Père & Fils Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 23 March 2016

Critique 1


Herboriste itinérant et vagabondant sur les routes d’un Japon rural, Torakichi a pris une importante décision à la mort de sa femme : emmener avec lui son fils, le petit Shiro. Mais rien ne va être simple pour ce père veuf, car ce dernier n’a jamais vraiment partagé de moment avec son rejeton, aussi la notion même de « père » lui paraît abstraite. Difficile alors pour lui de comprendre son enfant et de répondre en permanence à ses besoins, surtout que tous deux voyagent sans arrêt sur les routes du pays nippon. Pourtant, cette traversée pourrait bien être initiatique et permettre à ce père et son fils de comprendre réellement leurs liens…

Ki-oon nous propose un titre étonnant en ce mois de mars. Père & Fils est l’œuvre de Mi Tagawa, une mangaka qui signe sa première œuvre et qui, mère d’un enfant, semble particulièrement attachée à la notion de famille. Quoi de plus étonnant alors de retrouver ce thème au cœur même de cette première œuvre, sans compter que l’histoire présente trotte dans la tête de l’artiste depuis son adolescence. Par conséquent, rien de surprenant à ce que ce premier tome brille de tendresse et que le voyage de Torakichi et de Shiro nous happe le temps de ces quelques pages…

Par ce premier tome, l’œuvre prend la forme d’un voyage initiatique pour le héros et son rejeton. Torakichi écume les destinations dans le but de mener à bien son travail d’herboriste, le tout en apprenant à comprendre son enfant et se comporter en père digne. Le propos premier du volume séduit directement puisque le ton est rapidement donné : Torakichi a perdu sa femme et il semble complètement déphasé en tant que géniteur. Les premières interactions qui nous sont montrées de lui et de Shiro ne sont d’ailleurs pas celles qu’on imagine d’un père aimant et de son enfant, à juste titre puisque le protagoniste tel qu’il nous est présenté au départ est un papa dérouté par le rôle qui lui incombe, meurtri par la perte de l’être aimé et souffrant du poids des regrets pour ne pas s’être occupé de sa famille comme il aurait dû.
Dès lors, le voyage initiatique concerne deux individus : Torakichi qui va être amené à comprendre son enfant, et Shiro qui va s’habituer à la présence de ce géniteur qu’il n’a que peu connu, et considérer celui-ci comme un père véritable. Chaque chapitre du volume (ou presque) présente une destination, une histoire ou des rencontres, servant à mettre en avant ce binôme attachant et à le faire aller de l’avant. Mi Tagawa parvient alors à dépeindre avec sincérité l’union entre un père et son fils, l’affection innée que l’un a pour l’autre, mais aussi la difficulté à assumer un rôle de figure paternel. Pourtant, le ton du récit n’est pas noir, loin de là. Torakichi apprend de ses erreurs, cherche à ne pas reproduire les faux pas qu’il a commis dans le temps, le tout en apprenant à comprendre l’amour sincère qu’un père peut ressentir pour son fils. Et réciproque pour le jeune enfant qu’est Shiro, il passe à nos yeux du gamin braillant de manière répétée à l’image d’un enfant qui a besoin de son géniteur pour avancer, et c’est bien ensemble que tous deux avanceront. Le parcours que l’on suit dans Père & Fils est incroyablement tendre et émouvant, il est parfois grave sans être dénué d’humour à d’autres instants, et il témoigne surtout de la sincérité du message de la mangaka qui propose sa vision de la famille, ceci à travers un message doux et optimiste.

En parallèle, Mi Tagawa développe toute une thématique autour de la botanique et de la pratique de l’herboriste qu’est Torakichi. Le titre se révèle alors très instructif sur les différentes plantes qui parsèment les routes du Japon et les effets produits, ce qui ajoute un intérêt indéniable à l’œuvre et une dimension rurale qui confère au tout un charme très marqué. Il est d’ailleurs intéressant que cette thématique va de pair avec l’axe chronologique de l’œuvre qui n’est pas réellement explicite. Sommes-nous en 2014, année de sortie de la série, ou quelques décennies avant ? Père & Fils n’est donc pas un titre ancré dans le temps, il ne s’intéresse pas forcément à son époque et met en avant bien des points, que ce soit l’harmonie entre l’homme et la nature ou encore la beauté des sentiments.

Pour dépeindre son œuvre, la mangaka présente un trait qui peut sembler classique de prime abord. Le design des personnages n’a rien de très percutant, il est même fin et très ordinaire. Il faut passer outre cet aspect du style graphique pour en comprendre toute sa beauté, car Mi Tagawa excelle dans l’art de présenter une ambiance, un cadre de vie et une sincérité. La composition visuelle est en effet pensée et travaillée sur différents plans, que ce soit pour présenter toutes les facettes de la relation entre Torakichi et son fils, ou présenter le duo dans les vastes étendues du Japon rural et ainsi accentuer notre dépaysement. Derrière ce trait classique se cache donc une patte expressive et poétique qui confère à l’œuvre une aura ainsi qu’une puissance lorsque de séquences plus touchantes entre cet herboriste et son enfant.

Le tout est servi par la très belle édition que nous sert Ki-oon. D’une part, la traduction de Géraldine Oudin est très convaincante tant elle est habile à retranscrire le ton de l’intrigue tout en retranscrivant les longues explications sur les plantes sans jamais perdre le lecteur. L’éditeur a mis les petits plats dans les grands dans la confection de l’ouvrage, cela se ressent d’une page par la présence des pages couleurs et la très bonne qualité d’impression, mais surtout par la présence d’une couverture imprimée sur un papier granuleux et pelliculé, ce qui donne une fière allure à l’ouvrage et un aspect solennel qui lui sied tout à fait.

Avec ce premier tome, Père & Fils démarre donc très fort et propose une amorce aussi bien dépaysante par le voyage de Torakichi et de son père que touchante par la relation dépeinte entre le père et son fils. L’alchimie prend très rapidement, dès les premières pages, et ne nous lâche plus jusqu’à la fin. C’est ému qu’on referme ce premier tome avec comme seule hâte de découvrir la suite de l’épopée familiale et rurale de ce binôme pas comme les autres !


Critique 2


Dans un Japon issu d'un passé fictif où les éléments de notre monde moderne n'existaient pas encore, Torakichi exerce le travail d'herboriste itinérant, sillonnant constamment les chemins du pays afin d'apporter à ses clients les remèdes d'apothicaire dont ils ont besoin. Ce travail occupe donc l'essentiel de son temps, si bien qu'il ne peut que rarement être chez lui pour profiter de son épouse Shiori et de leur jeune enfant, Shiro. Mais tout change le jour où Shiori décède. Le choix de Torakichi est alors difficile : peut-il se permettre d'emmener avec lui Shiro, son enfant qui vient de perdre sa mère, sans être sûr de pouvoir s'occuper de lui convenablement alors qu'il a été si souvent absent à cause de son travail ? Le jeune père choisit de confier le bambin à sa soeur Tatsumi. Mais deux ans plus tard, il change d'avis et revient chercher le petit garçon pour l'emmener avec lui sur les routes...

Débarquant en ce mois de mars 2016, le nouveau manga rayon de soleil des éditions Ki-oon se nomme Père & Fils, et est le tout premier manga de Mi Tagawa, une artiste déjà reconnue dans son pays en tant qu'illustratrice, et qui nous croque ici une oeuvre à la croisée de plusieurs chemins, à la fois dépaysante pour son aspect de voyage sur les routes ponctué de nombreuses rencontres dans un Japon passé, instructive pour ses nombreux détails sur les vertus des plantes et remèdes d'herboriste (dont la majorité sont toujours utilisés aujourd'hui), et, surtout, profondément humain via le portrait d'un père et de son enfant qui vont devoir apprendre à renouer un lien perdu.

Les choses comment vite et bien en nous plongeant dès les premières pages aux côtés de Torakichi alors qu'il a déjà retrouvé son fils de quasiment 4 ans et a déjà commencé à sillonner le pays avec lui, et l'on comprend facilement que la quête du jeune homme pour devenir un bon père sera difficile, puisqu'il se montre d'abord facilement colérique envers ce petit garçon dont il a du mal à cerner les différents comportements : ses pleurs très réguliers, ses insomnies, ses questions, son caractère curieux de tout, sa manière de prendre des choses sérieuses pour des jeux... C'est tout cela que Mi Tagawa croque en cet enfant. Et elle le croque avec un réalisme et une finesse aussi éblouissants que touchants, puisque la mangaka peut puiser sa source dans sa propre expérience de jeune mère de famille pour croquer de façon aussi bienveillante que lumineuse ce petit bout de chou que Torakichi devra chercher à comprendre et dont il devra cerner les besoins affectifs.

Mais le jeune homme n'y connaît rien aux enfants, et se demande s'il peut seulement apporter ce qu'il faut à ce petit garçon pour qui il a autrefois rarement été là. La reconstruction du lien parental sera par moments difficiles, mais elle sera aidée par un élément essentiel dans une vie : les rencontres, les confrontations aux autres, qui peuvent constamment nous faire grandir et évoluer. Pour Torakichi, il s'agit essentiellement de ses clients, personnalités souvent bien campées et attachantes qui lui permettront de prendre conscience de certaines choses peu à peu, mais aussi d'un voisin de chambre original en la personne de l'écrivain, ou tout simplement de ses autres liens familiaux que sont sa sévère, mais juste soeur Tatsumi, à qui il avait confié l'enfant pendant deux ans, et Kanoe, son frère un peu charlatan et exubérant, mais malin dans son genre quand il s'agit de tenter de faire prendre conscience de certaines choses à Torakichi. Chaque rencontre permet ainsi au jeune père d'ouvrir un peu plus les yeux sur ce dont a besoin son enfant : de l'attention, de l'affection... et pas forcément grand-chose de plus. Car si Torakichi a parfois le sentiment que rebâtir un lien avec son enfant sera délicat, est-ce réellement le cas si l'on se place du point de vue du petit garçon ? Une certitude se dessine alors peu à peu : tous deux encore meurtris par la disparition de Shiori, ils sont indispensables l'un pour l'autre. L'un est tout ce qu'il reste à l'autre, et vice versa, Mi Tagawa nous le fait comprendre à merveille et avec le plus grand naturel, tandis qu'en toile de fond nous apprenons par intermittences, via les souvenirs de Torakichi, à connaître cette femme et mère disparue qui a laissé derrière elle deux êtres meurtris, mais désormais unis.

Difficile, alors, de ne pas se laisser conquérir par ce portrait de personnages attachants et hauts en couleur, cette mise en valeur très humaine et lumineuse des liens familiaux, cette atmosphère de road trip dépaysant dans un Japon traditionnel ponctuée d'informations instructives sur les plantes, d'autant que Mi Tagawa sait très bien sublimer tout cela par sa plume enlevée. Aux personnages adultes très expressifs et dotés de visages et mentons un peu élancés répond la bouille adorable du petit Shiro, capable de passer par toutes les émotions, de nous attendrir par ses regards inquiets ou ses pleurs, de nous toucher par sa manière candide d'offrir des fleurs aux autres et aux jizo (ces pierres disséminées sur les bords des routes, d'où il pense que sa mère veille sur lui), de nous amuser par ses instants où il se montre très curieux (soif de découverte typiquement enfantine) ou par le petit cheveu sur la langue qu'il a parfois (bravo à la traductrice Géraldine Oudin pour ça)... A cela, il faut ajouter une autre figure récurrente, plus aérienne et finalement presque fantastique, celle d'Ieji, petit rapace épaulant constamment Torakichi et veillant à sa manière sur les deux personnages principaux.
Les décors sont suffisamment présents et apportent beaucoup à l'atmosphère traditionnelle/folklorique, et l'aspect fictif de ce Japon paraît hors du temps, nous rappelant l'aspect tout aussi intemporel et universel de la quête reconstructive de ce père et son fils. Le découpage est enlevé et profite régulièrement d'agréables petites trouvailles de mise en scène, comme à la page 5, ou quand le petit visage de Shiro empli de curiosité dépasse par dessus la table, ou à la magnifique scène de câlin de fin de tome, emplie d'une sincérité et d'un amour parental libérateurs.

Du côté de l'édition, c'est du tout bon. Comme déjà dit en partie, la traduction soignée fait des merveilles. Le papier épais et la bonne qualité d'impression rendent honneur au travail de Mi Tagawa, la première page en couleur est un plus toujours agréable, et la jaquette est superbe. N'oubliez pas non plus de lire les gags sous la jaquette, les parenthèses entre chaque chapitre qui amènent quelques petits approfondissements, et les informations données par la mangaka en fin de tome qui permettent notamment d'en apprendre un peu plus sur ses inspirations.


Critique 3


Ki-oon est un éditeur aux multiples facettes qui ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter : il peut nous proposer des shonens d'action fantasy de grandes qualités (Emblem of Roto ; Animal Kingdom…), ils possèdent un catalogue de survival horror fourni (King's game ; Re/member...), mais l'éditeur surprend surtout par les récits tranches de vie qu'il nous propose régulièrement depuis plusieurs années maintenant. Et le dernier arrivé en date n'est rien de moins qu'un petit bijou éblouissant !

Premier titre d'une jeune auteure, mais qui fait forte impression pour un premier essai, une jeune maman qui raconte la vie difficile, mais joyeuse malgré tout d'un père veuf et de son jeune enfant, et il fallait sans doute la sensibilité d'une femme pour trouver le ton juste entre pudeur, humour et gravité...

Torakichi est un herboriste itinérant, il passe de village en village pour apporter les remèdes à des patients qui ne peuvent pas forcément se déplacer, de fait il passe la majeure partie de sa vie sur les routes, d'un client à un autre. Par conséquent il connaît à peine son fils Shiro, qui a été élevé par sa mère. A la mort de cette dernière, alors qu'il n'avait que deux ans, Shiro a été confié à sa tante, la sœur de Torakichi, qui fuyait la perte de son grand amour. Mais depuis peu, Shiro accompagne son père sur les routes, ce qui est difficile pour les deux. Le petit garçon souffre de l'absence de sa mère et de la pénibilité du travail de son père, et Torakichi de son côté, s'il est incollable sur les plantes et leurs effets, est bien ignorant en ce qui concerne les enfants, et ne s'explique pas les pleurs si fréquents de son fils… Peu à peu, au fil de leurs voyages, tous deux vont apprendre l'un de l'autre, notamment grâce aux diverses rencontres qu'ils feront…

Aux premiers abords lorsqu'on découvre le pitch de l’œuvre, on pense d'abord naïvement à Lone Wolf and Cub, narrant les aventures d'un samouraï parcourant les routes avec son bébé ayant perdu sa mère, mais nous sommes à mille lieues du titre précité (exceptionnel), le ton est radicalement différent, de même que la volonté de l'auteure.
Ici pas d'histoires de vengeance, pas d'action, pas de suspens, pas spécialement d'intensité, ici il ne s'agit que de tranches de vie, et s’il faut admettre qu'on trouve bien une grande intensité dans ce titre, c'est celle des sentiments, des personnages en premier lieu, mais aussi, et surtout ceux que le lecteur éprouvera immanquablement !

« Pourquoi faut-il que tu nous aies laissés tout seuls ? »

Le ton est donné dès le départ, nous découvrons les deux protagonistes, les père et fils du titre, déjà réunis par la perte de la mère de Shiro, à savoir Shiori. Cela commence par une promesse faite à cette dernière, de s'occuper de leur fils, et par une question déchirante… A partir de là on sait pertinemment que la lecture de ce titre, et notamment de ce premier volume, risque d'être éprouvante.
Pourtant au départ, Shiro est presque agaçant, il passe son temps à pleurer, et son père le premier perd souvent patience, mais très rapidement il faut se rendre à l'évidence, Shiro n'est pas « simplement » un enfant geignard, c'est un enfant en souffrance, triste et ayant besoin d'attention, une attention que Torakichi est bien incapable de lui porter dans un premier temps. Ce dernier est focalisé, sur son travail, ce même travail qui l'a éloigné de sa femme, de son fils, de son bonheur.
Et pourtant c'est aussi grâce à ce travail l'obligeant à  parcourir le pays et lui faisant rencontrer un grand nombre de personnes que peu à peu Torakichi va s'ouvrir vers son fils et lui accorder davantage d'attention, qu'il va comprendre ses peines, sa souffrance et agir en conséquence.

Présenté sous forme de chapitres – tranches de vie, chacun d'entre eux présente une rencontre spécifique, le récit et la relation entre le père et le fils vont alors évoluer peu à peu.
Au passage l'auteur reviendra sur la rencontre entre Torakichi et Shiori, sur leur vie avant la naissance de Shiro et reviendra également sur la disparition de Shiori.
Nous rencontrerons des membres de la famille de nos héros, notamment le frère aîné de Torakichi, qui à sa manière va contribuer à faire ouvrir les yeux à ce père maladroit.

Toutes ces rencontres apporteront leur pierre à l'édifice permettant de construire une relation plus solide, certaines seront porteuses d'espoir (comme la jeune cliente de Torakichi qui l'aime en secret, laissant supposer la possibilité d'une autre vie), d'autres plus amusantes (celles avec l'oncle ou encore avec la femme enceinte), mais toutes seront touchantes, notamment celle nous présentant un couple de vieillards se souciant de ce jeune homme perdu avec son fils malheureux.
Autant Shiro que Torakichi se montreront rapidement attachants et leurs relations vont s'avérer véritablement émouvantes.
Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, si nous avons souvent les yeux humides à la lecture, le récit n'est pas que peine et tristesse. L'humour est présent, mais également l'espoir de lendemain plus joyeux. Certains passages seront vraiment déchirants, le titre se veut malgré tout globalement positif et lumineux, et c'est là toute la force de l'auteure de réussir à dégager autant de tristesse et de lumière, et ce dès son premier tome, un tour de force remarquable.

Comment ne pas être touché par le mensonge d'un père envers son fils lui disant que sa mère s'est transformée en Jizo (statue bouddhiste qu'on trouve notamment sur le bord des routes) pour les protéger dans leur voyage? Comment ne pas être touché par la réaction de cet enfant qui s'arrête devant chacun des nombreux Jizos jonchant les bords des routes ? Comment ne pas être touché par les pleurs de cet enfant qui n'arrive pas à exprimer sa grande tristesse autrement que par de grandes crises de larmes ? Comment ne pas être touché par les cauchemars nocturnes d'un enfant qui n'a d'autre moyen pour s'exprimer avec un père qui n'est pas en capacité de l'écouter ? Et comment ne pas être touché par ce père qui essaie de faire de son mieux, mais qui ne sait comment s'y prendre, un père empli de maladresse, qui ignore tout de la paternité, dévoré par son propre chagrin et incapable d'entendre celui de son fils ?

Un récit remarquable, nous plongeant dans un Japon intemporel, où la profession de Torakichi est un prétexte pour cette vie sur les routes, bien que l'auteur accorde malgré tout une grande importance aux remèdes de l'herboriste, des remèdes qui soignent les corps, mais aussi l'âme et le cœur.

Le dessin est magnifique, à la fois simple et incroyablement expressif, Shiro est tout bonnement à croquer. Les arrières plans participent à ce voyage à travers ce Japon fantasmé et dépaysant.
Le travail de l'éditeur est sans faille, avec un papier épais et agréable, une couverture rayonnante. Il faut également saluer le travail d'adaptation de la traductrice.

Un premier tome magnifique, à la fois bouleversant et rayonnant !


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

18 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

18 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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