Test du jeu Monster Hunter Tri sur Wii- Actus manga
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Jeux Video Test du jeu Monster Hunter Tri sur Wii


Lundi, 30 March 2015

Que ce soit sur portable ou console de salon, la série des Monster Hunter est un véritable phénomène au Japon. Après des débuts timides sur Playstation 2, la saga a aujourd'hui trouvé sa place dans le Panthéon des jeux vidéo les plus addictifs, jonglant entre difficulté et récréation. C'est le 23 avril 2010 que les joueurs avides d'aventure, dans son plus large sens, ont pur découvrir et s'attaquer à Monster Hunter Tri.




Préhistorique

Le soft s'établit dans un contexte surréaliste où les humains cohabitent tant bien que mal avec des monstres venus d'un autre temps : dinosaures, dragons et divers insectes sont légion et vous n'avez qu'un but, celui de les traquer. Une fois votre avatar créé, libre à vous d'explorer le monde petit à petit ou de suivre un tutoriel expliquant les rudiments – déjà complexes – du gameplay. Vous comprendrez très rapidement qu'on ne part pas à la chasse au dinosaure comme on pourrait dénicher un pokémon. Non, l'affrontement avec des bestiaux faisant dix fois votre taille nécessite un maximum de préparation. Les techniques de chasse sont nombreuses, devenant de plus en plus complexes au fur et à mesure que le héros gagne en puissance. L'optique étant de fabriquer de nouvelles pièces d'inventaire, en tuant, piochant, cueillant, pêchant... En bref : tout ce qu'il est possible de faire dans Monster Hunter Tri sert dans sa finalité, à améliorer votre équipement.




Coup d'épée dans l'eau

La jouabilité peut être paramétrée de deux façons : l'une avec le combo Nunchuk-Wiimote et l'autre avec la manette classique, également fournie dans l'édition Prestige du jeu. Avec la première solution, le titre se parcourt de façon agréable même si l'on peut se sentir perdu en naviguant dans les nombreux menus du jeu. Les fans des précédents opus s'y retrouveront, mais entre équipements, besace, notes et statuts de quête, il faudra être organisé pour s'y retrouver en un clin d'œil ! Bonne idée de la part des développeurs que celle d'avoir inséré quelques gadgets comme l'alternative de porter un coup d'épée en agitant la Wiimote ou encore de pointer un ennemi pour en obtenir les informations (lieu de vie, habitudes propres, etc.). Rassurez-vous, hormis cette dernière fonction, Monster Hunter Tri est parfaitement jouable sans devoir agiter le moindre ustensile : c'est pourquoi il est aussi possible d'utiliser une manette classique. Et là, le bilan est plus mitigé. S'il est clair que le gameplay gagne en ergonomie, la caméra gérée par la croix multi-directionnelle sur Wiimote (très limitée, offrant cinq axes verticaux) devient vite ingérable avec le second stick analogique du pad. Vous l'aurez compris, la rigidité de Monster Hunter Tri n'est plus à prouver : devoir switcher entre manette classique et Wiimote à chaque découverte d'une nouvelle espèce de monstre, fini par convaincre d'une chose... Il va falloir s'entraîner !


Monstrueusement beau

Avouée directement par Capcom, l'annulation de la monture Xbox 360 ne fut qu'une question de coût de développement. Cette initiative de rendre le jeu exclusif à la Wii est d'autant plus frustrante, car le résultat donne un des plus beaux jeux vus sur la plateforme nippone : impossible de ne pas imaginer une version HD sur la console de Microsoft. Mais il n'en sera rien ; on se consolera en admirant le spectacle mené d'une main de maître par les équipes en charge du design. Évidemment, les limites techniques de la machine continuent d'année en année à s'accentuer. Heureusement, rien ne nous empêche de contempler de sublimes paysages, entre autres chutes d'eau et vallées grandioses. Les monstres bénéficient, eux, d'une finition d'orfèvre, modélisés dans les moindres détails et plus vrais que nature, un grand moment que l'affrontement avec son premier vrai boss ! La bande-son est en demi-teinte, restant toujours dans le ton, avec justesse et accélérant le rythme au moment des rencontres clés entre l'homme et l'animal.




« Plus on est de fous, plus on meurt ! »

Sans faire durer le suspense, le mode en ligne est une véritable tuerie. Il est toujours possible d'inviter des connaissances grâce à sa liste d'amis ou bien choisir de partager une quête avec de parfaits inconnus. En toute logique, un clavier virtuel est présent ainsi que de nombreuses animations et autres goodies très nippons. L'échange d'objet et l'entraide tiennent une place prépondérante, les aventures pouvant être partagées jusqu'à quatre joueurs en simultané. Élaborations de stratégies, comparatifs et conseils avisés : plus encore qu'en solo, la sensation d'immersion dans la vie d'un chasseur, avec ses faiblesses d'homme, est totale. Les combats sont plus rythmés et on oublie vite ses premières tentatives de débutant, où tout le monde court dans tous les sens, occulte totalement la notion de préparation et finit par se faire terrasser par le premier semi-boss venu. Les objectifs sont des plus classiques (tuer tel ou tel monstre, récolte de minerai...) et divisés en niveaux de difficulté. Notons également l'interface de départ, laissant le choix au joueur d'entrer dans une partie de débutants ou de chasseurs plus confirmés. Une fois sa petite horde créée, le plaisir est omniprésent malgré un Wii Speak (accessoire vendu séparément ou fourni dans l'édition Prestige) complètement à la rue : échos et bruits parasites finissent par nous rabattre sur le clavier virtuel.


Sal*** de monstre tu va cre*** oui ?

Le plus gros défaut de ce Monster Hunter Tri n'en est pas vraiment un, mais laissera pourtant de nombreux joueurs sur le carreau : la difficulté. Si au début l'impression de maîtriser son avatar paraît évidente, les premières joutes plus « sérieuses » sont le théâtre de toutes les désillusions. On meurt, on galère (littéralement), on s'énerve : c'est le prix à payer pour devenir un maître dans l'art de la chasse. On croyait pouvoir s'attaquer à un petit dragon en lui tapant dans les pattes, on s'est trompé, on recommence. La gestion d'usure des différentes armes ou de la fatigue renforce d'autant plus la complexité du titre. Et c'est avec ce type d'expérience que l'on apprend à se forger un inventaire bien précis, avec pièges creusés dans le sable ou bombes étourdissantes. Tout dans Monster Hunter Tri est affaire de patience, et l'adage dictant de ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué est tout trouvé pour le petit dernier de la série. Que ce soit en ligne ou hors ligne, il faudra rester humble, reconnaître ses faiblesses pour ne pas partir à l'abattoir inutilement et ne surtout pas hésiter à demander des conseils auprès de joueurs aguerris.




Attrapez-les tous !

Monster Hunter Tri finit ce voyage semé d'embûches par sa nature même, celle qui nous pousse à aller toujours de l'avant : l'amélioration. Chaque monstre tué peut potentiellement prêter sa matière ou ses caractéristiques visuelles à une arme, armure ou à un casque. Les parties en ligne sont la parfaite illustration de cet esprit propre à la série de Capcom : les joueurs possédant par exemple une épée forgée à partir d'une victoire remportée face à un boss presque insurmontable font l'objet de l'admiration du reste de la communauté. Le jeu offre ainsi une reconnaissance, grâce à un monde gorgé d'objets et de monstres rares, qui pousse toujours à collectionner un maximum de butins pour fabriquer « son » propre héros. Au chapitre des nouveautés, la chasse en milieu subaquatique augmente considérablement le nombre de ressources à récolter et de lieux à découvrir.


Avé Lagiacrus

En conclusion, le soft offre une aventure hors du commun, un carrefour entre RPG et jeu d'aventure, empreint de mythes façon Zelda tout en gardant sa propre identité. On frissonne devant le nid vide d'un dragon, on se repose en observant des herbivores ayant trouvé refuge non loin du village des hommes. Humaine par l'instinct primaire de la chasse, animale par sa difficulté, l'expérience de Monster Hunter Tri est avant tout une affaire de découverte et d'apprentissage. Sa durée de vie aux limites de l'immortalité, sa beauté technique et son mode en ligne finissent par happer même le joueur le moins doué : à défaut de perdre en solo, on préférera chercher la solidarité d'une quête à plusieurs.

Pour son premier passage sur Wii, la licence gagne à la fois en maturité et en complexité. Un très grand Monster Hunter.




On a aimé :
La haute technicité
La durée de vie
Le mode en ligne

On a moins aimé :
La difficulté
Certaines rigidités de gameplay
Les débutants du mode online

19/20

Chroniqueur : Argod Argam




Comments

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On a moins aimé :
Les débutants du mode online

Vous n'êtes pas sérieux quand même ? Dois-je vous rappeler que vous êtes aussi passé par là ?

Online qui a d'ailleurs fermé le 30 Avril 2013...

Kazuma

De Kazuma [344], le 31 March 2015 à 21h39

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j'avais adoré un bon moment à s'éclater :D

esudesu

De esudesu, le 31 March 2015 à 01h40

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Un bon test d'un super jeu auquel j'aurais passé de long et bon moments même si c'était pas toujours la joie en online avec les autres joueurs^^'

Fenris

De Fenris [2751], le 30 March 2015 à 19h58

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J'y ai joué des heures & des heures à celui la

Dim12

De Dim12 [4587], le 30 March 2015 à 13h00

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