KAGEYAMA Hironobu - Actualité manga

KAGEYAMA Hironobu

Interview de l'auteur

Publiée le Dimanche, 02 October 2016

L’actualité Dragon Ball aura rarement été aussi riche que ces derniers mois. Outre la diffusion actuelle de Dragon Ball Super au Japon tandis que l’anime et son adaptation manga se font attendre en France, Namco Bandai est sur le point de sortir dans le monde le jeu-vidéo Dragon Ball Xenoverse 2, suite du premier épisode qui a rencontré un franc succès.

Pour célébrer cet événement, le producteur Masayuki Hirano nous gratifiait de sa présence à Japan Expo, mais un autre invité emblématique de la saga a aussi répondu présent : Hironobu Kageyama. Chanteur de JAM Project qui se produira prochainement à Paris, à l’occasion du Japan Music Party, l’artiste est aussi le principal interprète des génériques de Dragon Ball Z et a poussé la chansonnette sur plus d’une vingtaine de chansons, aussi bien pour la série télévisée que ses films, TV Spéciaux et jeux-vidéo. Le chanteur nous a fait le plaisir d’une rencontre durant laquelle il est revenu sur sa carrière ainsi que son expérience sur les musiques d’anime.


 
Manga-News: Bonjour Monsieur Kageyama, pouvez-vous d’abord nous parler de votre carrière musicale ?
Hironobu Kageyama: Bonjour, je suis Hironobu Kageyama. Je vais fêter mes quarante ans de carrière l’année prochaine, dont trente que j’ai passé sur les anison (abréviation d’anime song, chansons interprétées pour les séries d’animation japonaise, ndlr). C'est la troisième fois que je viens en France et la seconde fois à Paris.


Par rapport aux anison, vous avez participé à la création de JAM Project dans les années 2000. Pouvez-vous nous parler de ce groupe, de sa création ?
Le « JAM » de JAM Project signifie simplement « Japan Anime Makers ». Dans les années 2000, l’anison perdait ses lettres de noblesse parce que les génériques commençaient à faire la promotion des jeunes artistes. Ces génériques devenaient presque des slots publicitaires pour les artistes qu’on cherchait à lancer qu’autre chose. Ce n’était plus des anison. Avec mon grand maître Ichirô Mizuki, on ne voulait pas que les choses continuent ainsi, on tenait à redonner vie au genre de l’anison, afin qu’il perdure. On a créé JAM Project dans ce but.


 
Vous concernant, comment avez-vous découvert les anison ?
Au tout début de ma carrière, j’avais mon propre groupe de musique que j’ai dû stopper. C’était une époque de ma vie où je n’allais pas forcément bien. Un directeur m’a proposé de faire la musique d’un sentai, Changeman. En essayant, je me suis rendu compte que ça me correspondait beaucoup, j’appréciais le genre. Ça fait maintenant trente ans que je suis dans l’anison, ça a vraiment changé ma vie.
 
 
Dans les années 80-90, vous avez chanté pour de très grands anime comme Saint Seiya ou Dragon Ball Z. Plus que de simples anison, on peut dire que ce sont devenus de vrais mythes musicaux. Comment percevez-vous ce succès ?
C’est vrai qu’au tout début, cet engouement fut une énorme surprise. Je voyais de plus en plus de monde venir à mes concerts grâce à Dragon Ball Z et Saint Seiya… c’était étonnant. Bien-sûr, internet a permis aux chansons de se démocratiser dans le monde entier. La première fois que je suis parti chanter à l’étranger, c’était en Espagne, à Barcelone. J’étais surpris de voir le succès que j’avais là-bas, je ne m’y attendais pas du tout ! C’était un vrai bonheur. (rires)


Que ce soit les anison que vous chanté ou les chansons de JAM Project, il y a toujours une certaine énergie et un côté épique. Votre voix ne se perd pas après toutes ces années, avez-vous une technique ?
On ne peut pas dire qu’il y ait une technique. (rires)
C’est vrai que par les paroles, il y a déjà une certaine énergie, surtout dans les chansons d’anime de super-héros, c’est très important. Ne serait-ce qu’en live, on ne peut rester statique sur scène, il faut être comme une rockstar et croire en ces paroles ! J’essaie de rester dynamique malgré l’âge, pour ça je fais beaucoup d’entraînement sportif.


On ne vous entend plus sur Dragon Ball ces dernières années, Dragon Ball Z Kai et Dragon Ball Super ayant des génériques chantés par d’autres artistes. Peut-on espérer votre retour prochain ? Est-ce votre souhait ?
Ce genre de choix ne dépend malheureusement pas vraiment de moi. Si on me proposait un retour sur la série, bien-sûr que j’y réfléchirai. Dans ce genre de contexte, ça marche plutôt par maisons de disques. En ce moment, je suis chez le label Lantis pour lequel je donne toute mon énergie.



Vous avez énormément chanté d’anison, êtes-vous vous-même un fan d’animation japonaise ? Quelles seraient vos séries préférées ?
Me concernant, je lis beaucoup de mangas. J’adore le vélo, c’est pourquoi je lis Yowamushi Pedal. Je sais qu’en France, vous aimez aussi le cyclisme, c’est donc un titre que je vous conseille car il présente beaucoup de détails sur la pratique.


JAM Project va bientôt se produire en France à l’occasion du Japan Music Party, les 12 et 13 novembre prochains. Pouvez-vous nous parler de ce futur événement ?
C’est vrai qu’aujourd’hui, à part dans les conventions, il est difficile de voir des concerts d’anison à proprement parler. Nous, c’est ce qu’on veut faire. On va procéder petit à petit mais avec le Japan Music Party, c’est quand même deux jours de programmation à la Cigale. Le premier jour, je serai présent avec les membres de JAM Project mais pour chanter en solo, ainsi qu’avec un autre groupe du nom de Siroué que je vous invite à découvrir. Le dimanche, je serai là avec JAM Project mais en tant que groupe cette fois, ainsi qu’aux côtés du groupe Flow. Le principe sera celui de bands-battle. Il faut qu’on réussisse, on a envie que les gens viennent à ce concert car ce succès permettra aux anison de perdurer. On veut programmer de futures éditions et pas seulement en France, dans les autres pays d’Europe aussi. Venez nombreux, on vous attend !


Remerciements à Hironobu Kageyama et à son interprète.

MN Actus
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