7 Ninjas d’Efu (les) Vol.4 - Actualité manga

7 Ninjas d’Efu (les) Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 19 Febuary 2020

Aux Ryukyu, le château de Tsukumo a été assiégé et pris par les troupes de Satsuma. Et alors que le chef des lieux, Takeru, pensait avoir trouvé une sorte d'ami en Gennosuke Inukai, voici que le cavalier des troupes de Hideyori Toyotomi retourne sa veste ! Mais pour quelle raison ? Voici Takeru fait prisonnier par les hommes du clan Shimazu sous le joug de Hideyori, et voué à être traité comme un chien et torturé jusqu'à ce que mort s'en suive. Est-ce vraiment ce que Gennosuke souhaitait ? Qu'adviendra-t-il des deux hommes ?

La réponse à cette dernière question n'est pas vraiment surprenante et, d'ailleurs, ne cherche pas franchement à l'être, dans la mesure où la réponse est donné dès le rabat de la jaquette au tout début. Mais le chemin pour arriver jusqu'à la naissance de Hyakki reste prenant, car Takayuki Yamaguchi, tout en continuant de revisiter certains éléments historiques à sa sauce, exploite très bien certains aspects: le caractère plutôt détestable car un peu fou de Hideyori, les raisons faisant que les guerriers de Satsuma sont considérés comme de véritables chiens enragés et des brutes, leur coutume où ils s'affrontent à mains nues pour arracher le foie d'une cible... Le mangaka ne fait une nouvelle fois clairement pas dans la dentelle, mais il le fait bien, l'aspect gore jouant souvent entre un côté très cru, une pointe d'exagération et un aspect très esthétique. Quant à la question du lien entre Gennosuke et Takeru, ses revirements sont un brin rapides, mais on en retire bien l'essentiel.

Voici donc de quoi bien débuter le tome pendant les 60 premières pages, avant que par la suite l'auteur ne brise un peu plus la routine menaçant parfois de s'installer dans la naissance de chacun des Onshin. Ici, on en verra bien un nouveau naître encore avec Hyôki, ce qui est l'occasion pour Yamaguchi d'aborder à sa sauce un autre aspect de l'époque via la place que la Chrétienté avait alors, tout en continuant de tirer brièvement parti de certains facteurs historiques (on pense ici à la personne de Teruzumi Akashi et au combat qu'il mena autrefois pour Toyotomi face à Ieyasu Tokugawa lors du siège d'Osaka). Mais plus encore, Yamaguchi choisit d'enrichir l'autre camp en y installant, en futur adversaire des "démons/morts-vivants", un nom extrêmement connu: Miyamoto Musashi en personne, dont l'auteur fait un véritable tigre à la puissance colossale, déterminé à graver son nom dans l'Histoire non pas pour le siècle mais pour le millénaire à venir ! C'est bien ce célèbre bretteur historique qui s'affiche sur la jaquette et qui occupe le plus gros des pages ici, et il est plutôt prenant de d'abord découvrir Hyôki et ses surprenantes techniques de mise à mort à travers le "camp" de celui-ci.

Yamaguchi continue doc ici d'installer ses personnages, tout en prenant soi de briser peu à peu la possible routine, notamment en installant dans l'autre camp des visages on ne peut plus prometteurs eux aussi. Ca se consolide petit à petit, et ça reste assez fascinant grâce au trait aussi brutal que riche et esthétique du mangaka. La principale condition pour profiter au mieux de tout ceci restant, une nouvelle fois, d'avoir les références historiques nécessaires, étant donné que les astérisques/notes de traduction restent quasiment absentes.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.75 20
Note de la rédaction






MN Actus
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