Inspecteur Kurokôchi Vol.14 - Actualité manga

Inspecteur Kurokôchi Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 16 October 2017

Les "susurrements" de Kyôji Torio ont fonctionné : voici Kurokôchi pris au piège dans un bâtiment désaffecté, sur le point de se faire tuer par une troupe d'assaut équipée d'étonnantes armes très sophistiquées : un fusil pour tirer dans les angles, des balles de recherche, un robot de reconnaissance... Face à un tel arsenal, le lieutenant a-t-il la moindre chance de s'en sortir ?


Alors que la toute fin du tome précédent accentuait bien la tension avec un Kurokôchi complètement acculé, ici le problème est réglé assez vite, tout compte fait. Ce bref instant d'action est certes plutôt bienvenu, d'autant que le dessinateur Kôji Kôno sait insuffler une certaine brutalité, mais du fait de la rapidité de ce passage le sentiment de danger mortel n'est pas total. Quoi qu'il en soit, Kurokôchi y démontre à nouveau ses talents pour flairer le danger et pour ruser afin de s'en sortir.


Cette étape passée, pas question pour les auteurs de laisser retomber le rythme, et de chaque côté les pions continuent d'avancer petit à petit pour essayer de démêler le vrai du faux et pour cerner quel terrible nouveau danger plane sur le Japon. Servant d'indic' à Seike (du moins, c'est ce que certains croient), Kurokôchi remonte ses propres pistes de son côté, toujours à sa manière, et se met notamment en tête d'analyser les fameuses canettes de "Spike Me", qu'il pense être au coeur de tout... Que découvrira-t-il ? Toutefois, globalement, on a l'impression que cette fois notre cher inspecteur véreux est un peu moins en vue que Seike et ses collègues de Pink, qui ont plusieurs pistes à remonter. D'après Bobby Kaifu, les agents de la sécurité publique devraient s'intéresser de plus près à Jingo Munakata, le secrétaire du Premier Ministre qui pourrait bien appartenir au Cerisier de Susanoo, ainsi qu'à son amante Abby Mackenzie, employée de l'ambassade du Royaume-Uni. Le petit groupe devra également trouver le moyen d'interroger la voyante du Premier Ministre, tout en n'oubliant pas de filer Kaifu, un homme auquel on ne peut peut-être pas totalement se fier. On appréciera beaucoup de voir un peu plus à l'oeuvre les visages de Pink, surtout la pétillante Ami Akô qui, en devant jouer au faux couple avec Seike, amène un peu de fraîcheur à l'heure où de nouvelles menaces planent sur le pays. Et à force de remonter les pistes avec l'habituelle clarté à laquelle nous a habitués Takashi Nagasaki, nos héros pourraient entrevoir encore mieux certaines choses : l'objectif exact du Cerisier de Susanoo, ainsi qu'une silhouette mystérieuse et inquiétante commençant à tourner autour de Kaifu, de Torio, voire même de Kurokôchi...


Huilant toujours aussi bien son récit, Takashi Nagasaki continue d'exploiter avec cohérence les affaires historiques sombres du Japon (ici, surtout l'affaire Terugin et les expérimentations de poisons sur lesquels on en découvre encore un peu plus), mais aussi le rôle des Etats-Unis sur le pays ou une possible menace de certaines nations du continent asiatique.


Il en ressort une lecture toujours aussi bonne, où le scénariste mène avec son habituel talent ses différentes pistes.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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