Maison Ikkoku - Perfect Edition Vol.4 - Actualité manga

Maison Ikkoku - Perfect Edition Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 15 October 2020

La situation de Yûsaku Godai est des plus délicates. Il est en couple avec la mignonne Kozue mais ne porte pas vraiment de sentiments amoureux à son égard. Au contraire, son cœur penche pour Kyoko, la jolie gardienne de la pension qui l'héberge. Et lorsque la Saint Valentin pointe le bout de son nez, la situation de l'étudiant devient encore plus sensible : Kozue offre à son amoureux une plante, mais l'absence de Godai contraint Kyoko à s'en occuper. Et il ne faudrait surtout pas qu'elle découvre qu'il s'agit d'un cadeau de Kozue... Quant à cette dernière, la distance de son petit-ami la travaille, et elle décide de se confier au coach Mitaka.

Godai, le protagoniste de l’œuvre, est un bourreau des cœurs, et il semblerait que Rumiko Takahashi n'ait pas l'intention de le rendre honorable aux yeux du lecteur. Sa relation avec Kozue avait de quoi nous donner envie de lui coller des baffes, aussi la mangaka accentue cette situation tout le long du tome. Toujours aussi peu sincère, Gôdai flirte, reproche aux autres ses propres défauts, et ne se soucie parfois guère des femmes autour de lui. Pourtant, difficile de croire que l'artiste cherche à en faire un héros de comédie sentimentale en bonne et due forme, les précédents opus ayant montré l'optique féministe de son œuvre, et une volonté de faire le lectorat se questionner sur Godai, caricature du protagoniste de romcom dont l'archétype est piqué à son paroxysme. Il faut donc avoir conscience de cela pour ne pas passer à côté du propos de certains chapitre qui, en ce sens, continuent de donner une certaine couleur à la série.

Et à côté, Maison Ikkoku poursuit sa petite routine constituée d'épisodes particulièrement drôles grâce au casting qui compose la pension tenue par Kyoko. On ne se lasse décidément pas des frasques des différents occupants, notamment quand Rumiko Takahashi décide de mettre ce collectif en avant au détriment de personnages bien ciblés tels que Godai ou Mitaka. Alors, la mangaka part dans certains extrêmes comme un aventure sur une île après un naufrage, ou un match sportif qui tourne au vinaigre. Avec la formule de la série, ce genre de chapitres stand-alone sont particulièrement savoureux.

Et puisque les différents volumes ont parfois planté des semblants d'arcs narratifs plus construits, ce quatrième tome met à l'honneur la venue de la grand-mère de Godai à la pension, soit une belle manière de chambouler la routine du protagoniste et celle du lecteur. Particulièrement drôle, la mamie bouscule volontiers son petit fils, amenant parfois des semblants de réflexion chez lui. Mais c'est surtout tout un tas de situations déjantées qui en découlent, pour notre plus grand plaisir.

Alors, encore une fois, Rumiko Takahashi nous propose un volume délicieux puisque l'identité de Maison Ikkoku demeure suffisamment forte et parvient assez à se renouveler pour nous charmer à chaque fois. Bien que l'édition soit minimaliste (surtout au prix auquel elle est vendue qui reste assez honteux), on apprécie notre petit rendez-vous avec les personnages de la série, même si on espère tout de même quelques avancées futures comme une réelle mise en question de son personnage principal pourtant assumé dans ce qu'il est de plus naïf mais aussi de plus détestable.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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