FullMetal Alchemist - Edition Perfect Vol.1 - Actualité manga

FullMetal Alchemist - Edition Perfect Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 16 March 2020

Dire que FullMetal Alchemist n'a pas une place particulière en France serait un mensonge. Dans le début des années 2000, alors que le manga se faisait une place de plus en plus importance dans nos rayons, plusieurs séries d'animation japonaise s'étaient frayées un chemin sur les télévisions françaises. Certains se souviendront de la Kaz, émission diffusée en clair sur Canal+ et présentée par le regretté Yannick Zicot et sa bonne humeur quotidienne. Parmi les anime diffusés à cette occasion, à l'époque, on se rappelle évidemment de GTO, d'Excel Saga, voire de Monster... ainsi que de FullMetal Alchemist, série d'aventure mettant en scène le concept d'alchimie, à la sauce récit à pouvoirs.

A l'origine, c'est bien entendu le manga de Hiromu Arakawa que nous retrouvons. Lancé en 2002 dans le magazine Shônen Gangan de l'éditeur Square Enix, le titre s'est développé jusqu'en 2010, sous le titre Hagane no Renkinjutsushi, pour un total de 27 volumes. En France, Kurokawa avait fait de la série son fer de lance, aussi le shônen d'aventure de Hiromu Arakawa garde une place particulière pour l'éditeur. C'est pour cette raison qu'en 2020, année de ses 15 ans, Kurokawa a exaucé un souhait longuement réclamé par les fans : l'édition de la version Deluxe de la série. Celle-ci reprend le récit dans une plus belle qualité, et en seulement 18 tomes. D'autres festivités attendent l’œuvre pour cette même année, dont une intégrale des artbooks et une réédition des romans, de qui satisfaire les fervents fans du titre.

FullMetal Alchemist se déroule dans un univers où l'alchimie est une science capable de véritables miracles, à condition de respecter le principe de l'échange équivalent. Les frères Edward et Alphonse Elric l'ont bien compris, à leurs dépends : en tentant de ramener à la vie leur mère décédée, ils ont franchi le tabou de la transmutation humaine, chose interdite et dangereuse. Par conséquent, Edward a perdu son bras mais aussi sa jambe en tentant de greffer l'âme de son frère ) une armure vide, Alphonse ayant totalement perdu l'ensemble de son corps.

Des années après, Ed est devenu un alchimiste d'état, autrement dit un soldat à la botte de l'armée. Accompagné d'Alphonse, tous deux voyagent afin de trouver un moyen de récupérer leurs corps respectifs. Leur périple les mène alors dans une bourgade reculée où règne la religion majeure, le Létoïsme. Présenté comme un « envoyé de Dieu », le Père Cornello semble accomplir des miracles divins. Mais tout ceci n'est que de la poudre aux yeux pour les deux frères qui pourraient bien avoir trouvé ce qu'ils cherchent : la Pierre Philosophale, seul moyen pour eux de récupérer leurs corps.

Si le manga de Hiromu Arakawa a bien surpris à l'époque, c'est pour toute sa consistance : un shônen à pouvoirs d'une part, mais aussi une quête initiatique aux côtés de deux frères terriblement attachants, un casting incroyable de personnages, et un univers aussi original que solide. Car dans FullMetal Alchemist, l'alchimie fait presque loi, et c'est sur son rôle, sa représentation, et tous les enjeux qui gravitent autour de cette science que ce premier volume parvient à présenter une univers dont on sent déjà la richesse. Pourtant, l'histoire n'en n'est qu'à ses balbutiements, mais l'ensemble des concepts donne irrémédiablement l'envie d'en savoir plus... sans compter la quête des deux personnages centraux.

Car l'épopée d'Edward et Alphonse Elric se présente comme un voyage permettant d'apprécier toute la géographie d'un monde fictif, aux allures de XIXe siècle, véritablement efficace. Un périple d'autant plus grisant que les deux héros que sont Al et Ed ont un fort capital sympathie, et les drames qu'ils ont connu donne l'envie de les voir réussir. A ceci s'ajoute de nombreuses notes énigmatiques, dont les mystérieux individus semblant agir dans l'ombre, et ce mystérieux Scar qui s'annonce comme un adversaire redoutable. La série a clairement de nombreuses choses à prouver par la suite, mais c'est un contenu très dense que proposent ce premier tome qui parvient à planter les éléments clés de l'oeuvre avec une démentielle habilité. Dès ces débuts, Hiromu Arakawa démontrait un talent indéniable.

Néanmoins, dans cette réédition, et surtout pour ce premier tome, c'est la qualité de l'ouvrage qui intéresse. Kurokawa a donc repris la version deluxe nippone en allant beaucoup plus loin : jaquette en papier mat avec du vernis sélectif comme de la dorure à chaud, conférant à la couverture une superbe allure avec ses effets rouges métallisés, tandis que le choix fait pour le papier est celui d'un glacé très original et efficace, un peu comme ce que Kana a fait avec la jolie Deluxe de Saint Seiya. Le tout est garni de pages couleurs, et même de croquis préparatoires à découvrir sous la jaquette.

Vous l'aurez compris, cette nouvelle édition fourmille de détails, sans compter que chaque opus contient plus de chapitres qu'un volume en format tankôbon. On apprécie aussi grandement le prix proposé 11,90€ par volume, soit un excellent rapport qualité/prix par rapport à l'objet en lui-même, et le travail fait par Kurokawa. Pour ceux qui n'ont jamais acquis la série, l'aubaine est là. Et, forcément étant donné la qualité de l'édition, les plus grands fans apprécieront de redécouvrir l’œuvre dans ces conditions aussi optimales.
    

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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