Made In Abyss Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 16 April 2019

Accueillis dans la base de Bondold au cinquième niveau, Rico et ses compagnons ont fait la connaissance de Prushka, adorable jeune fille avec qui ils deviennent vite amis, notre héroïne envisageant même de lui proposer de les accompagner, elle qui rêve aussi de partir à l'aventure et de découvrir autre chose que le cinquième niveau. Mais malgré cette joyeuse rencontre, nos héros ne peuvent que se méfier toujours plus du Seigneur de l'aurore, sur qui Ozen les a mis en garde et dont Nanachi a une peur profonde. On connaît déjà nombre de choses sur cet être froid et presque inhumain, autant dans ses capacités que dans ses sordides expériences sur des enfants. Et pourtant, Rico, Légu et Nanachi devront l'affronter et parvenir à le vaincre, s'il veulent obtenir un sifflet blanc qui leur permettrait de gagner le sixième niveau... mais aussi pour sauver Prushka, pour qui Bondold semble avoir des ambitions particulièrement funestes...

Peut-être plus rapidement qu'on ne l'aurait cru, ce cinquième volume vient déjà boucler l'arc centré sur le cinquième niveau et sur les agissements sinistres de Bondold, pour un résultat qui parvient à nouveau à capter toute notre attention, ne serait-ce que parce que Akihito Tsukushi sait y exploiter encore et toujours différentes facettes de son univers, comme différentes reliques ayant leur importance au fil de l'affrontement, de nouvelles informations sur le registre des reliques (un catalogue annuel de toutes les reliques qui ont été vendues... que Rico connaît par coeur !) ou sur le secret de la fabrication des sifflets blancs à base des pierres de reflet de vie...

C'est toutefois sûrement sur certains personnages que l'attention se porte avant tout. Dans l'opposition à Bondold, la coopération entre nos héros sa s'avérer essentielle, et Légu devra jouer un rôle bien particulier avec son Incinérateur, d'autant plus que sa mystérieuse nature et son possible statut d'aubade attirent irrémédiablement l'attention et la convoitise du Seigneur de l'aurore... Les questionnements sur ce qu'est Légu restent alors toujours aussi présentes à travers différents aspects, notamment la douleur qu'il ressent. Bondold, lui, tout au long du volume, ne cesse d'apparaître toujours plus froid, toujours plus inquiétant voire terrifiant dans ses desseins qui se révèlent toujours plus... Et tout cela, sans doute le ressent-on encore plus à travers sa relation avec sa "fille", Prushka, demoiselle que l'on a vite appris à aimer de part sa gentillesse et son énergie, mais autour de qui finissent par se dévoiler des vérités tristes et déchirantes. Alors que Prushka adore plus que tout son "papa" et qu'elle rêve de découvrir l'Abysse et le monde, quelles sont ses origines ? Qu'est-ce que Bondold a-t-il l'intention de faire d'elle ? Pourra-t-elle être sauvée ? Les réponses se dessinent au fil des pages, qui offrent une efficace montée de tension dramatique et d'émotion, jusqu'au dénouement final où l'auteur confirme à nouveau qu'il n'épargnera rien au lecteur dans son récit de plus en plus sombre... Et bien sûr, tout ceci n'est pas gratuit et a son utilité dans l'intrigue, ne serait-ce que pour la perspective qu'a Rico d'obtenir un Sifflet blanc, et la symbolique à la fois triste et belle dudit sifflet...

Le seul reproche que l'on pourrait faire dans tout ceci concernant le rendu pas toujours très net des moments plus mouvementés lors de l'affrontement contre Bondold. Ce n'est pas forcément sur cet aspect que le mangaka est le plus doué, et cette impression parfois brouillon n'est peut-être pas aidée par l'impression qui paraît parfois trop sombre. Néanmoins, Tsukushi a toujours pour lui cet univers fascinant qu'il sait faire ressortir, et il propose également quelques découpages très intenses, notamment lors des moments les plus ardus du combat de Légu contre Bondold.

Ce cinquième volume achève donc avec force la partie sur Bondold, partie qui devrait être adaptée en anime prochainement via le futur film d'animation Fukaki Tamashii no Reimei. Toujours aussi fascinant mais également très dur, le récit imaginé par Tsukushi n'en finit pas de captiver, et de nous immerger avec efficacité aux côtés de ses jeunes héros.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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