My Hero Academia Vol.18

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 10 May 2019

Chronique 2
  
Le combat contre Overhaul fait des ravages! Plusieurs héros sont tombés, blessés plus ou moins gravement, mais Deku fait face, parvenant à utiliser son One For All grâce aux pouvoirs de la jeune Eri. L'issue est proche, mais quelle sera t-elle?

Le tome précédent était tellement intense qu'il ne pouvait en être autrement pour celui ci, l'auteur, bien que rempli de talents, est lui aussi obligé de faire redescendre le niveau pour qu'on profite pleinement des moments forts, pourtant très nombreux, la pression va donc grandement retomber à la fin de l'affrontement contre Overhaul, une fin de combat qui va aussi marquer la fin d'un arc narratif.
Mais avant d'en arriver là il faut bien conclure cet affrontement qui se montre grandement épique, Horikoshi nous offrant de superbes planches témoignant de la puissance des deux adversaires...on en prend plein la gueule!

Comme à chaque fois lorsqu'une partie se termine, un bilan est fait de la part des héros professionnel, expliquant ce qu'il advient des adversaires! Le syndicat du crime revient en force (et assure sa vengeance au passage) et l'auteur place même quelques billes pour préparer la suite...autant dire qu'il n'en a pas encore fini avec nous, et personne ne s'en plaindra!
S'ensuivra un moment fort et dramatique, où les héros vont payer les conséquences de leur intervention contre les "huit préceptes", certains sont définitivement diminués et d'autres vont y laisser la vie.
L'auteur nous a habitué à des moments tragiques et forts mais jusqu'à maintenant il nous avait épargné la mort de personnage...ce n'est plus le cas désormais!

La suite va s'intéresser aux quelques élèves n'ayant pas réussi à obtenir leur diplôme, à savoir notamment Katsuki et Shoto! Et là pour ce qui est de faire redescendre la tension, elle va grandement redescendre! On va suivre des chapitres uniquement axés sur l'humour qui contrastent énormément avec la gravité des événements qui ont précédé.
Cela permet aux lecteurs (mais aussi à l'auteur à n'en pas douter) de souffler un peu avant de repartir sur quelque chose de plus ambitieux. Pas les chapitres les plus passionnants qu'on ait pu découvrir dans cette série mais une transition tout à fait acceptable qui fait correctement le taf pour se détendre un peu!

Un tome où on passe par toutes les émotions, des plus fortes aux plus futiles, mais un tome puissant qui continue de faire avancer l'intrigue mais aussi nos héros qui progressent sans cesse!
  
  
Chronique 1
  
L'assaut contre les Guit Préceptes entre dans sa phase finale. Kai Chisaki, le leader de l'organisation devenu monstrueux, affronte Izuku qui compte sur l'appui du pouvoir de la petite Eri. L'affrontement se révèle intense et pour Izuku, l'enjeu sera de déjouer le futur aperçu par Night Eye, qui prédisait la mort du jeune homme...

Le passionnant arc qu'est celui des Huit Preceptes touche à sa fin avec ce 18e volume qui s'ouvre naturellement sur l'exaltante fin du combat opposant Kai Chisaki à Izuku. Sans grande surprise, car c'est souvent le cas avec Kôhe Horikoshi : la bataille a le mérite de ne pas s'éterniser et de vite être bouclé par l'auteur qui, plus que l'action, s'intéresse aux personnages de son œuvre et aux enjeux de l'arc. Aussi spectaculaire qu'est l'affrontement, c'est surtout tout ce que nous propose le mangaka autour qui nous interpelle, aussi bien la profondeur donné à cette bataille qu'à ses répercussions dans l'épilogue de l'arc. Alors, Kai Chisaki apparaît comme un antagoniste lui aussi profond, dont les idéaux ne semblent pas être si lointains que ceux d'un certain Stain... Petit à petit, l'auteur dresse de manière précise l'opposition entre l'Ordre et l'Anarchie, une dualité qui sied totalement à l'univers de la série, façonné par des héros doté de pouvoirs qui ont émergé dans le monde en peu de temps. A ce titre, plusieurs pistes concernant l'origine et l'évolution des alters sont glissées dans ce tome. Force est donc de constater que Kôhei Horikoshi a son univers bien en main, et qu'il pourrait lui donner encore plus de consistance par la suite.

Mais l’événement majeur de ce tome, c'est sans nul doute la répercussion principale de l'arc. Si la série a toujours jonglé entre des instants de pure légèreté et d'autres très dramatiques, c'est le deuxième cas de figure qui s'offre à nous ici. La finalité de l'arc des Huit Préceptes n'a ainsi rien d'une happy-end, que ce soit par une étonnante mais passionnante ouverture proposée, ou l'instant fort autour d'un certain personnage qui dresse une atmosphère solennelle vers le milieu du tome. Kôhei Horikoshi, encore une fois, n'a pas peur de chambouler l'équilibre de sa série ni de se séparer de personnages, une audace qu'il convient de saluer.

Pourtant, toute cette puissance d'écriture, de mise en scène et de ton ne concerne qu'une moitié de tome. Car on connaît l'auteur, et celui-ci est capable de passer à un arc intense à souhait à un autre beaucoup plus léger. C'est le cas dans ce tome, aussi la transition se montre assez étonnante, bien qu'elle se justifie par la mise en avant d'autres personnages. Si le changement de ton pourra dérouter certains, notamment ceux qui attendent de la série une aura dramatique constante, force est de constater que l'auteur gère bien ce court arc plus léger que d'habitude. La prouesse est surtout due à une alliance de personnage inédite qui aboutit à une alchimie bien gérée, si bien qu'on espère bien revoir le quatuor réunit sur une mission de plus grande envergure.
Il serait toutefois faux de résumer cette partie à de la comédie pure, puisqu'un traitement particulièrement touchant attend un personnage qu'on ne s'attendait pas forcément à voir évoluer. Figure patriarcale exécrable, Endeavor progresse, lui aussi, au regard des événements passés. On en attend alors un peu plus du personnage, notamment dans ses rapports avec Shôto, chose qu'on ne pensait peut-être pas dire un dire.

En résulte un 18e opus particulièrement dense, éprouvant aussi, mais qui en décevra peut-être certains par rapport au changement net d'ambiance d'une moitié de volume à l'autre. Reste que la série conserve toutes ses qualités, on saluera alors toutes les volontés d'écriture des personnages, mais aussi les différentes promesses quant à la suite de l’œuvre, intégrées subtilement ici. A l'approche de la vingtaine de tomes, My Hero Academia continue de s'imposer comme un nekketsu intelligent dans son déroulement.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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