Platinum End Vol.3 - Actualité manga

Platinum End Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 31 January 2017

Critique 3


Faisant le point dans la chambre de Saki suite au passage au stade qui a tourné à l'horreur, nos héros ont la surprise d'être approchés par un homme mystérieux, qui se présente comme un candidat, et qui leur demande de le faire rapidement entrer, quitte à vérifier avant, avec une flèche rouge, qu'il n'a pas d'intentions hostiles. Est-il un allié ou un ennemi ? Pas vraiment de suspense, à vrai dire.

Après un début de deuxième volume qui présentait Saki, le début de ce troisième tome voit encore arriver un nouveau personnage. Mais là où Saki restait (et reste toujours) désespérément lisse, fade et passive (c'est à peine si elle parle, celle-là...), le dénommé Nanato Mukaidô s'offre une entrée en scène bien plus remarquée. On découvre d'abord en ce nouvel allié un homme plus mûr puisqu'il est adulte et père de famille, mais également un homme dont le temps est compté et qui souhaite tout faire, avant de mourir, pour éliminer la menace Metropoliman dont il ne veut absolument pas comme nouveau Dieu. Cet homme offre un cas intéressant : contrairement à Mirai qui souhaitait simplement se suicider au départ, Nanato n'a pas perdu son envie de vivre, mais c'est tout simplement la vie elle-même qui lui échappe. Dès lors, il affiche une certaine force de vie, et s'il dérobe et utilise ses pouvoirs, c'est surtout pour le bien de ses proches. Tout au long du tome, Nanato se montrera comme un très précieux allié pour les passifs Mirai et Saki, car il va analyser nombre de choses, et c'est lui qui sera à l'origine de la grande majorité des idées du petit groupe pour tenter de neutraliser Metropoliman. On peut dire sans mal que même si son approfondissement reste très classique, il apporte un petit coup de boost dans le groupe... mais ce coup de boost sera-t-il suffisant pour enfin faire décoller la série ? Pas si sûr...

En effet, pendant que le trio fait mieux connaissance, un nouvel événement vient perturber les choses : Mimimi, une jeune tueuse de collégiennes jusque là emprisonnée, s'est soudainement évadée miraculeusement et reprend déjà ses macabres meurtres... A-t-elle un lien avec Metropoliman ?
A ce sujet, une nouvelle fois iles auteurs préfèrent annihiler tout suspense d'emblée sur Mimimi, puisqu'on la voit dès le départ en compagnie de Metropoliman. Ce choix de ne pas jouer sur le mystère aurait pu permettre à Ohba et Obata de réellement travailler l'opposition entre la stratégie de nos héros et celle de Metropoliman, mais malheureusement les deux mangakas préfèrent vite jouer dans un autre créneau : un peu de sexe, du sang, des meurtres d'adolescentes innocentes... et à l'instar du tome 2, c'est la question "pourquoi ?" qui domine, car concrètement, sans atteindre les aberrations du précédent volume, ces scènes semblent bien gratuites en entretenant une ambiance vaguement "kikou-dark". Cela donnera probablement l'impression à un jeune public de lire un truc mâture, mais ça aurait été mieux de réellement travailler les choses pour offrir un manga mûr.

Pendant que Mimimi, cette espèce de nympho-lesbo-psychopathe de pacotille, s'adonne à ses loisirs, on se tape un volume en partie bien mollasson, où le méchant se contente de faire un nouveau plan pour pousser les autres candidats à agir, et où nos héros se contentent de se préparer sous la houlette de Nanato, tandis que tout le monde semble déjà se foutre de ce que Metropoliman a commis dans le tome précédent (plus personne n'en parle hormis nos héros). Et ce qui est le plus gênant, c'est surtout que, concrètement, ce tome 3 suit un schéma très similaire à celui du tome 2 : l'arrivée d'un nouvel allié au début, puis tout le reste du tome où Metropoliman fait ses nouvelles manigances pour attirer les autres candidats à lui. Ou la paresse scénaristique d'Ohba dans la construction de son récit... D'autant que l'ensemble du volume, hormis pour l'arrivée de Nanato et pour les dernières pages annonçant ENFIN un affrontement intéressant, ne fait aucunement avancer l'intrigue.

On pourra alors se consoler avec les nouveaux petits approfondissements que le récit balance par-ci par-là.
On découvre avec intérêt le tableau des anges, ainsi que certains anges eux-mêmes. Comme Bare, un ancien ange suprême recalé en rang 1, cultivé, et qui connaît tout sur les anges et les dieux. Ou Meiza, qui serait l'ange de Metropoliman : un ange ambitieux qui serait passé directement du rang 0 au rang suprême... et l'on note qu'Ohba invente soudainement le rang 0, balancé comme ça juste dans une case.
Egalement, certaines règles continuent de se peaufiner un peu. Par exemple, on apprend que tuer un candidat avec des objets créés par l'homme ne fait pas perdre le droit de devenir Dieu, ou on découvre des façons différentes d'utiliser les flèches sur les autres, voire de les combiner. Par contre, euh, il paraît que même sous l'emprise de la flèche rouge, un individu refuse de se suicider, mais c'est pourtant ce que la tante de Mirai a fait dans le tome 1... Vive l'énième incohérence/facilité.
On reste aussi intéressé par la possible évolution de Mirai. Pour l'instant, il reste entièrement fidèle à ses principes : il ne veut tuer personne, ne pas faire de mal aux gens... Mais pourra-t-il tenir indéfiniment ses principes, surtout si un jour sa chère Saki était en danger ? Sur ce point, le prochain volume pourrait être très prenant.
Enfin, le plus prometteur reste sûrement ce qui est proposé pendant quelques pages : un début d'approfondissement sur l'homme se cachant sous l'identité de Metropoliman. On découvre un peu son quotidien, sa façon d'être, son voeu secret, l'une de ses profondes blessures, et l'on devine dès lors qu'il a sûrement des raisons d'agir tel qu'il le fait. A voir si le récit saura exploiter cela à sa juste mesure par la suite.

En attendant, on a un volume moins aberrant que le précédent, mais encore très paresseux, doté d'un rythme encore trop mou, d'une construction beaucoup trop facile et basique, et d'enjeux qui se consolident difficilement.


Critique 2


Après l’événement qui s'est joué au stade, Mirai et Saki sont désormais sûrs que le candidat qui se fait appelé "Metropoliman" est dangereux et en veut à leurs vies. Deux candidats y ont laissé les leurs, ainsi qu'une jeune fille.
Maintenant il faut trouver une solution pour éliminer ce criminel n'hésitant pas à sacrifier des innocents. C'est alors que nos héros sont approchés par un autre candidat prêt à tout pour les aider...Et il faudra faire vite puisque l'évasion d'une tueuse en série va précipiter les choses!

Suite aux événements plus que surprenants du volume précédent, les auteurs semblent vouloir repartir sur un titre plus mature et psychologique, mais qu'on se le dise, le délire "sentai" va continuer et va même s'ancrer encore davantage. Maintenant que ceci est intégré, aussi étrange que cela paraisse pour un tel titre, on le prend avec le sourire et on se dit qu'après tout cela apporte une touche de fraîcheur supplémentaire!
Mais la principale nouveauté de ce tome c'est l'entrée en scène d'un candidat qui va s'allier à nos deux jeunes héros, et qui plus est un candidat à la personnalité vraiment intéressante!
Concernant son histoire on est un peu sceptique, on ne sait pas trop si on doit s'attacher ou non à ce personnage, s'il ne sera que de passage ou s'il va rester un long moment; mais ce qui est sur c'est qu'il apporte une véritable dynamique: loin du caractère incertain des adolescents que sont nos héros, il se veut actif et c'est à lui qu'on doit tous les plans mis en œuvre par le trio dans ce volume.

L'autre élément le plus important de ce volume est sans conteste Micubic, la tueuse en série qui s'en prend aux jeunes filles. Ici elle ne sera qu'un instrument dans les mains de Metropoliman, aussi inquiétant que dérangé, mais elle tiendra cependant une grande place dans le tome. Elle en devient clairement l'élément le plus dérangeant, la gratuité avec laquelle elle tue vient poser un problème, faisant de cette série un titre à ne pas mettre entre toutes les mains. Et les scènes de sexes qui sont ajoutées par les auteurs viennent encore confirmer tout ça... Ainsi alors que cela passait dans les deux premiers tomes, avec ce troisième opus le titre perd son caractère grand public (d'ailleurs les scènes de sexes ne servant en rien l'intrigue ne semblent être là que pour que les auteurs affirment leurs volontés de faire un titre "mature").

Au milieu de toute cette action de tous ces éléments orgiaques, de sang et de sexe, le fait que Metropoliman se dévoile, qu'on le découvre dans sa vie de tous les jours, vivant a priori une vie tout ce qu'il y a de plus banale pourrait presque passer à la trappe. Et pourtant les auteurs nous dévoilent un pan essentiel de ce monstre ordinaire, qui n'est pas sans rappeler Light de Death Note.

Enfin, point noir de ce tome, on notera quelques facilités que s'accordent les auteurs comme le fait que Nanato retrouve nos héros un peu facilement, que ce dernier, comme par hasard, possède des armures pouvant passer pour celles de héros de sentais...Ohba et Obata ne semblent pas vouloir s'attarder avec les détails...

Un troisième opus dans la continuité des précédents, à la fois prenant et surprenant, confirmant le talent des auteurs, mais tombant cependant un peu dans une certaine facilité.


Critique 1


La confrontation contre « Metropoliman » au stade Jinbô s’est soldée par un véritable carnage puisque trois candidats des anges ont trouvé la mort, dont une enfant. Mirai et Saki sont les cibles d’un cruel dilemme, car s’ils sont pacifiques et ne projettent pas vraiment de devenir Dieu, il est difficile de laisser Metropoliman agir comme bon lui semble. C’est alors que surgit face à eux Nanato Mukaidô, un homme victime d’un cancer en phase terminale et candidat qui a choisi de faire le bien jusqu’à l’heure de son trépas. Grâce à ce nouvel allié, nos héros peuvent réfléchir à la manière de contre-attaquer face à l’ennemi, mais c’est sans compter que ce dernier recrute une psychopathe pour attirer leur attention…

Après le volume précédent particulièrement déroutant par les délires sentai des deux auteurs, la série repart sur les bases qu’elle a démontrées dans son premier opus, et prend même une orientation intéressante en apportant à Mirai et Saki un allié de choix en la personne de Nanato Mukaidô. Bien que son histoire paraisse très classique, le nouveau venu relance véritablement la dynamique du groupe, ne serait-ce parce qu’il est le seul à proposer de véritables plans d’action, rendant la fine équipe moins passive et forcément plus intéressante à suivre. Toutefois, l’épée de Damoclès qui flotte au-dessus de Nanato a de quoi interpeller : le personnage sera-t-il seulement de passage ? Voilà une tension supplémentaire qui a de quoi pimenter la suite du récit.

Le reste du volume se concentre de manière indirecte au combat contre Metropoliman qui fait appel à une psychopathe pour attirer vers lui les autres candidats. Si l’idée est très bonne, puisqu’elle aboutit à un véritable assaut contre l’ennemi sur la fin d’opus et génère un climax assez intense, on regrette que Obata et Ohba repartent dans des délires qui leur sont propres. Cherchant fortement à montrer que leur titre est pour un lectorat mature, ils n’hésitent pas à intégrer au récit de la violence et du sexe, ce qui ne fonctionne pas dans ces pages et permettra simplement aux lecteurs moins âgés de faussement penser qu’ils ont affaire à un manga pour adulte. Et c’est totalement le cas puisque le sort de Micubic, la tueuse en question, est synonyme du manque d’intérêt du personnage et son rôle, celui de proposer quelques émotions fortes sur un laps de temps court.

Finalement, la phase la plus passionnante de ce troisième opus est celle qui entoure Kanade Seiryû, véritable identité de Metropoliman, dans son quotidien. Clairement, c’est un antagoniste ambigu qui apparaît tant il est difficile de penser qu’il est pourri jusqu’au bout, un développement là aussi assez classique, mais qui s’avère réussi tant l’ennemi possède un certain charme par l’esthétique qui l’entoure.

Globalement, c’est donc un tome divertissant qui s’offre à nous, proposant de bonnes avancées grâce à l’intervention de Nanato Mukaidô et un développement sommaire de Metropoliman, mais consterne aussi par le côté faussement sombre appuyé par un personnage destiné à séduire les pré-ado avant tout, donnant au récit une impression de fausse psychologie. On continue de suivre Platinum End avec un certain plaisir, mais s’ils se retenaient sur leurs délires, Obata et Ohba pourraient proposer un manga mieux mené.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

9 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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