Atrail Vol.1 - Actualité manga

Atrail Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 11 January 2019

En ce début d'année 2019, les éditions Doki-Doki accueillent dans leur catalogue un nom bien connu en la personne de Gorô Taniguchi, un homme qui est avant tout l'auteur ou le réalisateur de séries à succès comme Planètes, Infinite Ryvius, Gun Sword et surtout Code Geass ! Il signe donc le scénario d'Atrail, un manga qui comptera 6 volumes au total et qui est dessiné par Akihiko Higuchi, mangaka qui a débuté sa carrière au milieu des années 2000, qui était jusqu'à présent inédit en France, mais qui a aussi été assistant sur le mangaka Eureka Seven.

Atrail nous plonge dans un Japon tout ce qui semble de plus normal, auprès d'un adolescent tout ce qui semble de plus classique. Entre son adorable mais étourdie mère, ses amis dont l'énergique Minato, les études et diverses activités, Iori Shijima est un lycéen qui n'aspire qu'à une chose: vivre un quotidien parfaitement normal, si bien qu'il règle tout très précisément dans sa vie. Il agit toujours avec efficacité et optimise à fond son temps afin d'avoir le quotidien le plus plan-plan possible, tel qu'il le souhaite... Mais et si sa vie si bien réglée n'était qu'une supercherie ? Alors qu'il vit un jour comme un autre, l'apparition soudaine dans le ciel d'étranges machines volantes et d'une sorte de cube géant nommé "Atrail" va tout changer. Là où il ignore ce qui se passe, tout le monde autour de lui semble au courant de ce qui est en train de se dérouler et semble savoir ce qu'est cette étrange entité cubique. Pire encore: dès qu'un ordre est donné de le capturer, tout le monde se rue sur lui ! Puis deux camps opposés, "l'Innovation" représentée par Ruri qui dit être son petit frère et le "Régime" représenté par sa "garde du corps" Faï, font irruption avec la ferme intention de mettre la main sur lui ! Pour un adolescent qui n'aspire qu'à avoir un quotidien des plus banal, c'est balot... et ça l'est encore plus quand il apprend que grâce à sa capacité unique à pourvoir parler avec l'Atrail qui peut réaliser ses souhaits, il est visiblement voué à jouer un rôle de premier plan dans l'avenir de l'humanité...

Etrange et intrigant récit que cet Atrail, si on se fie uniquement à ce premier volume assez étonnant. Commençant comme une tranche de vie classique dans ses premières pages, l'histoire dérive donc très rapidement en plongeant le pauvre Iori dans une aventure improbable où il va vite découvrir toute la vérité sur le monde et sur sa propre personne. Ce qui est arrivé à la Terre 103 ans auparavant, le rôle de l'Atrail, ses propres origines, les espoirs qu'on fonde en lui... Difficile d'en dire plus sans révéler les principales surprises de ce volume, mais en gros on peut dire qu'Iori se retrouve dans le rôle d'une sorte de Messie, rôle qui le dépasse complètement et qu'il n'a pas envie d'assumer... si bien qu' à l'heure où il devrait essayer de sauver le monde, lui continue surtout de n'aspirer qu'à retrouver sa petite vie pépère.

Ce qui en résulte, c'est un récit un peu hybride pour le moment, de par son mélange de tranche de vie et de science-fiction, l'ambiance quotidienne qui reste bien présente sur souhait de notre héros alors qu'en toile de fond une menace angoissante et de grands enjeux sont là. D'ailleurs, pour renforcer cette atmosphère un peu étonnante, les auteurs n'hésitent jamais à distiller des scènes presque paisibles et d'assez nombreuses notes d'humour, la mention spéciale sur ce dernier point revenant à la mère du héros, adorable étourdie aux nombreuses bouilles rigolotes. Au-delà de ça, il faut quand même avouer que le scénario imaginé par Taniguchi a pour l'instant quelque chose d'assez bancal: les révélations sur l'état du monde laissent beaucoup de choses de côté, certains éléments pourraient sembler un peu illogiques en y réfléchissant plus en profondeur, et il y a des réactions un peu trop bizarres. Par exemple, Iori en met du temps pour commencer à flipper, et on peut se demander comment deux personnages ennemis qui étaient sur le point de quasiment s'entretuer se retrouvent à manger des gâteaux à la même table deux pages plus loin.

Servi par un dessin très standard mais également très soigné, expressif et porté par quelques bons angles de vue, Atrail s'offre un début à la fois un peu bancal et assez intrigant. Une chose est sûre: on se demande très facilement comment les choses vont se développer dans les 5 volumes suivants.

Doki-Doki livre une édition de qualité: papier souple, qualité d'impression honnête, présence de 4 pages couleur sur papier glacé, traduction fluide et vivante de Ryoko Akiyama.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






MN Actus
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