Hanayamata Vol.9

Rédaction

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 12 Décembre 2018

Le festival étant passé, nombre de nouveaux événements attendent les filles du club de yosakoï... ou, du moins, c'est ce qu'on aurait aimé dire. Voici déjà un bon moment  que Sô Hamayumiba n'exploite pas totalement le sujet si peu courant de son manga, et peut-être que cela n'a jamais été aussi vrai que dans la première partie de ce neuvième volume, où l'on se contente de suivre des petites mignonneries sans grand intérêt: Naru et Hana qui doivent aider au restaurant du père de Yaya où tout le monde finit par débarquer, Machi qui va passer une nuit chez Tami, Ran qui veut préparer à manger pour Yaya, Yaya qui participe à un tournoi de softball qui finit par partir sur un duel entre elle et Sachiko, cette même Sachiko qui insiste pour rejouer au moins une fois de la musique avec Yaya... Beaucoup de choses très classiques de ce genre de récits un peu moe, et que Sô Hamayumiba n'utilise que de façon très basique, en surface, à chaque fois le temps de quelques pages... et en nous laissant nous demander pourquoi on a droit à tout ça pendant que le yosakoï est absent et que les filles manquent un peu d'approfondissement.


Heureusement, la deuxième partie du tome nous sort légèrement de notre torpeur, en distillant peu à peu un petit fil rouge, où le retour de la danse vient se mêler aux désirs de Sachiko concernant Yaya. Même si honnêtement ça reste à nouveau très, très basique , que ça exploite très peu certaines choses (comme les soucis financiers), et que ça prend des détours moe banals et inutiles (la guéguerre pour éviter de se retrouver dans les tenues sexy de démon...), on est quand même heureux de voir le sujet principal de la série repointer même timidement le bout de son nez, et on reste tout de même sur une bonne impression concernant l'exploitation de Sachiko et la manière dont elle considère Yaya.


Le dessin, lui, reste à la fois inégal et mignon à croquer. Nul doute qu'il continuera de plaire aux fans.


Pendant une bonne partie du tome, Sô Hamayumiba semble enchaîner les petites banalités sans grand intérêt, juste pour jouer sur la mignonnerie de ses héroïnes, et en oublie beaucoup trop le thème principal de son manga. Le yosakoi revient quand même un peu par la suite et certains personnages sauvent un peu les meubles pour empêcher de décrocher de la lecture. Mais à désormais un tome de la fin, Hanayamata semble en bout de course, ne trouve plus d'inspiration ni de souffle... On espère donc simplement que le 10e et dernier volume achèvera convenablement les choses.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
9.5 20
Note de la rédaction