Interview - Brigitte Koyama Richard- Actus manga
actualité manga - news illustration

Manga Interview - Brigitte Koyama Richard

Mercredi, 24 Novembre 2010 à 10h48

A l'occasion de la sortie de son livre Animation japonaise: Du rouleau peint aux Pokemon, Brigitte Koyama-Richard a accepté de répondre à quelques unes de nos questions. Portrait d'une auteure passionnée par le Japon.
 


 
Manga-news: Pour commencer, pourriez-vous vous présenter en quelques mots?
Brigitte Koyama-Richard: Je suis passionnée par la culture et l’art japonais et j’enseigne dans une université de Tokyo ou je vis depuis de nombreuses années.


Après Mille ans de manga vous sortez cette année un ouvrage sur l’animation. Qu’est ce qui a motivé l'écriture de ce second ouvrage?
Ce livre me semblait être une nécessité et la suite logique de Mille ans de Manga. L’animation japonaise connaît un succès mondial, pourtant seule une infime partie en est aujourd’hui connue en Occident. Les hommes ont toujours désiré faire bouger les images. Je souhaitais donc faire un livre qui soit en même temps un panorama historique et visuel de l’histoire du dessin animé au Japon. Ceci n’avait jamais été fait, pas même au Japon. Je voulais aussi laisser la parole aux professionnels les plus renommés dans ce domaine.
 


 
Qu’est ce qui vous fait dire que l’animation japonaise a enfin trouvé ses lettres de noblesse ?
Souvent décriée en Occident dans les années 1980, le Japon est ensuite parvenu à diffuser des films d’animation d’une grande qualité artistique qui ont été primés dans de nombreux festivals à travers le monde.


Qu’est ce qui, selon vous, fait le succès de l’animation japonaise par rapport à l’animation des autres pays ?
Il y a de nombreuses raisons mais la principale n’est-elle pas cette culture fascinante que l’on entrevoit dans les films d’animation et qui donne l’envie à de nombreux jeunes, en France comme dans de nombreux pays, de se rendre au Japon et même d’apprendre la langue japonaise ?


Quels sont les films d’animation (tous pays confondus) qui vous ont marqués et pourquoi ?
Ils sont très nombreux mais je ne voudrais pas froisser les animateurs que j’ai rencontrés en n’en présentant qu’un seul !
Si je peux en citer trois, alors, je vous dirai, sans hésiter, parmi ceux que je présente dans mon livre : Métropolis de Rintaro pour la qualité de ses dessins, La Maison en petits cubes de Kato Kunio pour la fluidité du dessin et la poésie qui se dégage de cette oeuvre, et Dôjôji du regretté Kawamoto Kihachirô qui est une œuvre d’une beauté éblouissante.

   


Cet ouvrage retrace l’historique de l'animation, de ces balbutiements jusqu'à nos jours. Où avez vous été cherché toutes ces informations?
Je vais voir des expositions, de nombreux films, je lis beaucoup et j’aime écrire des livres qui soient vraiment nouveaux pour le lecteur. J’ai toujours souhaité, dans tous les livres que j’ai publiés jusqu’à ce jour, faire quelque chose de « neuf » qui fasse découvrir de nouveaux aspects de la culture de ce pays.


Vous avez aussi rencontré de nombreux acteurs de ce milieu. Comment se sont déroulées ces rencontres ?
Ce fut, à chaque fois, une magnifique aventure et cela s’est vraiment très bien passé, de même qu’avec les personnalités que j’avais rencontrées pour Mille ans de Manga. J’ai toujours un profond respect pour les personnes que je rencontre, je crois qu’elles le ressentent et qu’elles m’accordent leur confiance et acceptent de me parler avec une grande sincérité.


Laquelle a été la plus marquante et pourquoi ?
Toutes ces rencontres ont été formidables, pour vous donner un exemple, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois Monsieur Rintaro qui partage ma passion pour les estampes japonaises. Je garde aussi un merveilleux souvenir du grand maître de marionnettes, Monsieur Kawamoto Kihachirô qui était un homme érudit d’une infinie sensibilité et qui nous a malheureusement quitté cet été. A chacune de mes visites, entourée de ses merveilleuses marionnettes, j’ai passé des moments vraiment exceptionnels aux côtés de cet artiste toujours souriant et passionné par son art.
Pour moi, les relations humaine sont d’une très grande importance. Toutes ces personnes m’ont beaucoup apporté sur le plan humain et de la recherche. J’ai éprouvé beaucoup d’admiration pour ces grands professionnels qui, passionnés, ne comptent pas leurs heures de travail mais sont en quête d’une constante perfection.


Êtes-vous satisfaite du résultat final ou auriez-vous aimé reprendre ou rajouter d’autres pages ?
Lorsque je termine un manuscrit et que le livre est publié, j’espère avant tout que les lecteurs prendront du plaisir à le découvrir. Je pense aux futurs ouvrages que j’ai envie d’écrire.


Si ce n’est pas indiscret avez vous déjà un autre projet d’écriture en tête ?
Je publie également au Japon et je viens de diriger une publication de romans japonisants dont la seconde série paraîtra ce mois-ci. Mais j’ai encore mille autre projets dont j’espère pouvoir vous parler dès qu’ils seront publiés !
Qu’il s’agisse d’estampes japonaises, de mangas ou de dessins animés, tout cela est le fruit d’une seule et même fascinante culture que je souhaite faire connaître aux lecteurs occidentaux.
 
 
Remerciements à Brigitte Koyama-Richard et aux éditions Flammarion.

commentaires

Taritchi

De Taritchi [39], le 24 Novembre 2010 à 22h13

Si tôt ouvert, si tôt fermé

Un coup d'oeuil, sur le titre de l'image pour voir le pauvre travaille de traduction qui a ete fait

otak38

De otak38, le 24 Novembre 2010 à 20h17

2 ouvrages à avoir absolument ! oh que jaimerai avoir un livre francais sur le shin-hanga avec Kawase hasui, estampe japonaise du xx e siecle !!! ;o)

VOTRE AVIS



Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation