Hachiko - l'incroyable histoire d'un chien fidèle - Actualité manga

Hachiko - l'incroyable histoire d'un chien fidèle

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 14 Novembre 2017

Parmi les histoires vraies de loyauté canine, celle de Hachiko est sans doute devenue l'une des plus connues en divers endroits du monde. Dans le Japon des années 1920, pendant près de dix ans, ce chien a attendu fidèlement son maître le Dr Ueno, jour après jour, devant la gare de Shibuya à Tôkyô, alors que celui-ci était décédé. Touchés par la fidélité de ce chien, les passants ont fini par s'attacher à lui et en faire un symbole. Et un an avant que l'animal ne meure à son tour de vieillesse en 1935, une statue en bronze a été érigée là où il avait l'habitude d'attendre son défunt maître. Fondue pendant la 2nde guerre mondiale, la statue a été refaite après le conflit. Elle trône toujours aux portes de la gare, et constitue encore aujourd'hui un point de rendez-vous incontournable.


L'histoire de Hachiko a été rendue célèbre par nombre d'adaptations ou de clins d'oeil, en manga (où l'un des plus célèbres clins d'oeil est sûrement le surnom de l'une des héroïnes de Nana), en littérature, en série, en film... y compris en un film américain avec Richard Gere. C'est désormais au tour des éditions nobi nobi ! d'acquérir leur version de cette histoire vraie, via un album de moins de 30 pages que l'on doit à Pamela S. Turner (histoire) et Yan Nascimbene (illustrations).


Si l'album se veut très fidèle à la véritable histoire de Hachiko, Turner prend toutefois le parti de raconter le tout via un petit garçon fictif, Kentarô, qui est amené à rencontrer Hachiko dans son enfance, à s'attacher à lui, jusqu'à apprendre sa mort près de dix ans plus tard alors qu'il est désormais un adolescent de 17 ans. Via ce choix, la scénariste rend cette histoire assez triste un peu plus facilement accessible aux enfants, qui peuvent se retrouver en Kentarô. Et on suit donc avec le coeur un peu serré cette histoire à la fois dramatique et belle, mettant bien en valeur la fidélité inébranlable du chien, qui reviendra toujours à l'entrée de la gare de Shibuya même quand on essaiera de l'emmener ailleurs.


Se voulant assez sobres et plutôt réalistes dans le rendu du Tokyo de l'époque, les illustrations à l'aquarelle sont plutôt réussies et collent bien au récit, mais on regrette qu'elles soient souvent trop discrètes par rapport aux textes. Il n'est pas rare que sur une double-page, le dessin n'occupe qu'un morceau d'une page, pendant que le texte squatte tout le reste sur fond blanc. Bien souvent, il y a alors comme une sensation de vide. Et même si elles accompagnent bien l'histoire, ces illustrations manquent alors un peu d'impact et d'immersion.


Quoi qu'il en soit, l'album est, dans l'ensemble, de bonne facture, en permettant aux plus jeunes de découvrir avec un certain réalisme l'histoire de Hachiko. L'édition, elle, est très jolie avec son format carré,  son aspect tissé sur la couverture, son papier bien épais, sa bonne qualité d'impression, et sa traduction très soignée de Manon Debienne qui adopte un style un peu littéraire et adapté au jeune public.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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