One-Punch Man Vol.16 - Actualité manga

One-Punch Man Vol.16

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 04 July 2019

Déjà affaibli par ses précédents combats, Garoh le chasseur de héros a été acculé dans une cabane par la bande de héros réunis par Death-Gatling. Son seul espoir de s'en sortir semble être la présence à ses côté du petit garçon Falot, fan de héros, et plus précisément de l'almanach qu'il a en sa possession et qui regroupe nombre d'information sur les héros et leurs capacités... Garoh aura-t-il assez de temps pour se renseigner sur ses ennemis ? Et étant donné qu'ils sont 8 contre lui et qu'il est déjà blessé, a-t-il la moindre chance de s'en sortir ?

Saitama n'a peut-être jamais été aussi absent que dans ce 16e volume: on ne le voit que quelques pages, pour ne combat où cette fois-ci il n'a aucunement le dessus... Puisqu'il s'agit d'un duel de jeux vidéo contre King ! Notre One-Punch Man amuse assez dans sa façon de péter un câble pour un simple jeu, lui qui d'habitude est plus inexpressif et monotone, mais dans ce tome l'intérêt est assurément ailleurs, et tout le volume se concentre donc sur ce qui arrive du côté de Garoh. Le chasseur de héros n'est jamais apparu si acculé, si proche de perdre, et le résultat offre donc un volume très sérieux et surtout quasiment 100% action où il va devoir puiser dans ses dernières forces pour essayer de s'en sortir.

Le résultat est assez classique côté scénario, et avec tout ça on peut à nouveau avoir le sentiment que l'intrigue de ce long arc continue de traîner et de s'étirer sur trois fois rien. Pourtant, il y a bien des petites choses à retenir de ce long combat: deux pages laissant brièvement entrevoir l'enfance de Garoh, son côté assez ambigu qui le rend possiblement un peu moins mauvais (par exemple, il semble bien protéger volontairement Falot face aux attaques aveugles de Death-Gatling, même si ses paroles et regards restent négatifs), une visions à nouveau légèrement critique sur les limites de l'association des héros et de son classement... et, surtout, la persévérance assez dingue de Garoh, qui porte le tome à lui tout seul.

Sur ce dernier point, on a un volume qui se divise un peu en trois parties, Garoh devant affronter tout à tour trois importantes forces: la bande de Death-Gatling, notre cher Genos lui-même, et enfin le éros de classe S Bang accompagné de Bomb. A chaque étape, ce sont des adversaires un peu plus coriaces et important qui se présentent, et le schéma agit comme une véritable montée en puissance et en tension. Le groupe de Death-Gatling est déjà quelque chose avec la tentative des héros de piéger Garoh en combinant leurs pouvoirs. L'arrivée de Genos, dont on connaît bien toute la puissance, fait encore monter d'un cran l'intensité. Mais le clou du spectacle reste sûrement les retrouvaille du chasseur de héros avec celui qui fut autrefois son maître...

Dans tout ceci, c'est bien Garoh qui brille le plus. Tournée en ridicule dans le tome précédent par un Saitama qui l'a dégommé en 2 secondes sans savoir qui il était, le chasseur de héros apparaît ici plus enragé que jamais, et au fil des pages il ne cesse d'impression par sa détermination à s'en sortie et par la haine qui le pousse encore et toujours à se relever pour se battre contre ses adversaires. Sans oublier son côté électron libre, qu'il montre encore dans sa réaction face à l'association des monstres qui cherche à l'enrôler. Garoh dégage au long de ce tome une furie toujours plus palpable, et Murata rend très bien cela à travers ses planches hyper denses, brutales, où il nous sort à nouveau quelques merveilles d'intensité et de découpage, en montrant notamment, en quelques cases, à quel point le combat est éprouvant et voit les différents camps prendre le dessus à tour de rôle avec acharnement.

Même si on attend désespérément plus de ce long arc, ce volume fait donc bien son office, essentiellement grâce à Garoh, et la lecture agit comme une vraie montée en tension, en intensité et en puissance... ce qui ne fait qu'annoncer un 17e tome encore plus prenant, du moins on l'espère !

A part ça, n'oubliez pas de soulever le rabat de la jaquette en fin de tome. Une nouvelle fois, Murata y glisse un de ses petits jeux de perspectives dont il a le secret.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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