Courtisane d'Edo (la) Vol.9 - Actualité manga

Courtisane d'Edo (la) Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 08 January 2020

« Je souhaite que vous compreniez… que mes sentiments envers vous sont toujours aussi forts ! »

La déclaration de Seijirô, l'ex-fiancé d’Akane, tombe comme un couperet. Si elle ne promet pas de l’épouser, il ne leur apportera pas leur aide. Notre héroïne va devoir ruser si elle veut se tirer de ce mauvais pas ; sans compter qu’il n’est pas évident pour les deux amoureux de ne pas se laisser déprimer par les circonstances. Toutefois, ce n’est que l’une des difficultés auxquelles Akane va devoir faire face…

« Si cela pouvait suffire… à ce que cet homme m’appartienne… »

En effet, Akane se retrouve aux prises avec un cruel dilemme : pour avancer dans son enquête, elle doit demander à Yukari d’obtenir un service auprès du daimyô qui s’est entiché d’elle. Ce qui aura bien sûr comme conséquence directe l’achat de sa liberté par ce seigneur. Notre héroïne n’arrive pas à se résoudre à lui imposer ça, heureusement elle n’est pas seule et peut compter sur l’appui du fidèle Riichirô. Yukari, dont les sentiments pour ce dernier nous sont déjà connus, est particulièrement touchante dans ce volume. Son intervention est très importante, et elle apparaît même sur la couverture en compagnie de Riichirô.

Après la reprise du cliffhanger du volume précédent, le tome s’articule en trois temps forts : les sentiments de Yukari et le rôle qu’elle va jouer pour aider Akane, les avancées – mais surtout les nouveaux coups durs – de l’enquête, et le mystère enfin levé sur l’identité de la grande sœur de Sôsuke. Une construction bien gérée qui ne laisse pas la place aux temps morts qu’on pourrait trouver en raison de leur projet qui peine à avancer au vu des circonstances. En effet, si celui-ci avance, de nombreux obstacles apparaissent encore. Les tensions grandissent et les suspicions vont bon train. Le prochain tome promet d’être assez intense et on a hâte de le découvrir.

On pourrait malgré tout reprocher deux éléments à ce tome. Tout d’abord, la découverte de la grande sœur a lieu très (trop) rapidement après la discussion entre Akane et Sôsuke. Même si cela semble se faire dans un esprit d’épisode spécial, Akane résout le mystère si facilement – et surtout l’intéressée avoue sans sourciller le secret qu’elle cache depuis si longtemps – que cela nous laisse comme un arrière goût frustrant. Cette résolution pourtant si chère aux yeux de Sôsuke semble finalement très anecdotique. À voir comment la mangaka gèrera la suite. De plus, le choix de traduire la berceuse utilisée, ici « Colas mon p’tit frère », certes se comprend, car elle parlera ainsi à tous les lecteurs. Toutefois, puisque jusqu’à maintenant l’époque d’Edo et la culture japonaise sont très bien mises en avant par Kanoko Sakurakouji, cette berceuse typiquement de chez nous casse l’immersion.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Hinae

15 20
Note de la rédaction






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