Beck Vol.1 - Actualité manga

Beck Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 26 November 2009

Beck, ça n'a l'air de rien. Ça commence par l'histoire d'un lycéen looser surnommé Koyuki qui se laisse marcher sur les pieds par les caïds de sa classe. Un lycéen timide sans rêve, sans but ni espoir jusqu'à sa rencontre avec Beck, un chien couturé de partout, hommage évident au Black Jack de Tezuka autant qu'au chanteur américain. Derrière Beck se cache Ryusuke, une jeune japonais ayant longtemps vécu aux USA où il s'est passionné pour le Rock et tente de devenir professionnel. C'est le début d'une nouvelle vie pour Koyuki !

Ce premier tome plante le décor et par conséquent l'intrigue est pour l'instant assez simple. On découvre le quotidien morose de Yukito et le début d'un tournant dans sa vie. Ryusuke, cheveux long, sûr de lui, le parfait opposé de Koyuki tient lui aussi une place importante. Il fait découvrir à notre héros le monde des groupes amateurs et des concerts nocturnes dans des boui-boui sans nom. Les rivalités entre musiciens, la guitare, les filles... Tout ce qui est passé à côté de Koyuki à présent. Bref, c'est le début d'une grande aventure pour le lycéen introverti. La musique lui ouvre un nouveau monde et ce monde l'ouvrira aux autres. Rien de très original dans ce premier tome, rien de vraiment passionnant si ce n'est le talent de conteur graphique de l'auteur. Et pourtant, on arrive à sentir tout le potentiel de cette série.
Les dessins d'Harold Sakuishi oscillent entre réalisme et caricatural. Les décors, les personnages sont très clairs, réalistes, ainsi on pénètre facilement dans l'histoire. C'est sur les visages que le trait de Sakuishi pêche un peu. Les grands yeux des personnages les font parfois se ressembler : Izumi ressemble à la sœur de Ryusuke et hors contexte on peut les confondre.

La traduction proposée par Akata est tout simplement exemplaire. Le choix entre mots spécifiques japonais et mots français est judicieux (avec quelques exceptions, le bukatsu aurait pu être traduit par club, comme dans la plupart des mangas). De nombreux termes spécifiques du Japon sont très bien expliqués en fin de tome. On n'est jamais perdu. On appréciera aussi la petite explication concernant la prononciation des prénoms des personnages. L'adaptation graphique est très soignée,comme souvent chez l'éditeur, ce qui permet une immersion encore plus grande.

Beck, ça n'a l'air de rien, pas vraiment original vu de loin et pourtant c'est terriblement addictif. Les pages défilent sur le quotidien banal d'un lycéen tentant d'évoluer dans le monde du rock. On arrive vite à la fin, n'espérant que la suite.


blacksheep


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Blacksheep

15 20
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