souverain "temporaire", entame déjà une politique radicalement différente et aucunement pacifique...

Ourdi dans l'ombre depuis déjà plusieurs volumes, le complot de Seto est donc enfin bel et bien lancé depuis la fin du tome 13, en se plaçant donc comme l'ultime menace de la série puisque, rappelons-là, La Princesse et la Bête s'achèvera avec son tome 15. Ici, on assiste donc à une véritable montée de tension empreinte de chaos, de par ce coup d'état du juge et cette révélation sur l'apparence humaine de Leo qui laisse tut le monde médusé. Dans ce climat très tendu, Seto lance donc sa propre manière de diriger, d'une façon autoritaire qui ne laisse le choix à personne, les plus fidèles partisans de Leo et de Salifie (Lant et Jörmungand en tête) étant clairement menacés et sommés de se tenir à carreau s'il n'acceptent pas de se ranger du côté de Seto... Dans ce cadre, plus d'un personnage va devoir affirmer ses choix, et entre ceux qui restent fidèle au roi Leo déchu et ceux qui se rangent du côté du Juge, Yu Tomofuji gère très bien les choses. Entre autres, on adorera la verve presque provocatrice d'un Lant qui fera tout pour sa maîtresse, la dignité et la fidélité de Jörmungand envers son souverain qui lui a tant apporté (c'est même l'occasion d'entrevoir un peu plus le passé de Jör en tant que membre du peuple reptile, peuple qui fut tant bafoué avant l'arrivée de Leo), l'amitié d'Amito pour Salifie ainsi que son amour pour Jörmungand qui la poussent elle aussi à agir par ses propres moyens... Tout comme on reste toujours intéressé par le choix du chancelier Anubis, personnage très ambivalent depuis le début et qui a sans doute encore des choses à montrer, surtout au vu de la toute dernière page.

De son côté, Salifie, épaulée par ses quelques alliés, va avoir fort à faire pour sortir Leo de sa torpeur, d'autant qu'elle se frotte vite aux horreur de la politique de fer installée par Seto: un système de classification des espèces interdisant à deux êtres d'espèces différentes de se côtoyer, quitte à utiliser la pire des violences pour ça. Un régime autoritaire qui, alors, va totalement à l'encontre de l'objectif d'harmonie que Leo a toujours tâché d'installer au fil de son règne...

"Je souhaitais un royaume où chacun pourrait vivre libre quelle que soit son origine."

Pour aider Leo à se relever, une seule solution: vérifier ses origines que lui-même ne connaît pas exactement, afin de démontrer sa légitimité. un tâche qui occupera alors une bonne partie de la fin du volume, avec une infiltration dans le château, la découverte d'un personnage très particulier et, surtout, l'arrivée au bon moment des informations tant attendues sur les secrets de la naissance de notre héros. Le résultat est tout à fait prenant et convaincant, d'autant plus que, tout au long de sa quête pour sauver Leo et le royaume, Salifie conserve tout le charme qui la caractérise. Une vraie force de caractère, notamment quand Léo risque de céder à la facilité sous prétexte de vouloir aller vivre loin de tout ça avec celle qu'il aime. Mais aussi, toujours, une belle empathie empreinte de douceur qui transparaît chez elle, ne serait-ce que quand elle prend dans ses bras ce prêtre qui a sacrifié son existence et sa mort pour préserver le secret du roi. Mais on appréciera tout autant les élans de bravoure de personnages comme Lant et Jörmungand, ainsi que le réveil d'un roi bien décidé à ne pas laisser l'harmonie qu'il a construite se faire détruire. Sans oublier, enfin, un petit focus nécessaire sur l'antagoniste Seto pour le comprendre un peu plus, lui qui a beaucoup souffert de son apparence.

"Quelle que soit son espèce, chacun doit pouvoir être fier de ce qu'il est... Et personne n'a le droit de traiter l'autre avec mépris. Un pays se doit d'être un lieu où tout le monde a le droit au respect."

Pleinement entré dans sa phase finale, le récit d'aventure/fantasy de Yu Tomofoji ne déçoit donc aucunement ici. Riche en rebondissements, en révélations et en tension, tour à tour épique et touchant, cet avant-dernier volume nous happe d'un bout à l'autre, en nous laissant sur de fortes attentes pour la conclusion dans le prochain tome.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






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