Chef de Nobunaga (le) Vol.12 - Manga

Chef de Nobunaga (le) Vol.12

Rédaction
Lecteurs
16 /20

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 24 Octobre 2016

Ken a pour mission de libérer Kaede, l’espionne de Nobunaga, des mains de l’Honganji. Pour cela, il doit le convaincre. Ken aura également l’occasion de revoir Yoko et de savoir enfin peut-être quel est le lien qui les unit réellement.

Ce douzième volume du chef de Nobunaga sera tiraillé entre des événements importants et des histoires moins centrées sur l’intrigue principale. Comme à leurs habitudes, Takuro Kajikawa et Mitsuru Nishimura nous proposent un contenu solide, intrigant et pertinent que ce soit dans le récit ou dans la cuisine. Néanmoins, pour une fois, on sera quelque peu déçu sur certains éléments. En effet, alors qu’on avait enfin la possibilité de savoir quelle était la réelle relation qui unissait Yoko et Ken autrefois, les auteurs décident une nouvelle fois de contourner la question. C’est bien de faire tenir en haleine son lectorat, mais il ne faudrait au final pas le frustrer. D’autant plus que cela fait déjà pas mal de tomes que la question est en suspens et que les auteurs nous font croire qu’ils finiront par le révéler. En outre, on assiste à l’apparition d’un nouveau personnage qui serait aussi un contemporain de l’époque de Ken. Ce qui a pour effet de rendre l’introduction de ce nouveau protagoniste comme une bien belle ironie...

Malgré ces quelques éléments moindres, Le chef de Nobunaga continue de nous subjuguer et de nous intéresser. Ken ne ressortira pas indemne de l’Hoganji. En échange de la libération de Kaede, notre héros va devoir renoncer à l’un de ses grands atouts : la cuisine occidentale. Ensuite, avant de nous replonger à nouveau dans le plat principal de l’œuvre, les auteurs prennent le parti de nous faire découvrir d’une manière toujours enrichissante une dégustation de thés pour savoir quel marchand pourra imposer ses prix à l’autre ainsi qu’une coutume étrange encore en vigueur à l’époque moyenâgeuse du Japon, celle de la mise en valeur de crânes ennemis pour remotiver certains officiers lors d’un repas avec le Seigneur. Deux chapitres plus indépendants qui nous donneront l’occasion d’en savoir plus et de voir une autre facette de Nobunaga, celle d’un homme plus humain et sensible qu’il n’y paraît. Ce n’est que vers la fin du récit que les choses sérieuses reprendront leur cours, notamment avec le retour de Hisahide Matsunaga (qui avait servi et trahi à un moment donné Nobunaga) et la mise en route des hostilités longuement attendues du Honganji. La fin du volume n’augure dès lors que du lourd pour la suite.

En somme, ce présent opus oscillera entre la trame principale et des épisodes plus libres. L’un des grands ennemis de Nobunaga jusqu’ici en attente se décidera enfin de se mettre en mouvement, tandis que plusieurs personnages aux intentions obscures et dangereuses commenceront à graviter autour de Nobunaga et de son cuisinier. Même si on regrettera le choix des auteurs de ne pas révéler une bonne fois pour toutes le lien qui unissait Yoko et Ken autrefois, la série nous offre une énième fois un récit chargé d’enjeux, d’intelligence et de qualité.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
titali
16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs