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Dvd Chronique Animé - Resident Evil Degeneration en Blu-Ray


Jeudi, 28 August 2014 - Source :Koiwai

Forte de son succès en jeux vidéo malgré des évolutions qui ne plaisent pas toujours à tous, la saga Resident Evil s'est vue déclinée en 2008 pour la première fois en un long-métrage en images de synthèse, proposant une histoire inédite se situant quelques années après les événements de Raccoon City.




Sorti des studios de Sony Pictures sous la houlette de Capcom, Resident Evil Degeneration a été confié à un novice au poste de réalisateur, Makoto Kamiya, qui a néanmoins pu s'entourer d'un staff assez expérimenté, dont au chara design Naoyuki Onda (chara designer des films de Berserk, de Gantz, de Parasite Dolls... bref, un bonhomme plutôt habitué aux travaux incluant des images de synthèse), ou au mecha design Takeshi Takakura (Suisei no Gargantia, Infinite Stratos, Captain Earth...).




Autant le dire d'emblée pour que vous puissiez éventuellement préparer les seaux de tomates pourries, cette modeste chronique est écrite par quelqu'un ne connaissant quasiment rien de la saga Resident Evil, hormis les tant décriés Resident Evil 5 et 6 (sur lesquels je me suis éclaté en coop'), et certains médiocres opus de la saga de films live de Paul W.S. Anderson (mais même si je suis inculte sur la saga vidéoludique, je sais quand même qu'il ne vaut mieux pas considérer ces... choses comme des films de Resident Evil). C'est donc un avis de néophyte que vous vous apprêtez à lire. Resident Evil Degeneration prend place 7 ans après les événements de Raccoon City... et si, comme moi, vous ne connaissez absolument pas les fameux événements, rassurez-vous : au début du film, un bref topo est fait pour avoir ce qu'il faut en main, afin d'apprécier au mieux le film sans être largué.




Signalons malgré tout que certains éléments du long-métrage risquent quand même de vous passer au-dessus, à commencer par le rôle de Curtis Miller, mais cela ne gêne que très peu. Alors que le virus T est censé avoir été éradiqué à grands coups d'ogive ayant laissé sur son passage une ville dévastée, les drames du passé sont sur le point de se répéter, quand Claire Redfield a la surprise de voir l'aéroport où elle se retrouve pris dans une attaque bio-terroriste. Une horde de zombies touchés par le virus ne tarde pas à faire irruption en semant la mort sur son passage, et pendant qu'un petit groupe de survivants se regroupe autour de la jeune femme, un agent des forces spéciales et appelé à la rescousse : Leon Kennedy, qui investit les lieux en compagnie de deux autres soldats du gouvernement : Angela Miller et Greg Glenn...




Se construisant autour d'un scénario basique et très prévisible, le film peut être divisé en deux parties. Le premier tiers se consacre au sauvetage des quelques survivants coincés dans l'aéroport et devant faire face aux zombies, et le résultat se fait un plaisir d'enfoncer toutes les portes ouvertes du genre. Pendant que la résistance s'organise pour sortir du bâtiment, les interrogations sont vite soulevées sur qui est à l'origine de ce nouveau drame, mais pas trop non plus, histoire de ne pas plomber un début qui se veut avant tout très mouvementé en nous immergeant aux côtés des survivants. Ces derniers regroupent à peu près tous les stéréotypes du genre : aux côtés de la jeune, gentille et vive Claire et du beau gosse ultra ténébreux Loen viennent graviter pléthore d'autres bons vieux clichés : un sénateur pourri jusqu'à la moelle, une gamine toute mimi à protéger à tout prix, une soldate qui en veut, mais reste parfois un peu trop naïve/expérimentée, un bon gros bourrin benêt qui n'écoute pas ce qu'on lui dit...




Avec une telle équipe, on sait d'emblée qu'il sera difficile de surprendre, et de ce fait, rien n'est là pour nous contredire sur ce point. Les petites "surprises" sont très attendues, les zombies débarquent toujours quand on s'y attend, et au final, rien ne suscitera l'effroi... Mais était-ce le but de la réalisation ? Sans doute pas, toute la première partie ressemblant surtout à un jeu de shoot... exactement à l'image des derniers jeux de la saga, avec ce qu'il faut de petits ralentis, de comptes à rebours, de petits passages en coop' où les personnages principaux (comprendre par là Leon, Claire et Angela... les autres ne faisant pas grand-chose) coopèrent. Et ces petits effets rappelant les jeux sont assez bien faits, plutôt prenants, et entretiennent le rythme, d'autant plus quand ils sont couplés à de bons petits effets de caméra (plans ratissés, zooms...).




Cette première partie terminée, nos héros doivent alors découvrir ce qui est à l'origine de cette nouvelle infection, et mettre fin à tout cela avant que ne dégénère. Direction, donc, un labo secret où de sombres expérimentations ont lieu, ce qui aboutit très vite sur un schéma similaire à la première partie. De nouveau l'action prime, nous sert une nouvelle fois une lutte en intérieur contre l'ennemi. Les petits éléments comme les comptes à rebours sont toujours là dès lors que le laboratoire menace d'être détruit, et la principale différence tient dans la nature de l'ennemi, les zombies cédant plutôt leur place à un bon gros monstre ayant un lien direct avec Angela. La jeune femme finit par voler la vedette à Claire qui glandouille un peu de son côté, et l'on suit avec un certain intérêt sa relation assez tragique avec la grosse bébête, ainsi que celle avec le beau Leon, ce dernier se faisant d'ailleurs un plaisir de se taper des poses de ténébreux tout en courant dans tous les sens.




Bref, c'est ultra basique, mais relativement efficace, et cela aurait sans doute été encore plus prenant si le lien d'Angela et Curtis avait été mieux mis en valeur, et si le combat contre le monstre ne durait pas si longtemps au point de lasser (il est mort ?... Ah ben non... Ah, cette foi ça y e... ah non, toujours pas...). Quant à la toute fin avec les dernières révélations, elle est sans surprise. Resident Evil Degeneration offre donc, comme on pouvait s'y attendre, un scénario qui tient sur un fil nylon, qui ne surprend en rien, et qui accumule les clichés autour de personnages assez inconsistants, le tout étant surtout un prétexte pour envoyer la sauce côté action. Cette action a parfois tendance à s'étirer, surtout dans le combat final (mais sans ça, le film aurait sûrement duré deux fois moins longtemps), et l'ambiance est un peu aux abonnés absents (surtout au niveau horrifique, où c'est le désert complet... Si vous êtes des nostalgiques des premiers jeux qui jouaient beaucoup plus sur l'ambiance horrifique que RE 5 ou 6, vous risquez d'être très déçus), mais le rythme assez soutenu et les quelques petites idées de mise en scène font qu'on ne s'ennuie quasiment jamais. Surtout, le film peut compter sur des images de synthèse globalement honnêtes : les fans seront sûrement ravis de voir la grande fidélité qui a été accordée à la modélisation des personnages des jeux (Leon en tête), et le rendu des mouvements est plutôt bon malgré quelques grosses baisses de régime par moments.




Les plus gros points faibles viennent plutôt, comme souvent sur ce type d'animation, des visages pas toujours très expressifs et parfois trop relâchés (certains plans rapprochés sont vraiment beaux, notamment avec un rendu de la peau franchement sympathique, alors que d'autres plus éloignés sont assez cheap), mais également de l'aspect un peu trop aseptisé des shoots de zombies (on ne ressent pas les impacts de balles, et le côté gore se limite à quelques flaques de sang pas très bien faites). Quant aux musiques, elles se veulent un peu trop grandiloquentes, s'appliquent à appuyer le rythme et l'action, mais ne sont guère marquantes. Il faut dire que Tetsuya Takahashi, le compositeur, est plutôt un habitué de ce genre de musique plutôt taillée pour les "blockbusters", puisqu'on lui doit aussi, entre autres, les musiques du dernier film d'Albator par Shinji Aramaki, de Halo Legends, ou d'Appleseed.




Au final, Resident Evil Degeneration est une série B faisant honnêtement son office sans jamais surprendre. Que l'on soit fan ou non de la saga de jeux Resident Evil, ce long-métrage a suffisamment d'atouts pour divertir sans mal le temps d'un visionnage, mais ne marquera certainement pas les esprits en profondeur. L'édition Blu-ray possède globalement une bonne qualité d'image et de son, et s'avère surtout assez riche du côté des bonus. Signalons au passage la bonne qualité du doublage français, les fausses notes étant rares (quelques cris manquant de conviction, et c'est tout).


Chroniqueur : Koiwai




Comments

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J'ai bien aimé le film, surtout Leon, meilleur personnage!

Bobmorlet

De Bobmorlet [4626], le 28 August 2014 à 19h26

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très bon film d'animation pour ma part et une joie de retrouver Leon :P

erotaku

De erotaku, le 28 August 2014 à 14h24

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