Nozokiana Vol.2 - Actualité manga

Nozokiana Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 21 November 2012

Tatsuhiko entame finalement une relation avec la camarade de classe étudiante qui lui plaît tant : la pulpeuse Yuri Kotobiki, beauté gourmande, très gourmande, si bien que l'histoire d'amour de nos deux tourtereaux se résume surtout à des parties de jambes en l'air... au love hotel, histoire d'éviter à Tatsuhiko d'exposer ses ébats aux yeux d'Emiru Ikuno, sa charmante voisine voyeuriste... Mais pourra-t-il éviter indéfiniment cela ?

Yuri Kotobiki est donc dans la poche ! La demoiselle à la poitrine surdimensionnée y passe, au fil de scènes coquines très joliment orchestrées par un auteur qui sait mettre en valeur les corps. Entre deux parties de jambes en l'air, la relation semble se consolider, Tatsuhiko découvre un peu plus sa belle petite amie, mais aussi ses goûts parfois très moyens, à l'image de la bague qu'elle lui offre... Frais, amusant et décomplexé, l'ensemble est abordé de bonne manière, mais attention à ne pas tomber dans la linéarité des hentai, chose que Nozokiana a la prétention de ne pas être. A juste titre, au vu de la suite des festivités de ce deuxième tome, où Tatsuhiko, en plus de ses moments de plaisir avec Kotobiki et de la menace Ikuno, va devoir se frotter à deux nouvelles filles qui ont vite fait de se jeter sur lui... mais ont des raisons de le faire.

Avec ces nouvelles venues, on aurait pu craindre de voir le récit tomber dans les plus grosses ficelles du genre, mais Wakoh Honna évite plus ou moins cet écueil, en exploitant bien les filles. D'abord, entre la jeune professeur et la collègue de travail, l'auteur alterne fort bien différents fantasmes, y compris physiquement. Si vous aimez les femmes mâtures à lunettes ou les fausses prudes un peu gamines, vous ne resterez pas indifférents. Mais surtout, le mangaka parvient à dresser à travers les deux nouvelles venues de nouveaux tableaux des raisons de vouloir faire l'amour : par désespoir, en tentant d'oublier un autre amour déçu, ou par sacrifice, pour le bien d'un amour total et aveugle pour quelqu'un d'autre. C'est assez cliché et facile dans la façon dont c'est amené, mais pas si éloigné que ça d'une certaine réalité. Et puis histoire de titiller encore plus nos fantasmes, l'auteur prend un malin plaisir à faire durer le suspense, en n'allant pas toujours au bout de l'acte. Bien joué !

Néanmoins, quelques points déçoivent un peu, à commencer par le retour de Horii. On est content de voir que le personnage n'est pas oublié, mais pour le coup, le focus sur sa personnalité est vraiment trop facile et bancal, dans la manière qu'il a de se dévoiler d'un seul coup. Cela n'entache que peu le plaisir de lecture, mais montre néanmoins les limites de la série : de très grosses facilités sont quand même bel et bien là.

Globalement, la lecture reste donc un vrai plaisir, malgré quelques faiblesses. Les filles de Nozokiana sont toutes bien différentes les unes des autres, sont parmi les plus délicieuses qu'on ait pu voir parmi les mangas coquins parus en France, et l'auteur parvient à les exploiter suffisamment pour démarquer son oeuvre, au fil de focus qui sont autant d'occasions d'intriguer toujours plus sur la fille la plus mystérieuse du lot : Emiru Ikuno, que notre héros a toujours autant de mal à cerner, et qui devrait encore gagner en intérêt au vu de ce qui se passe à la fin de ce tome. Mélange de manipulation, de perversité, de fragilité et parfois de bienveillance, la demoiselle, dans sa personnalité et son physique tout en contrastes, est réellement à tomber par terre, et n'a sans doute pas fini de nous séduire.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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