Dreamland Vol.20

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 24 June 2021

La Celestiafest aura laissé de lourdes marques qui remettent en question l'équilibre de l'entièreté de Dreamland. Bien des factions se créent ou se réorganisent, certaines dans le but d'imposer leur domination sur le monde des rêves. La mort brutale d'Infinity Midas n'a fait que renforcer le chaos, tandis qu'Attila est désormais le voyageur le plus puissant. Doucement, tout semble se mettre en place en vue de plonger Dreamland dans un chaos sans précédent.
De son côté, Terrence reprend sa tranquille existence. Mais entre le bac qui approche et une camarade de classe qui attise la jalousie de Lydia, le quotidien du jeune homme dans le monde éveillé n'est pas forcément plus reposant...

Voilà presque deux ans que Reno Lemaire concluait la première partie de son manga avec un intense volume 19. Un véritable cap pour la série, si bien que l'auteur en a profité pour interrompre la parution afin de travailler sur l'artbook de sa série, une superbe bible qui vaut le détour. Ainsi, retrouver l'univers a forcément quelque chose de particulier. Ce n'est pas simplement un nouveau tome de Dreamland que nous ouvrons, mais le premier d'un nouveau cycle pour l'histoire.

Et qui dit multiple de cinq dit volume particulier, une vraie coutume pour la série depuis ses débuts. Ainsi, l'opus se veut charnière dans sa manière de créer une transition forte vers la suite de l'histoire. Voilà un moment qu'on sait que le monde des rêves est voué à connaître une guerre destructrice dans laquelle Terrence et les siens auront un rôle important à jouer, et la Celestiafest fut un moyen d'amener la situation du monde des rêves vers ces hostilités. Ainsi, Reno Lemaire met doucement ses pions en place en vue des conflits à venir. Il ne s'en cache pas, la narration rappelant régulièrement ce fait, le grand échiquier des futur bataille semble s'installer tranquillement. Pour le lecteur, il est tout particulièrement intéressant de découvrir les conséquences du long arc précédent, puisque les groupes se réorganisent tandis que des factions naissent, accueillant des personnages bien connus ou inédits. Le tout demande un certain investissement, notamment de se remémorer la place des nombreuses figures de l'intrigue. L'artbook intervient à point nommé tant il fait aussi figure de guide de la première partie du manga. Et malgré cette richesse dans l'univers et dans le casting, le tout reste assez clair. Entre les rôles nouveaux de quelques personnages et des débuts de confrontation intense, tout le segment dans le monde des rêves est d'une grande générosité, montrant la promesse d'une seconde partie qui devrait être encore plus ambitieuse que la précédente. Car de l'aveu de l'artiste, celle-ci se composera de pas moins de cinq arcs narratifs, tant son univers et ses personnages se sont étoffés plus que voulu initialement. Tout un programme qui met l'eau à la bouche, donc.

L'autre grand plaisir de ce tome, c'est aussi les retrouvailles avec le monde réel que nous n'avions pas vu depuis un bout de temps. Cela implique quelques chapitres de légèreté, et d'autres qui mettent la relation entre Terrence et Lydia à rude épreuve. Dans ces moments, l'auteur continue de croquer la fougue de la jeunesse sans réelle exagération. Au contraire, il présente même en filigrane des faits de société graves et actuels, auxquels Savane vient répondre avec un panache assez exquis. Certes, cela reste des événements secondaires, mais qui donnent toujours une certaine authenticité aux instants de vie quotidienne. Ces derniers sont toujours savoureux à déguster, et viennent conclure un volume qui passe bien trop rapidement tant les événements s'enchainent.

Enfin, difficile de ne pas évoquer le cap qu'amène cet opus : Le nombre « 20 »est maintenant atteint, mais aussi les « 200 » en ce qui concerne les chapitres. Reno Lemaire célèbre ça à sa manière, couillue, via un chapitre qui intervient à la toute fin, quitte à chambouler la numérotation, et dont le thème et la symbolique marquent efficacement. Entre cet épisode bien précis et quelques séquences narrativement percutantes, qui n'ont pas besoin de mots pour nous marquer, l'auteur de Dreamland semble loin d'être à court d'idées pour mener sa série de l'avant. En tout cas, il a notre confiance quant à la suite de cette seconde partie. Et maintenant que l'artbook a été publié, on peut s'attendre au retour d'un rythme de parution plus régulier.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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