Dragon Ball Super Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 07 Febuary 2020

Gokû et Vegeta, qui ont fraîchement intégré la Patrouille Galactique, font face au récent prisonnier qui s'est évadé, sur la nouvelle planète Namek. Moro est particulièrement dangereux puisqu'il peut utiliser l'énergie qui l'entoure contre ses adversaires, voire l'absorber... Les deux Saiyen lui font face, tant bien que mal, et doivent à tout prix l'empêcher de réunir les Dragon Ball...

Après le fiasco que fut la version manga de l'arc de la survie de l'Univers, voir Toyotaro développer son propre arc de Dragon Ball Super est assez plaisant. Le début de l'arc du prisonnier galactique proposait une certaine fraîcheur, mais il faut reconnaître que cette suite prend une direction opposée, proposant justement un air de déjà-vu.

Ce n'est pas une nouvelle Dragon Ball Super et Toyotaro ont toujours puisé dans le manga original, parfois au détriment de nouvelles idées. C'est alors le principal bémol de ce dixième opus qui, malgré quelques touches d'originalité, renvoi sans cesse à l'arc de Freezer sur Namek. Un écho qui est parfois même volontaire, et mis en relief avec le gros point fort de ce tome : la psychologie de Vegeta. Lui qui a commis quelques attrocités sur l'ancienne planète autrefois, il cherche à chaque fois à racheter ses fautes. Toyotaro présente d'ailleurs efficacement la chose, sans trop en faire, la rédemption de Vegeta passant par de furtives paroles, quelques questionnements, voire certains regards. Si le mangaka propose toujours un style confus par instant, il faut lui reconnaître ce talent dès qu'on lui laisse plus de temps et de marge pour dessiner son manga.

Le lecteur se trouve alors en terrain connu : une Namek très similaire à l'ancienne (que nous avions déjà aperçu dans l'arc Cell du manga d'origine), et une opposition face à un dangereux adversaire qui cherche à réunir les Dragon Ball, et n'hésite pas à massacrer les villageois pour cela. Heureusement, les combats contre Moro proposent un peu plus d'originalité, notamment grâce aux pouvoirs de l'antagoniste. Ce dernier fait office de pur adversaire maléfique, le premier de ce genre totalement original dans Dragon Ball Super puisque Zamasu apportait une certaine ambiguïté, et présente des pouvoirs bien trouvés, permettant de brider la puissance de Gokû et Vegeta de manière logique. Étant donné leurs puissances respectives, il faut désormais ce genre d'artifice pour apporter un tant soit peu de cohérence dans l’œuvre, la trouvaille passe ainsi particulièrement bien.

Beaucoup d'affrontements dans ce tome, donc, qui mettent Gokû et Vegeta sur un joli pied d'égalité. Certes, les chorégraphies de combat et la clareté de sa narration manquent cruellement, mais Toyotaro s'en sort particulièrement bien dans cet opus. Le tout se voit parsemé de quelques rebondissements efficace, une utilisation de quelques éléments de l'univers plutôt intéressants, et d'un climax doté d'une certaine intensité, laissant croire que l'arc vient seulement de terminer sa première étape, ouvrant la voie à des péripéties différentes.

Un bien beau programme, donc. Au risque de se répéter, il convient de souligner que la liberté qu'a le mangaka sur son œuvre, sans avoir la pression de la version animée derrière lui, est véritablement bénéfique. Sans égaler le Dragon Ball originel, le présent arc se révèle très efficace, parsemé de très bonnes idées, bien qu'il peine encore à instaurer de réelles nouveautés qui lui donneraient une identité propre. Pourtant, c'est appréciable et agréable, et on attendra la suite avec une certaine curiosité.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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