Manga - Volume
Pays des cerisiers (le)
- Type: Seinen
- Genre: Historique, Drame
- Collection: Made In
- Editeur VF: Kana
- Editeur VO: Futabasha
- 1er date parution vo: 2004
- Prépublication: N/C
- Date de publication: 21 Avril 2006
- Pays d'origine: Japon
- Nbr de volume(s): 1 (Terminé)
- Nbr de volume(s) vo: 1 (Terminé)
- Nombre de pages: 104
- Illustration: n&b
- Pour public averti: non
- Age conseillé: 14 ans
- Commercialisation: oui
- Code EAN: 9782871299288
- Prix public: 12.50 EUR
Note de la rédaction: 19/20
Note des lecteurs: 0 /20
Comment vivre normalement, comme une jeune fille, en ayant été témoin de tant d'horreur ? C'est sur cette interrogation que l'on ouvre “le Pays des Cerisiers”, récit poignant et lyrique sur la nécessité de se reconstruire et de s'apercevoir que la vie vaut quand même la peine d'être vécue...
Le pays des cerisiers est un recueil de trois histoires. Chaque récit peut être lu indépendamment des autres, mais malgré tout les trois restent liés.
Pour ne pas vous dévoiler trop d'éléments, j'ai choisi de vous parler uniquement de la première nouvelle, intitulée "La ville du Yûnagi".
Le Yûnagi est un terme japonais qui évoque un temps lourd, sans souffle, pesant et chaud.
Comme vous vous en doutez, au delà de la question climatique, il fait référence à ce jour fatidique du 06 du août 1945.
Fumiyo Kouno nous narre la vie de Minami Hirano, jeune fille d'une vingtaine d'années qui a survécu au terrible bombardement.
Par de multiples références, évidentes ou parfois plus implicites, l'auteur nous fait découvrir avec beaucoup de justesse le quotidien d'un peuple traumatisé, qui essaie de se remettre tant bien que mal de cet horrible évènement. Mais c'est parfois difficile, entre les problèmes de logement, de chômage, sans compter le désoeuvrement d'une certaine partie de la population qui n'arrive pas à se remettre....
Pourtant notre héroïne fait face. Elle travaille tout en aidant sa mère à la maison (si on peut appeler le lieu où elle vit maison). Mais Minami est assaillie par les souvenirs du bombardement, ce qui la rend incapable d'être totalement heureuse... Le sentiment de culpabilité qui la ronge semble trop lourd à porter, pour elle qui a survécu alors que tant d'autres sont morts.
C'est ainsi que nous découvrons le destin de cette jeune fille...
Les dessins, de prime abord simplistes, se révèlent particulièrement beaux et caractéristiques du style particulier de l'auteur. Ils servent et mettent en valeur la profondeur d'un récit qui s'attache à nous montrer le quotidien d'une survivante, sans jamais tomber dans une surenchère ou un excès de morale qui se reléverait particulièrement indigeste.
Une oeuvre que je conseille vivement à tous ceux qui; comme le dirait Monsieur Boilet; veulent "lire de la manga autrement".
Shinob
Enigme
D'où vient cette réplique ?
"Est ce que ma voix ne t'atteint plus non plus?"
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