Platinum End Vol.7 - Actualité manga

Platinum End Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 16 Avril 2018

Critique 2


Le duel opposant l'équipe de Mirai à Metropoliman monte en intensité. Le héros est parvenu à neutraliser son adversaire au poison dangereux, mais il est désormais à la merci de son plus grand ennemi qui est prêt à tirer sa flèche blanche. Bien que Hajime ait rejoint ses rangs, Mirai reste en difficulté...


Le grand duel opposant nos héros à Metropoliman se poursuit. La surprise vient du schéma de cette confrontation qui a de grands airs de combat final : certains personnages meurent, l'antagoniste dévoile ses motivations, et les victoires sur les sous-fifres de ce dernier rappellent vraiment la tournure d'un affrontement décisif. Pourtant, la série se poursuit au Japon, il est donc plus que probable que Platinum End nous réserve d'autres surprises, passé ce combat.


Ce grand affrontement a donc quelque chose d'intéressant dans son schéma qui fait doucement monter une certaine intensité. Un bon plan sur le papier, mais, encore une fois, gâché par moult défauts. Le premier sera d’ordre narratif, la mise en scène de Takeshi Obata étant particulièrement confuse. Le style de l'auteur étant maintenant ultra-détaillé, celui-ci tente de créer du spectaculaire et de la tension par ses planches, mais il est parfois difficile de comprendre ce qui se passe, en particulier sur la première moitié du tome.


Pour le reste, c'est entre rebondissements prévisibles et surenchère dans le grotesque que les auteurs continuent de noyer leur série. Un retournement de situation majeur a lieu, retournement qu'on voyait venir à des kilomètres. Difficile alors d'être attristé par la mort du personnage qui aura pour seul effet de faire écho au discours de Metropoliman sur son passé et ses ambitions.


Le tome entier aurait alors pu se rattraper sur son antagoniste. La volonté des auteurs est de proposer une opposition manichéenne entre le bien et le mal, symbolisés par un Mirai pur au point d'être naïf à tout instant, et un Metropoliman mégalo à souhait. Du côté du héros, c'est bien simple : Mirai agace en permanence et quand bien même on comprend la volonté des mangaka, cela ne calme pas l'envie de coller des baffes au héros.


Le bilan autour de Metropoliman est plus nuancé dans ce tome. L'idée d'un ennemi d'une mégalomanie extrême semblait être sauvée par un développement du volume qui sublime cet être complètement absurde par ses ambitions, par rapport à son passé avec sa sœur. Dès lors, on était prêt à accepter le personnage qui semble être un concept de manichéisme. Sauf que le scénario de Tsugumi Ohba souille juste après cette idée par un discours sur l'égalité qui, plus qu'absurde, devient grotesque puisque n'a aucun sens. La mégalomanie de Kanade ne fonctionne donc plus, et le tome est tombé au plus bas...


Et c'est bien le plus frustrant : Platinum End a quelques très bonnes idées, et Takeshi Obata possède un style désormais très dense (bien qu'il ne plaise pas à tous, mais là, c'est surtout une question de goût par rapport à ce que l'auteur faisait avant). Mais la série continue de cumuler les défauts, de se saboter elle-même avec des idées complètement grossières, et de créer une ambiance faussement complexe qui ne trompe désormais plus grand monde... Seul espoir pour la suite : cette volonté de faire connaître les ambitions de Metropoliman au grand public, et cet étrange personnage qui s'est échappé de l'affrontement. Reste à voir ce que ça donnera, car, pour le moment, la dégringolade continue.


Critique 1


Mirai fait face à Fuyuko, l'une des "disciples" de Metropoliman qui continu à vouloir répandre la mort autour de lui! Notre jeune héros est face à un dilemme: tuer la psychopathe qui menace de répandre un poison mortel ou l'épargner, en accord avec ses principes de ne tuer personne ne prenant le risque que des innocents meurent par sa faute...


Le tome précédent, tout comme le précédent encore, ont contribué à faire grandement descendre la série dans l'estime des lecteurs, par des choix narratifs plus que douteux et des personnages excessifs, bien loin des nuances de Death Note, la précédente série des deux auteurs. Ce tome est malheureusement dans la même veine... il se veut profond, mais les personnages ne parviennent qu'à agacer encore un peu plus les lecteurs! 


A commencer par Mirai avec son insupportable incertitude...le temps qu'il prenne sa décision (qu'il ne prendra pas au final), les autres personnages ont le temps de faire des dizaines de choses...une temporalité narrative très mal gérée qui fait perdre toute crédibilité à la scène. Durant cette première partie, c'est bien simple, le peu de sympathie qui nous restait encore pour Mirai a totalement disparu face à cette naïveté navrante. Les auteurs veulent nous faire croire à un dilemme de conscience, mais cela ne fonctionne pas du tout! 


Ajoutez à cela une mise en page assez peu lisible, rendant l'action peu compréhensible...et le tome débute plus que mal! 


Au moins cette première partie aura des conséquences et va déboucher sur quelque chose d'intéressant...à l'inverse du reste du tome! 


En se débarrassant de certains personnages, les auteurs font avancer la trame générale et évitent la "surpopulation" de leur titre, en se centrant uniquement sur les personnages essentiels. 


S'ensuit alors un interminable débat sur la justice, la vie et la mort, l'égalité...jusqu'à la fin du tome! C'est long et pénible! Là où le tandem Ohba / Obata était parvenu à nous passionner avec des débats idéologiques dans Death Note, il ne parvient qu'à nous ennuyer dans Platinum End, avec des discours convenus, des personnages bien trop clichés et trop peu attachants. 


Et ce n'est pas le flash-back sur Kanade, alias Metropliman, censé nous expliquer ses motivations qui va y changer quoi que ce soit, bien au contraire! 


Plus on avance dans ce titre et moins il parvient à nous retenir, à titiller notre curiosité, il sombre dans les méandres de la médiocrité et on a de plus en plus de mal à reconnaître les auteurs qu'on a tant appréciés il y a de cela des années! 


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

6 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Erkael

8 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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