Détective Conan Vol.23 - Actualité manga

Détective Conan Vol.23

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 10 July 2017

Critique 2


Conan, Ai et les Detective Boys assistent à une projection marathon de différents films Gomera, le monstre géant. Mais cette diffusion est symbolique pour la salle de cinéma en question puisqu’au terme de la journée, l’établissement fermera ses portes puisque racheté par un promoteur à cause d’une baisse des fréquentations. Alors, en pleine séance, la projection est interrompue et le cadavre de l’imbu promoteur retrouvé pendu devant les projecteurs ! Alors… Suicide ou meurtre ?


C’est donc l’enquête de la salle de cinéma qui ouvre le bal de ce vingt-troisième volume, une affaire qui n’est pas sans rappeler une autre, visant aussi la saga Gomera, publiée précédemment. Fort heureusement, l’enquête présente se démarque assez tant elle se montre complexe par le stratagème mis en place par le meurtrier. Là-dessus, Gosho Aoyama réitère une formule de plus en plus présente : l’affaire fonctionne et tient sans mal en haleine, mais il paraît difficile de deviner soi-même son issue.


C’est plutôt sur sa suite que ce tome va se montrer convaincant et particulièrement étonnant, puisque l’affaire qui succède est particulièrement longue et développée et ne présente pas de meurtres classiques comme on a pu en voir des dizaines jusqu’à présent. Sur fond de croisière luxueuse, Gosho Aoyama nous propose une énigme sous forme de véritable puzzle, traitant de cambrioleurs en cavale depuis près de 20 ans et rattrapés par leur ancien leader qu’ils pensaient avoir assassiné. Le tout se montre particulièrement efficace par son suspense, les révélations n’arrivant qu’à la toute fin et paraissant imprévisibles. A ceci s’ajoute un retour de Heiji qui, pour une fois, exploitera des pistes différentes de celles de Conan, de quoi rappeler que les détectives de l’Est et de l’Ouest du Japon sont aussi amis que rivaux. Si certains ont pris l’habitude de lire Conan de manière épisodique, à coup de deux ou trois chapitres qui forgent une seule affaire, l’enquête présente bouscule un peu le rythme des tomes par sa longueur, mais captive jusqu’à son dénouement.


Il paraissait donc difficile de proposer quelque chose d’encore plus convaincant sur la fin du volume, à moins que cela ne concerne un arc axé sur l’Organisation. Ce n’est pas le cas, la suite ouvrant une traque qui ne s’achèvera sur lors du tome prochain, bien que l’enthousiasme du lecteur soit facilement piqué par le retour d’un binôme récent, mais qui s’est vite montré attachant : Takagi et Satô. Le contraste entre les deux policiers est bien marqué dans ce début d’affaire, l’auteur n’hésitant pas à montrer Satô comme une femme d’action aussi séduisante qu’efficace dans la poursuite des criminels. Difficile alors de ne pas apprécier le personnage, si bien que la jeune femme domine tout ce début d’affaire par son aura. Et si ce chapitre n’est qu’une introduction pour la suite, on a hâte de découvrir la fin de cette enquête qui devrait mettre davantage Takagi en avant.


Encore une fois, on constate que Gosho Aoyama sait renouveler ses affaires et rend sa série efficace en permanence, certes par ses enquêtes inventives, mais aussi par son casting de personnages qui ne cesse de s’étoffer et de s’enrichir. Alors, même après 23 tomes, on ne se lasse pas.


Critique 1


Deux nouvelles affaires intégrales et le début d'une troisième composent ce 23ème tome des aventures du jeune Conan Edogawa.



Dans un premier temps, Gosho Aoyama nous plonge dans l'univers fascinant et mystérieux d'une salle de cinéma pour une affaire entre ombre et lumière. Si le mystère et le stratagème employé par le coupable sont bien trouvés et réussis, on a en revanche connu l'auteur beaucoup plus inspiré en terme d'histoire. Ici, on doit se contenter du minimum syndical, Aoyama se contentant de nous raconter une enquête sans prendre vraiment le temps de développer le contexte qui l'entoure. La narration n'est pas particulièrement travaillée, le tout accuse même quelques longueurs et pêche surtout par son manque flagrant d'ambitions. La force et les intentions font donc cruellement défaut à cette intrigue qui ne figure assurément pas parmi les meilleures de l'auteur.

Heureusement, la seconde affaire se révèle déjà bien plus convaincante. Cette fois, nos héros se trouvent à bord d'un paquebot de luxe pour une croisière en pleine mer au cours de laquelle un criminel de légende fait sa soudaine et mystérieuse réapparition: Kano Saizo, le "planificateur de l'ombre", responsable du hold-up sanglant des 400 millions une vingtaine d'années auparavant, se trouve à bord. Au grand effroi de ceux qui le croyaient mort, il annonce son intention de se venger des trois complices qui l'ont trahi autrefois. Alors que Kogoro Mouri et l'ancien commissaire en charge de l'affaire tentent de le retrouver, le planificateur fait ses premières victimes dans des démonstrations de force aussi spectaculaires qu'audacieuses. Mais pourquoi réapparait-il subitement aujourd'hui et qui sont ses anciens complices parmi les passagers du paquebot ?

En comparaison de l'affaire précédente, on sent que cette fois Gosho Aoyama a vraiment pris le temps de travailler son histoire. Non seulement cette affaire est intéressante mais tout le contexte autour a aussi été brillamment traité afin de lui donner la force et la crédibilité dont elle a besoin. Le mystère est fascinant, les personnages sont surprenants d'ambiguités et la tension, omniprésente tout du long, ne cesse de s'accroître. Ajoutons à cela une narration parfaitement maîtrisée qui ne laisse jamais retomber le suspense et on se retrouve là avec une intrigue d'un excellent niveau où on retrouve tout le talent et le savoir-faire de l'auteur pour passionner si bien ses lecteurs. Celui-ci pousse d'ailleurs les choses plus loin que d'habitude, allant jusqu'à confronter les personnages à des situations où ils risquent leur vie dans leur recherche de la vérité. Ces situations ont tendance à se multiplier dernièrement et on se doute bien que cela n'est pas gratuit et que quelque chose d'énorme se prépare (c'est Gosho Aoyama après tout !). Au final, cette intrigue est une franche réussite qui, sans faire vraiment partie des meilleures intrigues du manga, arrive à tenir ses lecteurs en haleine sans jamais relâcher la pression. On n'a pas le temps de s'ennuyer et on en redemande !

Enfin, le dernier chapitre du tome démarre une nouvelle affaire où les jeunes détectives doivent assister l'inspecteur Wataru Takagi dans une enquête pour innocenter un homme accusé de meurtre. Une situation inédite puisque l'inspecteur doit agir cette fois en marge de sa hiérarchie - et aux limites de l'illégalité - pour éviter à un innocent de se retrouver derrière les barreaux pour un crime qu'il prétend ne pas avoir commis. Cette intrigue permet donc de s'attarder un peu sur ce personnage secondaire, jusque là représenté comme un simple homme de main de Megure, pour le développer davantage et construire un personnage à part entière. On découvre ainsi un inspecteur de police qui ne paie pas vraiment de mine, pas très compétent en apparence, mais en lequel sa supérieure hiérarchique Miwako Sato place une grande confiance, croyant en son potentiel. Cette affaire est le déclic qui va permettre à Takagi de faire ses preuves auprès de la brigade Megure - et de lui-même - et d'entamer ainsi son évolution pour devenir le flic compétent que l'on connait aujourd'hui. Sa relation avec d'autres personnages tient aussi une grande place dans cette intrigue, à commencer par celle avec l'inspectrice Sato dont il est secrètement amoureux (comme tout le commissariat), mais également et notamment celle avec le jeune Conan Edogawa. Car si Takagi ne voit encore en lui qu'un enfant, c'est au cours de cette affaire qu'une véritable relation de confiance et de respect va commencer à naître entre eux, Conan y trouvant un allié inestimable pour ses propres enquêtes. Une intrigue qui s'annonce donc riche en terme de character-development, même si l'enquête en elle-même devra attendre le tome suivant pour démarrer.

A noter aussi que le grand final de l'arc d'Ai Haibara est à présent proche (au tome suivant). En marge des différentes intrigues qui composent ce tome, on trouve donc des scènes impliquant principalement les personnages de Conan et d'Ai afin d'approfondir davantage leur relation et de continuer à creuser la psychologie complexe et troublée de la jeune fille en vue de préparer les événements à venir. L'auteur continue aussi de développer les comportements étranges de Ran à l'égard de Conan, chose qu'il n'a pas arrêté de faire depuis le tome 14 et qui ne cesse de s'accentuer dernièrement, traduisant de plus en plus la possibilité qu'elle ait compris sa véritable identité. Là-aussi, on sent que quelque chose d'énorme se profile à l'horizon, Aoyama ne faisant jamais rien au hasard...

Au final, on trouve là un (très) bon tome de Détective Conan dans l'ensemble, mais on est quand même loin du niveau des meilleurs tomes de la série. Cela dit, vu la claque monumentale qui nous attend au tome suivant, on pardonne bien volontiers à l'auteur du moment que sa série continue à nous passionner comme elle sait si bien le faire.


Glass heart


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
GlassHeart

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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