Make me up ! Vol.13 - Actualité manga

Make me up ! Vol.13

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 06 January 2021

"Qui me regarde ?"

Un mois est passé depuis la Saint-Valentin, qui a troublé plus d'une personne. La fin d'année est désormais là, prête à s'achever sur l'ultime événement de l'année de première de nos héros: la fameuse randonnée de 80km, pendant laquelle Misaki est bien décidée à enfin réussir à parler à Riho, avec le soutien de Kobayakawa. Et si Riho aurait l'idée de sécher l'événement comme elle l'a fait l'année précédente, heureusement Yuki est bien décidée à la pousser à participer. Ainsi, tout le monde, même Komiya qui n'est enfin pas oubliée en tout début de volume avec ses excuses, répond présent pour cet événement. Et bien au-delà de la simple question de la réconciliation entre Misaki et Riho, c'est chacun des personnages que l'on a côtoyés pendant 13 tomes qui sera mis à l'honneur, chacun devant avancer, être franc, oser parler avec les êtres en qui ils tiennent. Et même si'l y aura parfois des échecs, des déceptions, des désillusions, ils avanceront. Tous.

Si l'avant-dernier volume de Make Me Up! semblait surtout préparer le terrain pour le grand final de la série, ce 13e et dernier tome a donc la tâche d'y répondre comme il se doit, et s'est globalement brillamment effectué de la part de Kôhai Nagashii, tant le mangaka parvient à n'oublier aucun des adolescents qu'il a mis en scène, afin d'offrir une dernière ligne droite qui a quelque chose de très chorale. Bien sûr, l'auteur n'évite pas quelques ficelles assez classiques pendant cette randonnée, ni quelques traitements un brin rapides, mais à l'arrivée tout est là.

Matsukata, Kanô, Takahashi, Saejima, Nishimura, et même des figures un peu plus secondaires comme Onodera et les deux filles du cercle de manga: chacun a droit à un traitement adéquat et suffisamment abouti. Nishimura, malgré son côté un peu spécial, saura-t-il démontrer sa nouvelle amitié avec Koba et lui venir en aide quand ce sera nécessaire ? Onodera pourra-t-il se rendre utile ? Saejima saura-t-elle enfin arrêter d'être trop solo pour se retourner vers ses camarades ? Matsukata et Kanô sauront-elles consolider leur lien et devenir de vraies amies ? L'apprentie mangaka saura-t-elle tracer son avenir ? Quid de Kito et d'Ogawa dans leur amitié et dans leurs perspectives d'avenir ? Et Takahashi aura-t-il faire face comme il se doit à ses sentiments, amoureux et amicaux, envers les deux personnes en qui il tient ?

Le mangaka répond à tout avec une certaine application, et parvient à véhiculer beaucoup de choses à travers des points de vue différents et des personnages qui osent enfin se parler... et tomber le masque, sans fards, en quelque sorte. Et bien sûr, l'un des points d'orgue de cet ultime opus vient du quatuor Misaki/Koba/Riho/Yuki. Tandis que l'on découvre enfin tout ce que Riho a sur le coeur, avec à la clé de nouveaux sentiments très vrais comme celui de n'être à sa place nulle part et de ne pas être réellement regardé, on entrevoit également assez bien l'état d'esprit de Yuki ainsi que la manière dont elle considère réellement celle dont elle n'était censée être à la base que la "garde du corps". Les relations sont imparfaites mais sont belles car elles sonnent juste et réalistes, y compris, bien sûr, dans la façon dont est tournée la relation au coeur de l'oeuvre, celle entre Koba et Misaki, qui évite bien des écueils du genre tout en restant jolie et pleine d'optimisme.

"Y en a qui essaient de plaire, et ça ne marche pas. D'autres qui essaient de changer et n'y arrivent pas. Y en a encore qui tentent de garder la face, mais échouent. Je trouve ça bien. Même eux... je les trouve géniaux."

Make Me Up! s'offre alors une conclusion particulièrement intelligente dans son propos, surtout pour ce qui était présenté au tout départ comme une comédie romantique. Au final, comme il l'avoue dans sa postface, Kôhei Nagashii s'est surtout appuyé sur ses propres souvenirs douloureux de ses années lycée pour livrer un récit sur les nombreuses difficultés de l'adolescence et le besoin d'avancer, même si on échoue, même si rien n'est idéal. Et au bout du compte, le résultat est là, en pouvant sans doute parler à pas mal de monde sur un ou plusieurs aspects.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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