Emi Magique Vol.1 - Actualité manga

Emi Magique Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 14 September 2021

Inaugurée en automne 2020 avec le one-shot Creamy Long Good-bye, la collection Magical Girls des éditions Black Box s'est poursuivie en mars dernier avec l'arrivée d'un deuxième manga mettant en avant une autre jeune détentrice de pouvoirs emblématiques des années 1980: Emi Magique.

Lancé au Japon en 1985 donc la même année que le célèbre anime afin d'accompagner la diffusion de ce dernier, le manga compte au total 3 volumes et a été initialement publié dans son pays d'origine au sein du magazine Ciao des éditions Shôgakukan. Ce fut la première série un peu longue de Kiyoko Arai, une mangaka qui exerce toujours de nos jours, et que l'on connaissait déjà auparavant en France pour la série Beauty Pop, parue aux éditions Soleil il y a une dizaine d'années.

Emi Magique, c'est l'histoire de Mai, une petite fille bourrée d'énergie dont le grand-père est le directeur des Magicalatts, une troupe de magiciens notamment réputée pour la figure d'Emi Magique, symbole de magicienne idéale que la grand-mère puis la mère de notre héroïne ont incarnée tour à tour autrefois. Hélas, cela fait désormais quelque temps qu'il n'y a plus d'Emi Magique, la maman de Mai ayant cessé ses activités. Mais le grand-père de Mai compte bien faire de sa petite-fille, un jour, quand elle sera prête, la nouvelle Emi Magique... et Mai, qui rêve de devenir magicienne même si elle est encore maladroite, ne demande pas mieux ! Mais qui aurait cru que la vraie magie finirait par s'installer dans sa vie ? En effet, dans la remise où sont installés les animaux de la troupe, Mai tombe un jour nez-à-nez sur Topo, un étrange écureuil volant capable de parler et qui affirme être un lutin ! En découvrant par hasard que Mai peut vraiment utiliser la magie, le petit animal lui offre la possibilité de devenir adulte pour devenir une véritable magicienne. Mais les choses vont rarement se passer comme prévu: en plus de devoir cacher sa double-nature à son entourage, Mai doit composer avec l'installation dans la maison familiale de Shô (Ronnie dans la vf du dessin animé), un lycéen qui est le fils des anciens disciples de sa mère...

Initialement publié au Japon parallèlement à la première diffusion de l'anime, ce manga avait donc, à l'origine, un objectif clair: accompagner le dessin animé, en proposant quelques petites aventures et petits approfondissements complétant ce dernier. Nous n'avons donc pas ici une adaptation stricte de l'anime, et ce manga vise même à mettre l'accent sur un aspect en particulier, à savoir la relation entre Mai et Sho. On retrouve ainsi des éléments semblables à l'anime, mais vus sous un angle assez différent car mettant l'accent sur cette relation qui, dans le dessin animé, n'est qu'un élément parmi d'autres bien qu'important. De ce fait, le manga se focalise moins sur l'aspect magie (qui est présent, mais moins prononcé que dans le dessin animé) que sur cette relation un peu délicate, dans la mesure où Mai est secrètement amoureuse de Sho alors que Sho, lui, se moque souvent de cette gamine et ne pense qu'Emi Magique... sans savoir qu'Emi Magique est la version transformée de Mai. Un schéma de triangle amoureux qui rappelle énormément celui entre Yû et Toshio (Charly en vf) dans Creamy, et qui finit même par se transformer discrètement en "quatuor" amoureux avec un camarade de classe de notre héroïne qui en pince pour elle.

Evitant donc d'être une redite complète du dessin animé, ce début de manga révèle un certain charme, quand bien même il reste très classique dans sa formule pour l'instant avec des premiers petits problèmes vites expédiés. Et ce charme doit également beaucoup à deux autres éléments. Tout d'abord, la patte visuelle de Kiyoko Arai, qui fleure bon les années 80 tout en restant toujours clair et assez fin. Ensuite, la façon dont ce dessin permet d'accompagner l'inévitable parfum de nostalgie: celles et ceux qui ont connu le dessin animé dans leur jeunesse auront là une vraie petite madeleine de Proust... quand bien même un élément en particulier pourra décontenancer, à savoir la violence parfois assez cruelle que Mai, qui n'hésite jamais, souvent sans raison et sous couvert d'"humour", à cogner violemment le pauvre Topo qui a beaucoup de patience avec elle.

Notons que l'histoire d'Emi Magique s'arrête ici après un peu moins de 130 pages, pour laisser place à deux histoires courtes de 40 et 18 pages, offrant deux petits romances sans rapport avec notre jeune héroïne magicienne. L'ensemble est classique, mais pas déplaisant à lire.

Enfin, côté édition, l'éditeur livre une fort bonne copie. On a droit aux standards de format de Black Box (grand format, couverture sans jaquette et avec rabats), à une bonne qualité de papier et d'impression, à un lettrage suffisamment soigné de Cindy Bertet, et à une traduction bien dans le ton de Marina Bonzi.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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