Dragon Ball Super Vol.10 - Actualité manga

Dragon Ball Super Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 02 April 2020

Chronique 2

La patrouille galactique vient demander de l'aide à Goku et Vegeta: Moro, un dangereux criminel emprisonné il y a des millions d'années par le Grand Kaioh, s'est évadé et se dirige vers la nouvelle planète Namek en quête des boules de Cristal!
Il faut intervenir au plus vite avant qu'il ne réalise un vœu mais à première vue, il ne semble pas en mesure de tenir tête à nos héros...à moins que...

Enfin il se passe quelque chose d'intéressant dans ce titre qui n'est plus que commercial! Créer des histoires pour vendre des figurines c'est bien, si les histoires en question sont travaillées, originales et prenantes, c'est mieux!

L'action reprend donc sur Namek avec un Vegeta particulièrement motivé pour mettre une bonne raclée à son adversaire...Et ça commence plutôt bien, à tel point qu'on se demande si la menace n'a pas été exagérée...mais évidemment, le lecteur sait bien que cela ne peut pas être aussi simple!
Moro utilise des pouvoirs originaux, qui ne sont pas basés uniquement sur la puissance physique, c'est assez agréable, et cela change de ce à quoi on a été habitué.
Cependant à bien y regarder, sa technique qui lui permet de surclasser nos héros, n'est pas non plus une totale nouveauté, ce n'est pas bien différent d'un Genkidama...c'est juste plus rapide et plus "vampirique" puisqu'il n'emprunte pas la puissance alentour mais la dérobe...

L'affrontement est sympa à suivre, il est tout de même rare de voir nos héros dans une telle situation, on ne peut s’empêcher cependant de regretter certains choix: le choix d'avoir introduit Beerus et Whis et de les cantonner au rôle de Deus Ex Machina est un peu dommage...ils pourraient régler ça rapidement, mais ils se contentent d'être spectateurs!
Ensuite, ce n'est que mon point de vue, mais j'ai le sentiment que Moro perd de son charisme et de son aura une fois rajeuni (car oui, il ne semble pas avoir des vœux très originaux, il ne faut pas trop en demander non plus).

Cela fait tout de même très plaisir de retrouver Namek et son peuple, ce qui est aussi l'occasion pour Vegeta de partir en quête de rédemption. On ne peut nier le coté fan service qui nous renvoie aux plus belles heures de la saga, mais c'est fait avec une certaine classe ici, et ça fonctionne pleinement!
Et tout comme pour la saga Freezer, il va se passer pas mal de choses, pas mal de rebondissements, à commencer par l'entrée en scène de Merus puis d'un personnage laissé de coté depuis bien trop longtemps: Boo! Ce dernier va briller et nous faire regretter que les auteurs l'aient oublié pour le tournoi...on aurait clairement préféré le voir lui plutôt que Tortue Géniale (car encore une fois, le fan service c'est bien, la cohérence c'est mieux)!

Le final va même nous laisser sur une ultime surprise totalement inattendue... A ce stade tout est réuni pour qu'on ait la meilleure partie de Dragon Ball Super...il ne reste plus qu'à espérer que les auteurs ne se tirent pas une balle dans le pied comme ils l'on si souvent fait ces derniers temps!


Chronique 1

Gokû et Vegeta, qui ont fraîchement intégré la Patrouille Galactique, font face au récent prisonnier qui s'est évadé, sur la nouvelle planète Namek. Moro est particulièrement dangereux puisqu'il peut utiliser l'énergie qui l'entoure contre ses adversaires, voire l'absorber... Les deux Saiyen lui font face, tant bien que mal, et doivent à tout prix l'empêcher de réunir les Dragon Ball...

Après le fiasco que fut la version manga de l'arc de la survie de l'Univers, voir Toyotaro développer son propre arc de Dragon Ball Super est assez plaisant. Le début de l'arc du prisonnier galactique proposait une certaine fraîcheur, mais il faut reconnaître que cette suite prend une direction opposée, proposant justement un air de déjà-vu.

Ce n'est pas une nouvelle Dragon Ball Super et Toyotaro ont toujours puisé dans le manga original, parfois au détriment de nouvelles idées. C'est alors le principal bémol de ce dixième opus qui, malgré quelques touches d'originalité, renvoi sans cesse à l'arc de Freezer sur Namek. Un écho qui est parfois même volontaire, et mis en relief avec le gros point fort de ce tome : la psychologie de Vegeta. Lui qui a commis quelques attrocités sur l'ancienne planète autrefois, il cherche à chaque fois à racheter ses fautes. Toyotaro présente d'ailleurs efficacement la chose, sans trop en faire, la rédemption de Vegeta passant par de furtives paroles, quelques questionnements, voire certains regards. Si le mangaka propose toujours un style confus par instant, il faut lui reconnaître ce talent dès qu'on lui laisse plus de temps et de marge pour dessiner son manga.

Le lecteur se trouve alors en terrain connu : une Namek très similaire à l'ancienne (que nous avions déjà aperçu dans l'arc Cell du manga d'origine), et une opposition face à un dangereux adversaire qui cherche à réunir les Dragon Ball, et n'hésite pas à massacrer les villageois pour cela. Heureusement, les combats contre Moro proposent un peu plus d'originalité, notamment grâce aux pouvoirs de l'antagoniste. Ce dernier fait office de pur adversaire maléfique, le premier de ce genre totalement original dans Dragon Ball Super puisque Zamasu apportait une certaine ambiguïté, et présente des pouvoirs bien trouvés, permettant de brider la puissance de Gokû et Vegeta de manière logique. Étant donné leurs puissances respectives, il faut désormais ce genre d'artifice pour apporter un tant soit peu de cohérence dans l’œuvre, la trouvaille passe ainsi particulièrement bien.

Beaucoup d'affrontements dans ce tome, donc, qui mettent Gokû et Vegeta sur un joli pied d'égalité. Certes, les chorégraphies de combat et la clareté de sa narration manquent cruellement, mais Toyotaro s'en sort particulièrement bien dans cet opus. Le tout se voit parsemé de quelques rebondissements efficace, une utilisation de quelques éléments de l'univers plutôt intéressants, et d'un climax doté d'une certaine intensité, laissant croire que l'arc vient seulement de terminer sa première étape, ouvrant la voie à des péripéties différentes.

Un bien beau programme, donc. Au risque de se répéter, il convient de souligner que la liberté qu'a le mangaka sur son œuvre, sans avoir la pression de la version animée derrière lui, est véritablement bénéfique. Sans égaler le Dragon Ball originel, le présent arc se révèle très efficace, parsemé de très bonnes idées, bien qu'il peine encore à instaurer de réelles nouveautés qui lui donneraient une identité propre. Pourtant, c'est appréciable et agréable, et on attendra la suite avec une certaine curiosité.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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