Issak Vol.9 - Actualité manga

Issak Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 19 November 2020

Le visage souriant, Lorenzo s'est lui-même tranché la jambe pour échapper à Issak et chuter dans la rivière depuis la falaise, non sans emporter avec lui la cible de ses convoitises: le mousquet de notre héros. Un acte fou, certes, mais privant désormais le mercenaire japonais de sa précieuse arme. issak est toutefois certain que son ennemi juré est encore vivant, mais dans l'immédiat il ne peut se permettre de partir à sa poursuite: il lui faut rejoindre Zetta, la jeune fille accompagnant Frédéric V dans sa fuite incognito, lui qui est désormais recherché dans tout le pays ! Et avant cela, il va falloir trouver un moyen de libérer Heinrich: Wallenstein, qui n'a pourtant pas l'habitude de faire des prisonniers, le retient vivant pour ses ambitions, et peut compter sur une garde affutée entre les Magyars et les Slaves...

Le principal enjeu de la première partie du volume est donc de parvenir à libérer Heinrich, et pour cela nos héros, en large infériorité numérique, vont devoir ruser quelque peu sous l'impulsion d'Issak, notamment en envenimant les tensions entre Magyars et Slaves pour essayer de pénétrer la forteresse où est retenu le prince... Mais tout va-t-il se dérouler sans souci ? Concrètement, cette partie semble presque trop longue pour ce qu'elle a à raconter, d'autant plus que l'aspect stratégique reste un peu simpliste, et qu'on peut même dire que les Magyars et les Slaves ont zéro cerveau sur ce coup, tant la ficelle est grosse. Cela reste néanmoins assez prenant, essentiellement grâce à la débrouillardise de notre héros, particulièrement lorsque lui et ses compagnons se retrouvent encerclés dans la forteresse par une Wallenstein heureusement moins bête que ses troupes.

C'est toutefois la suite qui se fait plus prometteuse, dès lors que nos héros retrouvent Zetta ainsi qu'un Frédéric V qui semble avoir bien changé au contact de la jeune fille, Heinrich en étant le premier surpris. Ne veut pas de conflits qui s'enlisent, voulant rejoindre la Hollande pour rebâtir l'alliance protestante, avoir des alliés puissants et établir la liberté de religion à laquelle il aspire, Frédéric V ne semble plus l'homme inerte d'avant, et Zetta n'y est effectivement pas étrangère, tant son empathie, son dévouement, son souci des autres, voire sa pureté sont capables de changer les esprits, de faire ouvrir les yeux aux autres, chose qu'elle prouvera encore plus tard face aux mercenaires/pilleurs d'Ernst Von Mansfeld (l'occasion pour les auteurs d'exploiter un peu cette autre figure historique réelle de l'époque, célèbre homme de guerre du début de la Guerre de Trente Ans). C'est très classique dans le traitement, mais c'est efficace, la jeune fille continuant d'apporter un autre regard dans cette période de conflit, tout en conservant aussi son tempérament, comme elle le montrera encore dans la dernière page du tome.

"- Ton dévouement m'a ouvert les yeux... Qui t'a appris à avoir tant de compassion ?
- La pauvreté..."


Visuellement, Double-S conserve certes un trait assez dynamique, mais montre à nouveau certes lacune dans la densité ou tout simplement dans la régularité des visages. Et historiquement, Shinji Makari parsème le volume de quelques explications textuelles sur certains aspects, notamment sur le système de mise à feu des mousquets à mèche et sur les épices, des petits plus toujours appréciables. En résulte un volume qui n'est pas parmi les plus prenants mais qui se lit bien, et qui annonce une suite qui devrait normalement être plus intense, la fuite de nos héros vers la Hollande étant déjà pas mal compromise par leurs poursuivants...
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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