Growing love - Actualité manga

Growing love

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 03 Juin 2015

Daddy please fall in love étant à peine sorti, Taïfu nous offre gentiment la suite rapide, puisque Growing Love ne tarde pas à arriver en France pour le plus grand plaisir de ceux qui auront aimé le premier opus. Ici, on retrouve Rintarô qui a bien grandi. Le fils de Satô est devenu un adolescent blond attendrissant, toujours amoureux de Natsuki. Depuis toutes ces années, il ne faiblit pas et prétend l’aimer autant que son père ! Il se confie à son ami de maternelle, Kiyo, qui est aussi son voisin de palier. Celui-ci l’encourage, espère avec lui que son amour se voie récompensé. Pour cela, Rin profite d’une dispute entre son papa et Natsuki pour tenter de s’accaparer ce dernier. Mais finalement, devant l’amour que les deux adultes se portent mutuellement, le jeune homme décide de les aider à se réconcilier, tirant un trait définitif sur son premier amour de petit garçon. Déçu et blessé, il court aussitôt dans les bras de Kyo qui en profite pour lui déclarer son amour. Déjà, bon timing, vouloir séduire un cœur brisé qui n’a pas encore eu le temps de cicatriser. Bravo, Kiyo. Enfin bref, une jolie petite histoire entre lycéens s’annonce et il nous tarde d’assister à la naissance de cet amour qui deviendra réciproque.

EH BIEN NON. Enfin, si il sera réciproque, mais… Clairement, on n’avait aucune raison d’attendre avec impatience. Voyons plutôt. Rin ne peut donc pas répondre aux sentiments de Kiyo, il en a la certitude à présent et s’en rend compte lors d’un stage d’entraînement de foot, passion qu’ils ont en commun. Mais ils se jurent de rester ensemble, et Rin laisse penser qu’un jour ses sentiments pourraient évoluer. Et donc, que fait Kiyo ? Il… part en Angleterre pour faire ses études sans rien en dire à son voisin. Oui. C’est logique n’est-ce pas. Ce n’est pas grave, il reviendra pour les vacances. Quoi ? On me souffle dans l’oreillette que le scénario n’est pas d’accord avec cette logique ? Ah, s’il compte revenir… DANS SIX ANS. Logique. Je veux dire, à cet âge-là on est totalement indépendant on a pas besoin de voir ses parents pendant six ans, encore moins la personne dont on est amoureux. Et puis l’Angleterre, c’est bien, hein ? Allez, adieu, tout le monde.



Très bien, passons. Mais finalement Kiyo revient, parce qu’un de ses amis du club de foot a convaincu l’entraîneur de le convoquer. Mais il ne revient que pour une seule journée, alors Rin n’a pas d’autre choix que d’annuler un voyage en famille au risque de décevoir son père et Natsuki. C’est sûr que Angleterre – Japon c’est 11h sans escale. Donc ça paraît logique de claquer autant d’argent et de temps pour une discussion avec l’entraîneur du club de foot de son ANCIENNE ECOLE. Et puis après, il repart, sans passer par chez lui, rien. Certes. Bref. Du coup, les deux adolescents se retrouvent et Kiyo est étrangement froid, pour obtenir les aveux de Rin. Ce qu’il obtient. Et du coup, ils s’embrassent et restent ensemble et… Eh bien non. Kiyo repart, ils se promettent de se retrouver à la fin de leurs études, donc dans cinq ans et demi (à peu près) et de s’attendre jusque là. En se téléphonant. Oui oui oui.



Et là, Rin part le rejoindre en Angleterre pour un court voyage, juste histoire de le voir. Kiyo justifie sa froideur et son comportement antipathique au possible par… le désir qui le consume. HM HM. Fort bien. Après, une fin en queue de poisson où ils font frotti-frotta pour prouver leur amour et on se revoit plus tard.

En résumé : Scénario = zéro. Reste le couple de Sato et Natuski qui est mignon, les premiers chapitres qui restent attendrissants. Mais la construction de l’histoire est profondément nulle. L’auteur avait-elle conscience qu’il n’y avait ni logique, en terme de praticité, mais également de sentiments ?

Concernant les graphismes, les adultes sont extrêmement féminisés, dans un côté bishonen à l’extrême. C’est donc très classique, peu novateur, c’est très surfait et plat, comme les psychologies des personnages. Il n’y a pas plus de relief dans leurs attitudes que dans leurs représentations graphiques, et même si l’on remarque quelques arrières plans présents, ce qui change un peu, tout semble bien vide. Les expressions sont souvent exagérées pour tenter d’amadouer et de séduire un public sur qui ça ne prend pas vraiment.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
NiDNiM

11 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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