King of Ants Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 08 Février 2019

Avec l'arrivée de Kirio et Nazuna, les "fourmis" de Shirô Aguri comptent désormais deux nouveaux membres de choix, ce qui tombe très bien en vue des nouveaux plans de notre antihéros pour atteindre Ryûtarô: monter un groupe d'idoles assassines qui ira participer au festival de musique de fin d'année de la Rikudô TV ! Pour cela, il faudrait trouver un moyen de remonter vite et bien une piste pour pouvoir participer à ce festival. Et ça tombe bien: le petit groupe ne tarde pas à enfin découvrir la vérité sur le job secret de la candide Miharu: la fille du prêtre joue les idoles dans un groupe un peu particulier inspirée de contes de fée. Mais celle qui incarne le Petit Chaperon Rouge semble proche d'être dévorée par un "grand méchant loup" on ne peut plus inquiétant en la personne du producteur pervers Uzaki... La face sombre du monde des idoles semble proche de se refermer sur la fille du prêtre, pourra-t-elle être sauvée à temps ?

Ce 6e tome de King of Ants joue donc la carte de la plongée dans le monde du showbiz, plus spécifiquement des idoles, et de ses dérives. Mais évidemment, les auteurs abordent tout ça à leur manière, en jouant à fond la carte de l'excès en tous genres. Parodie de groupe d'idoles avec ces jeunes filles cosplayées en héroïnes de contes, producteur vicieux aux goûts somme toute très, très particuliers, surenchère de sales gueules face auxquelles Miharu brille encore et toujours par sa candeur et sa pureté totalement exagérées, bastons bien bourrines et décomplexées exploitant bien des personnages souvent à la limite de péter un câble, punition d'un mauvais goût jouissif pour l'horrible Uzaki, dessins puissants où Ryû Ito se fait un plaisir d'accentuer toutes les surenchères via notamment des faciès exagérés et des coups bien brutaux... Le schéma scénaristique est certes classique et déjà vu pour cette peinture des dérives du showbiz, mais le résultat est un vrai plaisir régressif, où l'accumulation de mauvais goût reste si assumé et bien mis en scène que l'ensemble amuse beaucoup.

Qui plus est, le tout est aussi l'occasion de mettre un petit peu plus en avant certains visages, à commencer par Miharu bien sûr, dont on cerne enfin mieux le fameux job secret, mais aussi le souvenir de sa mère. Mais on a également l'occasion d'apprécier l'évolution du brimé Kobachi depuis qu'il a rejoint Shiro, de voir à nouveau à quel point il adore Miharu, et de découvrir l'une des amies de la jeune fille en la personne d'Arisuhara.

Même si concrètement l'intrigue avance en réalité assez peu ici, King of Ants reste donc le très bon divertissement régressif et excessif que l'on connaît depuis le début. Qui plus est, les nouvelles ambitions de Ryûtarô dans les toutes dernières pages apportent un intérêt supplémentaire, et on se demande bien où pourront s'arrêter les ambitions de cet homme.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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