Fate Stay Night Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 25 August 2015

Critique 1


Adapté d'un jeu vidéo ayant connu un fort succès au Japon, le manga Fate Stay Night a fait son petit bonhomme de chemin et a acquis une certaine popularité, cette dernière étant renforcée par un animé se voulant plus mature encore que ne l'est le manga !
Mais concrètement Fate Stay Night, qu'est ce que c'est ?

Shiro Emiya a survécu à un terrible incendie qui a tué ses parents, il a ensuite été recueilli par un oncle dont il ignorait l'existence et s'est promis qu'en grandissant il protégerait les autres afin que plus personne ne revive ce qu'il a lui-même vécu !
Devenu simple lycéen, il passe son temps à aider ses camarades dans la mesure de ses faibles moyens, mais un soir, il surprend deux guerriers étrangement vêtus en train de se battre...l'un d'eux le prend en chasse pour l'éliminer ; c'est alors qu'une jeune fille recouverte d'une armure et armée d'une épée lui vient en aide : Shiro est un magicien et il vient de lier un pacte avec Saber, un « servant » qui va l'aider à remporter la quête du Graal !

Rien que ça, la quête du Graal ! Malgré ce côté épique annoncé, le titre commence de la manière la plus banale qui soit avec ce lycéen qui a des rêves de justicier sans avoir la moindre compétence spécifique, et qui du jour au lendemain se retrouve avec des pouvoirs qui le dépassent, de même que les enjeux qui vont avec !
Pourtant cela part très vite, l'auteur nous plongeant dans l'action immédiatement, et entre deux phases d'action nous avons droit à quelques explications succinctes sur cette fameuse quête du Graal : sept magiciens doivent lutter pour s'approprier le Graal qui leur permettra de réaliser tous leurs souhaits, et pour ce faire ils sont accompagnés par sept héros des temps anciens aux capacités bien précises : Saber, Archer, Lancer, Caster, Berserker, Assassin et Rider !
Cette distinction en sept catégories bien spécifiques nous fait plusieurs promesses : on va plonger dans un univers de fantasy où on retrouvera les classes bien connues des rôlistes, cela annonce une lutte épique, mais cela marque également un grand manque d'originalité !
Et c'est malheureusement ce même manque d'originalité qu'on va retrouver tout au long du tome ! A commencer par la personnalité de Shiro, se rêvant en Batman Japonais suite à la mort de ses parents ! Il veut devenir un justicier...on peut difficilement faire plus cliché !
Ensuite, on retrouve les classes des « servants », qui eux-mêmes ne sont pas sans rappeler les Stands de Jojo, encore que là on puisse noter une différence dans le sens ou même si les servants obéissent à leurs maîtres, ils n'en gardent pas moins une personnalité propre.
Vient ensuite la copine de lycée qui cache quelque chose pour se révéler être une magicienne. Et peu importe si Shiro est un ennemi qu'il faudra abattre, elle va quand même prendre le temps de tout lui expliquer concernant la quête du Graal...mais attention, la prochaine fois, pas de quartier, ils seront ennemis ! Ridicule !

Enfin, même si l'idée de faire des servants, des héros aux hauts faits d'armes dans le passé est vraiment intéressante, elle tourne au n'importe quoi ! Passons sur le fait que deux (au moins pour le moment) des magiciens soient Japonais et accessoirement dans la même classe (après tout ce n'est que la quête du Graal), la découverte de l'identité de Berserker, à savoir Héraclès de la mythologie Grecque nous fait nous poser des questions… Cela peut être sympa de mélanger toutes les mythologies et légendes, puisqu’après tout on est bien dans un univers fantastique, mais on ressent presque un manque d'implication de l'auteur qui ne s'est pas foulé à faire des recherches pour trouver ne serait ce que sept héros Celtes, ce qui aurait véritablement collé avec la quête du Graal.

Malgré tout ceci, on ne s'ennuie pas pour autant, et ce premier volume nous fait quelques promesses qui titillent notre curiosité.

Le trait de l'auteur est à l'image du scénario, simpliste et sans la moindre originalité, il apparaît impersonnel, de même que le découpage des cases qui se veut assez banal.

Nous avons donc là un premier tome sympathique, sans plus, qui intrigue dans un certain point, mais qui ne fait pas rêver non plus !


Critique 2


A l'origine de Fate/Stay Night, nous retrouvons un jeu vidéo de type visual novel, sorti en 2004 par TYPE-MOON, à qui l'on devait déjà, notamment, le jeu à l'origine de Tsukihime. Très vite, le jeu a joui d'une très grande popularité au Japon, mais également à l'étranger, si bien qu'un manga a vu le jour en décembre 2005, et qu'une série animée a été diffusée de janvier à juin 2006. Ici, nous allons évidemment parler du manga, qui vient de voir son premier volume paraître en France chez Pika.

Lorsqu'il était enfant, Shirô Emiya fut le seul rescapé d'un terrible incendie qui a anéanti sa famille. Il est recueilli par un oncle jusqu'à présent inconnu, et ce dernier ne tarde pas à lui révéler qu'il est ce qu'on appelle un "magicien"...
Dix ans passent. Shirô est à présent lycéen, et le drame qu'il a vécu plus jeune l'a conforté dans sa volonté de toujours aider ceux qui en ont besoin, et d'être un défenseur de la justice. Mais sa vie bascule à nouveau lorsqu'il surprend deux étranges individus se battant en duel. Repéré par l'un d'eux, Shirô s'enfuit, mais est bientôt rattrapé par le mystérieux homme, bien décidé à le tuer. Un étrange pouvoir émane alors du jeune garçon, et une jeune guerrière blonde du nom de Saber apparaît comme par enchantement et repousse l'ennemi de son nouveau "maître"... Pour Shirô, c'est le début d'une bataille mystique: la Guerre du Graal.

Classique, c'est le mot qui convient à ce premier tome, qui introduit manière somme toute assez convenue l'histoire et les principaux personnages, qui, par ailleurs, paraissent très stéréotypés, avec en tête Shirô en "défenseur de la justice", comme il le dit lui-même . Entre deux scènes d'action, le lecteur est amené à découvrir en même temps que Shirô ce qu'est cette fameuse guerre du Graal, ce que sont les "maîtres magiciens" dont il fait partie, et les "servants" dont Saber fait partie. Bien entendu, tout ceci n'est qu'introduit, raconté dans les grandes lignes, mais est raconté de telle manière que, pour le moment, on a la nette impression qu'il n'y a rien de bien original dans cette Guerre du Graal: en reprenant ça et là quelques noms de héros légendaires et en revisitant le thème du Graal, les auteurs teintent l'oeuvre d'une petite touche mystique, mais l'ensemble n'échappe pas à quelques grosses ficelles typiques des shônen d'action. Toutefois, on sent bien que l'intrigue ne demande qu'à gagner en profondeur.

Au niveau des dessins, on ne peut vraiment pas dire que le travail de Dat Nishiwaki soit bluffant. Globalement, le trait du mangaka est assez impersonnel et pauvre. Les personnages manquent de détails (on remerciera tout de même l'auteur pour le travail apporté sur l'armure de Saber) et leurs expressions sont parfois mal rendues. De grosses erreurs de proportion sont à noter par moments. Quant aux décors, ils sont soit absents, soit très basiques. La narration ressemble à celle d'un shônen moyen, ni mauvais, ni excellent. Enfin, le dynamisme de l'ensemble est discutable et les quelques scènes d'action proposées dans ce tome manquent d'ampleur.

Avec ce premier volume, Fate/Stay Nite n'est pas (pas encore ?) la claque que l'on attendait, mais s'annonce malgré tout comme un divertissement convenable. Assez pauvre visuellement et débutant de manière basique, l'ensemble ne demande cependant qu'à s'étoffer. Affaire à suivre.

Au niveau de l'édition, on appréciera les quatre premières pages en couleurs. L'adaptation et le lettrage sont convaincants, tout comme la traduction, et ce malgré quelques tournures de phrase un peu étranges. En revanche, la qualité d'impression déçoit un peu.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Erkael

12 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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