Goddesses Cafe Terrace Vol.12 - Manga

Goddesses Cafe Terrace Vol.12 : Critiques

Megami no Cafe Terrace

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 06 Janvier 2026

Les équipes du Familia et du Chiyoda sont arrivées sur l'île de Miyakojima, avec la ferme intention de profiter autant que possible de ces vacances paradisiaques. Pour Hayato qui souhaite avant tout se reposer en profitant de séquences de pêche en solo, le séjour commence plutôt mal avec un bras cassé, la faute à une bourde du duo infernale Ami/Tina. Et entre jeux à la plage, découverte de l'hôtel/gîte où tout le monde séjournera, ou même petite enquête suite à la disparition du portefeuille de Mao, chacune des filles compte surtout en profiter pour essayer de faire chavirer notre héros...

Difficile d'écrire sur 190 pages de vide à l'état pur, mais c'est pourtant ce que l'on va essayer de faire ici, histoire de souligner à quel point on perd de plus en plus Kouji Seo. Bon, le mangaka n'a jamais été un modèle de qualité dans ses oeuvres (et c'est quelqu'un qui aime beaucoup son style depuis bientôt vingt ans qui dit ça), et tout au plus est-il capable de temps à autre de quelques vraies fulgurances qui ne durent malheureusement jamais longtemps, mais peut-être bien qu'il atteint ici un nouveau pallier dans sa capacité à faire dans la nullité totale et crasse.

Pour cela, on va vite passer outre les quelques pseudo-événements (à l'image de la soi-disant enquête, affolante de banalité et semblant juste là pour combler artificiellement sur un chapitre une grosse panne d'inspiration) pour plutôt s'intéresser au coeur du problème: le désir des filles d'accentuer la bataille pour conquérir le coeur de Hayato qui commence... mais en guise de "bataille", on n'a droit qu'à des choses assez navrantes, sans consistance, sans logique, et avec des héroïnes qui se respectent rarement. En tant que candidates déjà déclarées depuis longtemps au coeur de Hayato, Akane, Riho et Shiragiku ne montrent rien, hormis cette dernière qui fait semblant d'être ivre pour chauffer le héros en voulant le masser avec ses boobs (waouh...). En guise d'outsiders prenant conscience plus tardivement de leurs sentiments, Ôka, Ririka et Rei font elles aussi dans le très artificiel, avec une mention spéciale à Ôka qui tente de séduire Hayato en se pointant devant lui en bikini, ce à quoi notre héros aura la répartie la plus beauf possible : vu que le bikini a l'air de qualité la jeune fille pourra lâcher des grosses caisses sans risquer de trouer sa culotte, qu'est-ce que quoi ?! Et que penser de certaines autre filles qui décident soudainement de tomber amoureuses sur la base de trois fois rien, juste parce qu'à un moment Hayato dit ou fait un truc qui leur plaît ? Au moins ça permet au mangaka d'en remettre une couche dans les tentatives de séduction, mais honnêtement, y a-t-il le moindre plaisir à suivre une Hekiru de plus en plus agaçante à force de tout envisager par le prismes des romcoms ou des light novels, et, plus encore, à voir Mao jouer les grosses chaudasses en harcelant sexuellement le pauvre Hayato à la moindre occasion, en lui tripotant de force la b*te et en l'exposant aux yeux de tout le monde pendant qu'il dort ? Oui oui, on en est là.

En fait, le plus critique, c'est que l'auteur semble ne plus en avoir quoi que ce soit à foutre, et qu'il semble se dire qu'il lui suffit de balancer un paquet de filles bien roulées en maillot de bain dans un contexte harem pour que son lectorat soit satisfait (et si c'est le cas, c'est très triste). Il ne tente plus d'offrir un minimum de réelle personnalité à la majorité de ses héroïnes, n'essaye plus de justifier un tant soit peu l'aspect harem de sa série de façon correcte et crédible... Au suivant, et vite, et en espérant du mieux ! Parce qu'avec ce 12e volume insignifiant, inutile et extrêmement lourdingue d'un bout à l'autre, Kouji Seo regroupe quasiment tout ce qu'il peut faire de pire.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
3 20
Note de la rédaction